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Une diplômée de Concordia fait rayonner les voix francophones en Ontario

Rita Kotzia, diplômée en communication et journalisme, a bâti une carrière médiatique pancanadienne grâce au récit bilingue
January 12, 2026
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Une femme souriante aux cheveux mi-longs clairs, vêtue d'une veste de costume sombre, sur fond gris. « Aujourd’hui, ma motivation repose sur la conviction profonde que la culture et la créativité sont des outils puissants pour préserver, célébrer et maintenir la vitalité de la langue pour les générations à venir, » explique Rita Kotzia, BA 96, MA 04.

Des salles de nouvelles montréalaises aux plateaux de documentaires torontois, Rita Kotzia, BA 96, MA 04, a bâti une carrière marquée par la polyvalence, une curiosité culturelle affirmée et un profond attachement à la langue. Diplômée des programmes de journalisme et de communications de Concordia, elle a travaillé au sein de grands réseaux, produit des contenus courts et longs, et contribué à façonner des ressources éducatives pour les publics francophones. Aujourd’hui, elle continue de promouvoir la langue française à travers les médias, l’éducation et la vie familiale, démontrant comment la langue peut façonner un parcours bien au-delà de la salle de classe. 

Pouvez-vous nous raconter les grandes étapes de votre parcours académique et professionnel? 

Rita Kotzia: Après avoir obtenu mon diplôme de Concordia, un stage à CTV News a lancé ma carrière en télévision et a mené aux salles de nouvelles de CTV Montréal et de Global Television, où j’ai couvert de tout : actualités de dernière heure, reportages de fond, ainsi que les élections fédérales et provinciales à titre de spécialiste. J’ai ensuite commencé à produire et à travailler chez Fair-Play Productions avant de déménager à Toronto pour me consacrer à la production de documentaires et de séries, tant en formats longs que courts. La maîtrise du français m’a ouvert encore plus de portes, notamment auprès de réseaux où je pouvais produire et mener des entrevues dans les deux langues officielles. Cela m’a finalement menée au développement et à la production de contenus en français pour TFO (Télévision française de l'Ontario).   

En quoi vos études à Concordia ont-elles contribué à renforcer votre engagement envers la francophonie?  

RK: Être née et avoir grandi au Québec signifiait que l’importance de parler français — et de plonger dans la musique et la culture francophones — allait de soi. Mais c’est durant mes études en journalisme à Concordia que mon engagement envers la Francophonie s’est réellement solidifié. Couvrir un large éventail de conférences de presse pour mes travaux de cours m’a poussée à utiliser mon français à un niveau plus avancé, que ce soit pour décoder des innovations médicales ou analyser des plateformes politiques complexes.

J’ai un jour couvert le lancement d’un CD enregistré par des personnes incarcérées, qui chantaient en français et en anglais. Cette expérience a mis en lumière la richesse culturelle et la diversité de l’expression francophone, et elle m’est restée en mémoire.

Ces moments ont non seulement renforcé ma passion pour la langue française, mais ont aussi façonné la manière dont je l’utilise aujourd’hui — avec curiosité, respect et le désir sincère de faire rayonner les voix francophones.

Comment une université anglophone peut-elle, selon vous, soutenir et nourrir les parcours professionnels ancrés dans la francophonie?

RK: Pendant mon passage à Concordia, j’ai pu constater concrètement comment une université anglophone peut soutenir des carrières ancrées dans le monde francophone. De nombreux travaux et projets pouvaient être remis en français ou en anglais, et la majorité des professeurs étaient bilingues, ce qui rendait la transition entre les deux langues naturelle et fluide.  

Je crois que le fait de maintenir cette flexibilité linguistique — en plus d’offrir des stages dans des milieux francophones et de s’appuyer sur un corps professoral issu de divers horizons francophones — peut renforcer encore davantage le lien des étudiants avec le monde professionnel francophone. 

Qu’est-ce qui vous motive aujourd’hui dans votre travail de promotion de la langue et de la culture françaises? 

RK: Déménager à Toronto m’a fait prendre encore plus conscience de l’importance de promouvoir activement la langue et la culture françaises. J’ai apporté cette perspective dans chacun des rôles que j’ai occupés, que ce soit en information ou en production de formats longs. Lorsque je suis devenue parent, il m’a semblé essentiel que mes enfants grandissent eux aussi en apprenant et en vivant en français, ce qui explique pourquoi ils sont en immersion française depuis leur jeune âge.  

Un moment particulièrement marquant pour moi a été l’occasion de développer un curriculum de français en ligne pour des conseils scolaires — une véritable expérience d’accomplissement qui a réuni mes valeurs personnelles et mon travail professionnel. Ce parcours m’a ensuite amenée à créer du contenu court destiné aux adolescents, une période de la vie où le français peut parfois perdre de son attrait dans un environnement majoritairement anglophone.  

Aujourd’hui, ma motivation repose sur la conviction profonde que la culture et la créativité sont des outils puissants pour préserver, célébrer et maintenir la vitalité de la langue pour les générations à venir.   

Quel conseil donneriez-vous à nos étudiantes et étudiants — francophones, anglophones ou allophones — qui veulent bâtir un parcours international ou bilingue? 

RK: Mon conseil serait de vous immerger pleinement dans les langues que vous souhaitez maîtriser — de les vivre, et pas seulement de les apprendre. Cherchez des environnements où ces langues sont parlées tant en contexte majoritaire qu’en contexte minoritaire; chaque situation révèle quelque chose d’unique et de précieux sur la façon dont la culture et la créativité s’expriment.  

Dans mes propres voyages, le fait de pouvoir m’appuyer sur les trois langues que je parle m’a permis de créer des liens significatifs avec les gens, que ce soit dans de petites interactions quotidiennes ou dans des contextes professionnels plus complexes. Adopter le bilinguisme ou le multilinguisme ouvre des portes, élargit votre perspective et vous donne la confiance nécessaire pour bâtir une carrière n’importe où dans le monde. 

Que représente Concordia pour vous aujourd’hui? 

RK: Concordia représente pour moi l’endroit où j’ai appris pour la première fois à naviguer professionnellement en français et en anglais. C’est là que j’ai gagné en confiance, trouvé ma voix et découvert à quel point je valorise le récit et l’expression culturelle. Aujourd’hui encore, Concordia incarne l’ouverture, la créativité et la conviction que le bilinguisme est une force — des valeurs qui continuent de guider mon travail.

 

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