Prix et distinctions
Grand·e Concordien·ne Alumni Award for Excellence in Teaching
Grand·e Concordien·ne Alumni Award for Excellence in Teaching
Ce profil a été publié en 2014 à l'occasion du 40e anniversaire de Concordia.
Le père Marc Gervais (B.A. 1950) se rend pour la première fois en France au milieu des années 1960 afin d’y accomplir son « troisième an » jésuite. Il séjourne sur la Côte d’Azur et assiste à son premier Festival de Cannes. Originaire de Sherbrooke, il a développé une passion pour les images en mouvement grâce à sa grand-mère qui l’emmenait souvent au cinéma.
Au fil des ans, le père Marc Gervais devient une figure incontournable du Festival de Cannes, acquérant une notoriété en tant qu’érudit du cinéma. Il entre au programme des arts de la communication du Loyola College en 1967, où il enseigne les études cinématographiques à des élèves enthousiastes, dont beaucoup deviendront des scénaristes et des réalisateurs accomplis.
Auteur d’ouvrages de référence sur Pier Paolo Pasolini et Ingmar Bergman, le père Marc Gervais a été membre du jury de plusieurs festivals internationaux de cinéma (Cannes, Oxford et Venise); il a également été commissaire au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, et a agi à titre de consultant dans le cadre de nombreux films, dont Robe noire (1991) et La Mission (1986).
Le père Marc Gervais s’exprime au nom du Loyola Institute for Studies in International Peace.
En 1996, le père Marc Gervais confie au Winnipeg Free Press qu’il a failli décrocher un rôle aux côtés de Robert De Niro dans La Mission. « Pendant environ trois mois, [les producteurs] se sont demandé s’ils allaient me choisir ou faire appel à un acteur établi. Hélas, ils ont choisi Jeremy Irons, qui a été formidable dans ce rôle. »
En 2000, le père Marc Gervais reçoit le Prix de la critique du Festival de Cannes pour ses quelque 40 années de contributions. Cette plaque massive était « en quelque sorte une façon de me remercier d’être resté aussi longtemps », déclare-t-il à la CBC.
Dans les premières pages de son ouvrage Ingmar Bergman: Magician and Prophet (1999), le père Marc Gervais exprime sa reconnaissance aux générations d’étudiants de l’Université Concordia grâce à qui tout a été « si marquant, important et amusant ».
Adam Gollner (B.A. 2004) se souvient de l’érudit jésuite du cinéma : « Pour lui, l’art servait avant tout à nous connecter à l’invisible. Regarder un film représentait la plus grande forme de prière. »
Le Grand Concordien parle d’art, mais il discute aussi de la culture de la paix au sein du Loyola Jesuit Institute for Studies in International Peace, qu’il a contribué à créer en 1988.
Il prend sa retraite en 2003 et passe ses derniers jours à l’infirmerie jésuite de Pickering, en Ontario. Dans The Book of Immortality, Adam Gollner cite certaines des dernières réflexions de son ancien professeur à propos d’une vie consacrée au travail : « Nos épreuves donnent un sens à notre existence. Le sacrifice engendre la force de vie; par un mystérieux processus, les deux éléments s’alimentent l’un l’autre. »
Le père Marc Gervais est décédé le 25 mars 2012 à Pickering, en Ontario, à l’âge de 82 ans.
« J’étais résolu à me spécialiser en cinéma tout en étant un prêtre jésuite », déclarait le père Marc Gervais.
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