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Thème 2.2 Outils pédagogiques sociaux pour promouvoir la littératie numérique critique


Photo by thestandingdesk on Unsplash

Les projets de recherche menés sous ce thème privilégient l’adoption des principes de la pédagogie sociale pour donner lieu à des interventions pédagogiques curriculaires et publiques qui promeuvent la réflexion critique, les occasions de participer aux dialogues pluralistes et la sensibilisation à l’importance de la littératie médiatique dans la société contemporaine.

Projets

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Réseaux d’apprentissage visuel numérique

En collaboration avec Juan Carlos Castro, les recherches de David Pariser sur le projet DVLN visent à transcender la réputation négative qu’ont parfois les technologies numériques en classe. Le projet DVLN étudie comment les jeunes utilisent les moyens de communication et les réseaux sociaux pour produire des œuvres artistiques et comment ces pratiques peuvent devenir des mécanismes de facilitation dans les cours d’art. Cette recherche tente d’accroître l’aisance du personnel enseignant à adopter les technologies numériques dans plusieurs contextes, dont les cours d’art, et à accorder une plus grande importance à l’utilisation de ces technologies dans le cadre d’activités créatives.

Chercheur David Pariser

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Directrice et fondatrice du Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent (RPC-PREV, financé par Sécurité publique Canada)

Ce réseau qui s’appuie sur l’utilisation de données probantes vise à contrer la radicalisation violente au Canada en recommandant et en soulignant les pratiques efficaces propres à divers domaines ainsi qu’en créant une communauté de spécialistes provenant de champs d’expertise pratique variés. Pour ce faire, il procède à des examens systématiques qui incluent le recensement des services disponibles au Canada afin de déterminer quelles pratiques sont efficaces et pourquoi. Il s’occupe également de l’organisation de projets et d’événements qui renforcent les liens entre les membres de communautés de pratique de tous les horizons (par exemple, travail communautaire, enseignement, travail social, forces de l’ordre, etc.). Ainsi, l’éducation est au cœur de sa mission qui est définie par un objectif de développement personnel et professionnel continu pour toutes les personnes travaillant de manière pratique à prévenir la radicalisation et qui se fonde sur leur expérience et la recherche.

Cette formation ne se limite pas aux groupes de pratiques, car le RPC-PREV génère aussi du contenu accessible tel que des vidéos, des affiches et des infolettres à l’intention du grand public. L’équipe du RPC-PREV collabore également avec des membres de la communauté étudiante qui ne sont pas encore sur le terrain afin de les mettre en contact avec différentes personnes issues des domaines de la recherche, de la pratique et de la politique pour les aider à développer et partager leurs propres idées. De plus, les outils et les connaissances de terrain que Ghayda Hassan développe et organise par le biais de ce réseau s’ajoutent en tant que contributions à la chaire UNESCO-PREV, dont elle est cotitulaire avec Vivek Venkatesh, David Morin et Marie-Ève Carignan, aussi membres du CEAP.

Chercheure Ghayda Hassan

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Paysage de la haine et Paysage de l’espoir

Annabelle Brault participe aux projets Paysage de la haine/Paysage de l’espoir, créés par Vivek Venkatesh et Owen Chapman, respectivement directeur et membre du CEAP. En tant qu’artiste et musicothérapeute, elle utilise son expertise pour concevoir des interventions et toujours veiller à ce que les personnes qui y participent se sentent en sécurité dans des situations qui les feraient ressentir de la vulnérabilité. En 2019, Annabelle Brault a animé une table ronde sur le profilage racial et social dans le cadre d’un événement du projet Paysage de l’espoir. Pour cet événement, plusieurs spécialistes en intervention communautaire, dont des artistes, ont partagé leurs expériences. Cela a renforcé la conviction de Mme Brault que les artistes peuvent contribuer de manière importante à la dénonciation et à la recherche de solutions à certains des problèmes les plus graves de la société. Elle a ensuite organisé un panel pour la conférence annuelle de l’Association canadienne de musicothérapie sur le pouvoir des dialogues artistiques pluralistes contre la discrimination systémique.

Chercheure Annabelle Brault

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Selfie Orchestra

Selfie Orchestra est un projet d’art audio mobile qui utilise des téléphones cellulaires pour faire une collecte de sons et d’autres types de données à partir d’un lieu. Les données deviennent ensuite des paramètres qui permettent de modifier la musique, un peu comme si l’on tournait un bouton sur un clavier, et un logiciel est utilisé pour créer un avatar visuel pour les personnes qui participent. Ce projet se concentre sur l’agentivité et sur la manière dont ce que nous choisissons d’écouter influence notre interprétation de nos propres vies. En collaboration avec Peter Sinclair, Owen Chapman espère bientôt relancer ce projet qui a été suspendu en raison de la pandémie de COVID-19. Pour en savoir plus, il est possible de consulter l’article On Listening as Analysis : The Selfie Orchestra Project. Celui-ci s’appuie sur la littérature antérieure dans le domaine des études sonores, en articulant une conception des pratiques d’écoute attentive comme formes d’analyse. Chapman y explore les racines étymologiques du terme « analyse », qu’il considère comme un type de relâchement ou de libération d’associations, au lieu d’une décomposition des phénomènes complexes en leurs parties.

Chapman utilise l’échantillonnage musical pour étudier de nouvelles façons de réfléchir et de communiquer à propos de questions complexes. Ses projets encouragent les programmes participatifs de construction de sens en éducation et les dialogues non linéaires. Pour Chapman, l’exploration des médias est un outil qui donne accès à des expériences vécues nuancées parfois difficiles à articuler directement.Chapman uses musical sampling to explore alternative ways of thinking through and communicating complex issues. His projects encourage participatory educational meaning-making and promote nonlinear dialogues. To Chapman, media exploration is a tool to access nuanced lived experiences that can be difficult to articulate directly.

ResearcherOwen Chapman

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Polarisation sociale pendant l'« infodémie » COVID-19

Ce projet, financé par le Programme de contributions en matière de citoyenneté numérique de Patrimoine canadien, vise à explorer les façons dont la désinformation et les croyances conspirationnistes en ligne ont évolué depuis le début de la pandémie du COVID-19. Pour ce faire, Miconi et son équipe ont lancé ce projet de recherche longitudinal qui étudie l'évolution de la désinformation liée au COVID-19 et son lien avec le temps passé en ligne et les expériences en ligne, la détresse psychologique et le soutien à la radicalisation violente sur une période de six mois. Ce projet alimentera les futurs programmes de prévention visant à combattre la désinformation et la légitimation de la violence qui y est associée, ce qui contribuera à rendre le monde post-pandémique plus sûr et plus démocratique.

Chercheure Diana Miconi

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Étude sur les outils de prévention de la radicalisation dans la francosphère

Ce projet, encadré par l’aile FrancoPREV de la Chaire UNESCO-PREV, a pour objectif d’étudier le statut des outils de prévention de la radicalisation dans différents pays francophones (Canada, Belgique, Tunisie, Maroc, Cameroun, Mauritanie, Niger et Togo) ainsi que les enjeux qui leur sont reliés. Cette étude cherche également à identifier les pratiques prometteuses et les leçons apprises sur le terrain de même qu’à présenter des conclusions et des pistes d’action permettant d’établir des recommandations définitives et communes pour améliorer ces outils.

Chercheur David Morin

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Expressions de colère et d’espoir chez les jeunes adultes

Ce projet, qui n’en est encore qu’à ses débuts, consiste en un vaste programme de partenariat du CRSH mené dans plusieurs villes du Canada et d’Europe. L’objectif est de développer un large éventail de co-créations — des journaux aux émissions de radio, en passant par la musique hip-hop et les médias sociaux — avec de jeunes adultes de 18 à 25 ans pour les aider à exprimer leur manière de vivre et à conceptualiser leurs sentiments de colère et d’espoir. Ce projet comprendra des collaborations avec des artistes multidisciplinaires, dont plusieurs utilisent la musique, des journalistes et des gens qui œuvrent dans les médias, ainsi que des membres de la communauté étudiante. Bien que l’expertise d’Abdelwahed Mekki-Berrada implique qu’un élément central du projet sera d’explorer l’islamophobie, il ne s’y limitera pas. Il cherchera ainsi à aborder les expériences de colère et d’espoir des jeunes dans toute leur complexité, favorisant en même temps le développement de leurs compétences médiatiques critiques.

ChercheurAbdelwahed Mekki-Berrada

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