Œuvrer en coulisses pour donner vie à Concordia
En tant qu’intendante des divers locaux de l’Université Concordia, notre équipe œuvre en coulisses et veille à ce que les salles de cours, les laboratoires, les résidences, les gymnases et les espaces communs soient en tout temps sûrs, fonctionnels et accueillants.
« Quand nos installations fonctionnent efficacement, la vie sur le campus est au beau fixe, déclare Marie-Claude Lavoie, vice-rectrice adjointe à la Gestion immobilière. Nous ne nous contentons pas d’entretenir les bâtiments; nous contribuons à mettre en place les conditions qui permettent à l’Université de prospérer au quotidien. »
Maintenir la continuité dans une nouvelle réalité financière
En 2024-2025, ce travail s’est poursuivi dans un nouveau contexte financier. En effet, en juillet 2024, le gouvernement a instauré des plafonds annuels pour le financement des infrastructures (Régime budgétaire d’investissement des universités – RBIU), entraînant une diminution des ressources financières à long terme destinées à l’entretien des bâtiments de Concordia. Étant distincts du budget de fonctionnement de l’Université, ces fonds ne peuvent pas être utilisés pour couvrir les dépenses courantes. L’équipe a donc modifié ses plans en suspendant certains projets, en en remaniant d’autres et en concentrant ses efforts sur l’entretien essentiel.
« En réalité, nos projets ne suivent pas un parcours linéaire, explique Marie-Claude Lavoie. Il est essentiel de faire preuve de souplesse, et grâce à des échanges soutenus avec le ministère de l’Enseignement supérieur, nous avons pu nous adapter à de nouveaux délais, tout en continuant à répondre aux besoins prioritaires de l’Université. »
À l’issue d’un dialogue entre le Service de gestion immobilière et le ministère de l’Enseignement supérieur, le plafond annuel des dépenses en immobilisations, initialement fixé à 29,8 millions de dollars, a été revu à la hausse et s’élève maintenant à 50,1 millions de dollars, ce qui permettra de mieux répondre aux besoins prioritaires en matière d’entretien. Concordia a également puisé 14,7 millions de dollars dans son fonds interne des immobilisations pour les trois prochaines années afin de garantir la poursuite sans interruption des projets essentiels. Ces fonds sont distincts du budget de fonctionnement et sont exclusivement destinés aux projets d’immobilisations.
« Notre travail passe inaperçu quand tout va bien, note Marie-Claude Lavoie. Mais la communauté s’en rend compte quand ce n’est pas le cas. Ces investissements permettent à l’Université de fonctionner de manière sûre et fiable. »
Adapter et améliorer les méthodes de travail
Malgré des budgets plus serrés, le Service de gestion immobilière a continué à perfectionner ses façons de faire. À la suite d’une analyse de la valeur menée dans le cadre du projet de rénovation des salles de cours du pavillon du Faubourg Sainte-Catherine, les flux de travail opérationnels ont été rationalisés, et des ateliers sur le modèle RACI (Responsable, Acteur, Consulté, Informé) ont permis de clarifier les rôles au sein des équipes.
« Nous améliorons nos méthodes de travail et nos processus opérationnels sur une base continue, et nous veillons à ce que chaque dollar et chaque effort soient directement consacrés à l’amélioration de la vie sur le campus sous toutes ses formes », poursuit Marie-Claude Lavoie.
Réduire la consommation énergétique et gérer les coûts
Soucieuse de réduire les coûts, l’équipe a continué à chercher des possibilités d’accroître l’efficacité énergétique, l’énergie, précise Marie-Claude Lavoie, représentant près de 20 % du budget de fonctionnement du Service de gestion immobilière.
L’équipe s’est concentrée sur l’optimisation opérationnelle, les technologies et les partenariats avec les services publics afin de réduire la consommation et les coûts. L’ajout de compteurs, l’adoption d’une nouvelle plateforme d’analyse et le lancement de projets de remise en service ciblés ont permis de réduire la consommation de gaz de 47 % au pavillon du Faubourg et de 20 % au pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels. La consommation d’électricité au campus Loyola a pour sa part diminué de 9 % grâce à une subvention d’Hydro-Québec.
« L’efficacité énergétique est une responsabilité environnementale, mais c’est aussi une judicieuse stratégie financière », remarque Marie-Claude Lavoie.
Faire avancer le projet PLAN/NET-ZÉRØ
Le projet PLAN/NET-ZÉRØ illustre bien le travail de longue haleine consistant à transformer des travaux de rénovation indispensables en un modèle d’innovation durable axé sur les besoins de la communauté. Réunissant des équipes opérationnelles, des chercheuses et chercheurs ainsi que des partenaires institutionnels, le projet examinera comment faire évoluer nos bâtiments vers la carboneutralité, tout en transformant les campus de Concordia en laboratoires vivants de recherche et d’innovation. En 2024-2025, les principales étapes préparatoires à la première phase de la rénovation énergétique en profondeur du pavillon Guy-De Maisonneuve ont été menées à bien. Les améliorations prévues comprennent la modernisation des systèmes mécaniques et électriques, l’amélioration des systèmes de ventilation, de chauffage et de climatisation ainsi qu’une meilleure gestion de l’eau. Ces mesures devraient permettre de réduire la consommation d’énergie de 50 % et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. On aménagera également des espaces plus sains et plus confortables dans le but d’obtenir la certification WELL – un système qui classe les bâtiments d’après la santé et le bien-être des personnes qui les occupent.
« Ce projet va au-delà de l’économie d’énergie, souligne Marie-Claude Lavoie. Il s’agit de créer des espaces propices à l’apprentissage, à la recherche, au bien-être et à la productivité, tout en aidant Concordia à progresser vers la carboneutralité. »
Entreprendre des projets qui changent les choses
Au cours de l’année écoulée, le service de gestion immobilière a fait preuve d’un engagement exceptionnel, menant à bien 26 projets allant de travaux d’entretien essentiels qui avaient été reportés à des rénovations stratégiques qui soutiennent directement la mission de l’Université et favorisent la vitalité à long terme du campus.
Par exemple, afin de répondre aux besoins croissants de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody, les troisième et huitième étages du pavillon ER ont été transformés en espaces modernes et modulables, spécialement conçus pour les domaines émergents tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et l’apprentissage automatique. Ces aménagements constituent désormais des espaces collaboratifs de grande qualité, mieux adaptés aux petits groupes de recherche et aux pédagogies innovantes.
La sécurité, l’accessibilité et la conformité à la réglementation sont demeurées pour nous des priorités essentielles. Les travaux de construction du nouvel escalier hybride intérieur-extérieur du pavillon Hall ont progressé. Il s’agit d’un projet essentiel qui accroîtra la capacité d’évacuation et l’accessibilité du bâtiment, permettra d’atteindre des objectifs de durabilité et intégrera des éléments de conception autochtones. Parallèlement à ces travaux, les toilettes du pavillon Hall ont été rénovées et constituent dorénavant des installations non genrées, durables et écoresponsables. Les étages du stationnement du pavillon J.-W.-McConnell ont également fait l’objet d’urgents travaux de réfection structurelle, accompagnés du remplacement des systèmes mécaniques et électriques vieillissants, afin de renforcer la structure à long terme.
Enfin, d’importants travaux de rénovation du gymnase du complexe sportif et récréatif ont permis de résoudre des problèmes de longue date liés à la régulation de la température, à la qualité de l’air, à l’éclairage et à la détérioration du matériel. La remise à neuf de cet espace a été achevée juste à temps pour le début de la nouvelle saison de basket-ball.
L’innovation et la préservation du patrimoine ont également figuré en tête de nos priorités. La restauration du pavillon Toronto-Dominion de Concordia, vieux de 121 ans, a valu le Prix national du mérite à l’équipe chargée des travaux, qui a su préserver un monument historique tout en garantissant qu’elle soit entièrement adaptée aux besoins d’une université moderne.
Dans le cadre de tous ces projets, les travaux d’entretien qui jusque-là reportés ont fait l’objet d’une attention spéciale : des interventions et des projets ciblés ont été entrepris afin d’effectuer les réparations et les remises en état indispensables à l’amélioration de la sécurité, de la fiabilité et de la performance globale des bâtiments. Ces travaux, qui ont permis de répondre à des besoins de longue date, ne pouvaient plus être remis à plus tard sans risquer de perturber les activités quotidiennes.
« Chaque mise à niveau, chaque réparation, chaque amélioration, quelle qu’en soit l’ampleur, a des répercussions sur la vie quotidienne de la communauté de Concordia, conclut Marie-Claude Lavoie. Notre travail ne se limite pas aux infrastructures. Il s’agit de permettre à Concordia de s’épanouir, de soutenir les personnes qui lui donnent vie et de faire du campus un milieu qui réponde véritablement aux besoins de notre communauté. »