Prix et distinctions
Grand·e Concordien·ne
Ce profil a été publié en 2014 à l'occasion du 40e anniversaire de Concordia.
Membre de la Première Nation de Kahnawá:ke, communauté Kanien'kehá:ka située au sud-ouest de Montréal, Calandra Karihwiióstha Montour obtient en 2012 un diplôme de premier cycle en études de l’enfant avec spécialisation dans les enfants ayant des besoins particuliers ainsi qu’une mineure en anthropologie.
Désireuse d’en savoir davantage sur les autres cultures autochtones et passionnée par le travail au sein des communautés de diverses régions du monde, elle prend part à la construction de nouvelles infrastructures, s’implique dans l’éducation des enfants et participe à des projets écologiques à titre bénévole.
Calandra Karihwiióstha Montour fait du bénévolat en Équateur (2010) et en Afrique du Sud (2012) dans le cadre de Volunteer Eco Students Abroad, un programme jeunesse d’une durée de 15 jours qui propose aux participantes et participants des circuits écologiques dans des communautés autochtones. Les personnes participantes aident les communautés à s’améliorer dans des domaines aussi divers que les infrastructures durables, l’éducation, les pratiques sanitaires et l’approvisionnement en eau.
Elle travaille également à l’entretien des enclos pour animaux dans des sanctuaires fauniques. En 2013, elle se rend au Nicaragua à titre de bénévole avec l’organisme Growth International Volunteer Excursions.
Calandra Montour reçoit une bourse de 1 000 $ de la Caisse populaire Desjardins Kahnawá:ke, en 2011. | Photo : KahnawakeNews.com.
Calandra Montour (à l’extrême droite) en compagnie d’autres bénévoles à la réserve faunique Sondzela, au Swaziland. | Photo : Calandra Montour.
En 2011, elle compte parmi les cinq étudiantes de la province à recevoir une bourse de 1 000 $ de la Caisse populaire Desjardins Kahnawá:ke. Cette même année, elle figure sur la liste d’honneur du doyen de l’Université Concordia, puis obtient son diplôme avec distinction en 2012.
Calandra Karihwiióstha Montour poursuit ses études au centre Ratiwennahní:rats Raotitióhkwa, qui offre un programme de deux ans permettant aux étudiantes et étudiants d’acquérir une maîtrise de la langue maternelle (kanien'kéha) de la communauté.
« J’ai hâte de parler kanien'kéha avec les aînés et de les mettre en confiance », confie-t-elle.
Son expertise en matière de besoins particuliers et sa connaissance de la langue traditionnelle lui seront très utiles pour se forger un avenir dans le domaine des soins aux personnes aînées. Actuellement inscrite à un programme de formation professionnelle en assistance médicale, elle envisage une carrière en soins infirmiers.
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