Dr. Lorraine O’Donnell

Dr. Lorraine O’Donnell

Attachée de recherche, QUESCREN
Professeure adjointe affiliée, École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia

Rôle au sein du QUESCREN

Je donne aux gens des occasions de mener des recherches sur le Québec d’expression anglaise et d’en entendre parler, notamment par des publications et des colloques, et j’aide à la diffusion d’information grâce à notre bulletin et autres outils en ligne. Par ailleurs, je travaille à mes propres projets de recherche et je prends part à des projets dirigés par d’autres.

Quand en êtes-vous venue à vous impliquer dans le QUESCREN?

En 2008, une année avant son lancement.

Objet des recherches 

Bien que j’aie effectué des recherches sur des sujets comme les aînés et l’immigration, mon domaine est celui de l’histoire, et plus particulièrement l’histoire des femmes et le Québec d’expression anglaise. Une activité historique que je trouve très enrichissante est la préparation d’expositions coorganisées par les groupes communautaires. J’ai par exemple travaillé sur Héroïsme au féminin. Organisée en partenariat avec le Réseau du patrimoine anglophone du Québec, cette exposition se fondait sur des entrevues réalisées avec des femmes de la région montréalaise au sujet du travail ménager non rémunéré que leurs mères et elles effectuaient pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre autres tâches, elles plantaient des jardins de la Victoire sur leur terrain!

Une autre de mes activités préférées s’appelait Irlandais O’Québec. Pour ce projet du Musée McCord, j’ai eu la chance en tant que conservatrice de passer au peigne fin les archives et les réserves du musée, de rencontrer une foule de membres de la communauté chez eux, et de trouver des objets évocateurs à présenter dans l’exposition. La St. Patrick’s Society of Montreal et la Irish Protestant Benevolent Society étaient partenaires de l’exposition.

Activités en dehors du QUESCREN

Je me suis récemment jointe à Siamsa, un chœur traditionnel irlandais.

À vos yeux, en quoi consiste la vitalité des communautés?

C’est le contraire de la vulnérabilité, à savoir, la force, les capacités, la connaissance de soi, l’expression culturelle et la stabilité économique.

Décrivez une façon dont vous avez remarqué que le QUESCREN favorise la vitalité de la communauté québécoise d’expression anglaise?

La Table d’éducation interordres (ILET) est un projet qui rassemble des intervenants du secteur de l’enseignement en anglais. Lors de nos réunions et de notre forum de 2018, j’ai vu à quel point des gens très engagés du milieu de l’éducation peuvent unir leurs forces pour formuler des idées novatrices en vue de sensibiliser les jeunes et l’ensemble de la population à des défis tels que la vulnérabilité, les communautés isolées et les restrictions légales.

Quelle est une des activités les plus mémorables auxquelles vous avez pris part avec le QUESCREN?

Lors de notre forum sur l’éducation et la vitalité des communautés, les participants ont demandé au chercheur gallois Colin Williams, qui milite pour l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes au pays de Galles, s’il voulait bien chanter, et il a accepté. Tout le monde a adoré son interprétation, et cette expérience a illustré à quoi tient au fond la vitalité d’une communauté : la conservation de la culture et l’expression d’une fierté qui rassemble les gens et les fait avancer.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement impressionnée durant vos recherches ou votre travail avec le QUESCREN?

L’ouverture de certains Autochtones d’expression anglaise à l’idée d’entretenir des échanges avec le QUESCREN et de participer à nos activités. Les possibilités de collaboration sont emballantes, surtout au vu de l’histoire complexe de la colonisation, et j’ai bien hâte de voir comment ces échanges évoluent.

Par ailleurs, je suis sans cesse inspirée par le dévouement avec lequel les groupes communautaires aident leurs populations et contribuent aux recherches et à la mobilisation du savoir. Je pense aux groupes avec lesquels nous travaillons depuis des années, comme le Quebec Community Groups Network, le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est, le Centre des organismes communautaires, l’Association des Townshippers, Voice of English-speaking Quebec et le Conseil pour les anglophones madelinots, entre autres.

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