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FAITS SAILLANTS DE 2022

Deux membres de la communauté de Concordia reçoivent près de 5 M$ pour la recherche en sciences humaines et sociales

Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) a remis des subventions de partenariat à deux professeures de la Faculté des arts et des sciences. Chaque subvention totalise environ 2,5 millions de dollars sur sept ans.

Erica Lehrer, professeure d’histoire, est anthropologue socioculturelle de même que conservatrice et directrice fondatrice du laboratoire de conservation et de recherche engagée. Elle est la chercheuse principale du projet « Thinking Through the Museum: A Partnership Approach to Curating Difficult Knowledge in Public », qui réunit des universitaires, des spécialistes de la pratique muséale ainsi que des représentants de la communauté pour étudier des préoccupations grandissantes, comme le manque de diversité dans le personnel et la structure de gouvernance des musées, et y réagir de manière créative.

Kim Sawchuk est professeure de communication. Son projet, « Ageing + Communication + Technologies (ACT): Experiencing a Digital World in Later Life », étudie la transformation des expériences du vieillissement dans le contexte d’une multiplication de nouvelles formes de communication médiatisée dans les sociétés réseautées. La nouvelle subvention de la professeure Sawchuk vise le projet « Aging in Data », qui permettra de mener des recherches sur les recoupements entre les études sur l’âge, les études sur les communications et les médias, et les études sur les données sensibles.

Twinkal Patel

Des chercheurs de Concordia développent des polymères autoréparateurs pour les écrans de téléphone cellulaire fissurés

À la Faculté des arts et des sciences de Concordia, un chercheur et une chercheuse du groupe de recherche Oh s’emploient à donner aux téléphones cellulaires des propriétés autoréparatrices, mais leur recherche pourrait avoir une portée plus large.

« L’une des plus grandes difficultés dans ce type de projet est de maintenir l’équilibre entre les propriétés mécaniques et autoréparatrices », indique Twinkal Patel (B. Sc. 2017), doctorante et auteure principale de l’article publié dans ACS Nano. Elle ajoute : « Nous voulons rendre possible la réparation complète des fissures à température ambiante. C’est ce détail qui rend notre recherche unique. » Pothana Gandhi Nellepalli, boursier postdoctoral Horizon, est coauteur de l’article.

Lire pour le plaisir a une influence positive sur les habiletés verbales

Une nouvelle étude, coécrite par la professeure en éducation Sandra Martin-Chang et la doctorante Stephanie Kozak et parue dans la revue Reading and Writing, montre que plus une personne lit d’ouvrages de fiction (peu importe lesquels), meilleures seront ses compétences linguistiques.

Les deux chercheuses ont constaté que les gens qui aiment lire de la fiction pour le plaisir et qui s’identifient comme des lecteurs réussissent mieux les tests d’aptitude linguistique que ceux qui lisent surtout pour obtenir certains renseignements. « C’est un peu comme ces recherches qui disent que le chocolat est bon pour la santé, résume la professeure Martin-Chang : le plaisir coupable de lire de la fiction est associé à des avantages cognitifs et verbaux. »

Une chercheuse de Concordia est doublement récompensée pour ses efforts en matière de prédiction et de dépistage du cancer

Parnian Afshar (doctorante, Institut d’ingénierie des systèmes d’information de Concordia) travaille en radiomique, un domaine émergent lié à l’imagerie médicale. La radiomique emploie des techniques d’apprentissage profond pour extraire des éléments d’imagerie médicale qui sont autrement invisibles, ce qui permet aux médecins de diagnostiquer les tumeurs plus tôt. Mme Afshar cherche à améliorer la précision et la prédiction des méthodes de détection du cancer. « Mes travaux de recherche visent à explorer et perfectionner les techniques d’apprentissage automatique et d’apprentissage profond aux fins cruciales de l’imagerie médicale », indique-t-elle.

La chercheuse a reçu une bourse Borealis AI Global 2021 (10 000 $) pour ses travaux novateurs, ainsi que le prix Relève étoile Louis-Berlinguet pour un article publié dans Scientific Reports.

Donya Meshgin

Une étudiante du 1er cycle a créé une application pour soulager l’anxiété des personnes vivant avec la sclérose en plaques

Il y a quelques années, Donya Meshgin, étudiante au baccalauréat inscrite à l’option logiciels en temps réel, intégrés et d’avionique de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody, a vu une amie proche perdre temporairement la vue dans un œil à cause de la sclérose en plaques. « J’ai constaté à quel point il était difficile pour elle de suivre le traitement prescrit par son médecin », se rappelle l’étudiante.

Cette expérience a orienté ses travaux de recherche, récemment publiés dans la revue Computer Methods in Biomechanics and Biomedical Engineering: Imaging & Visualization. Mme Meshgin a conçu une application nommée MSease, qui vise à « soulager l’anxiété et la douleur perçue en lien avec les injections durant l’administration des médicaments ».

Un professeur est nommé cotitulaire d’une chaire de recherche unique en IA et en santé

Grâce à une subvention de recherche de 1,5 million de dollars sur trois ans accordée par le Fonds de recherche du Québec – Santé, Simon Bacon, professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée, est devenu cotitulaire d’une chaire de recherche dans le domaine de la santé fondée sur l’IA. Les cotitulaires conjugueront leurs efforts et compétences pour discerner et mesurer l’ambivalence en matière de santé au moyen de la reconnaissance automatique des expressions assistées par intelligence artificielle.

Le professeur Bacon est aussi titulaire d’une chaire de mentorat en essais cliniques comportementaux, novateurs et axés sur les patients et patientes (Stratégie de recherche en santé axée sur le patient des Instituts de recherche en santé du Canada), et codirecteur du Centre de médecine comportementale de Montréal.

Chadi Assi

La FCI finance des travaux de recherche de Concordia visant à concevoir des villes intelligentes

Avec l’appui de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), Chadi Assi, professeur à l’Institut d’ingénierie des systèmes d’information de l’Université Concordia et titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en technologies avancées de l’Internet (niveau 1), repense les réseaux électriques du Québec à l’aune de la popularité grandissante des véhicules électriques tout en privilégiant la sûreté et l’adaptabilité.

Son projet, « Pour des villes intelligentes résilientes favorisant les interactions énergie-véhicule-humain », a reçu un financement total de 1,8 million de dollars. « Nous bâtirons un réseau sûr et résilient qui permettra aux villes intelligentes reliées à l’Internet des objets de prospérer et de croître », indique-t-il.

La recharge simultanée de milliers de véhicules électriques représentera un défi pour les villes

La demande en véhicules électriques est en hausse sur le marché automobile. Dans un article publié dans le World Electric Vehicle Journal, le boursier postdoctoral en génie électrique et informatique Claude El-Bayeh et ses collègues se penchent sur les stratégies actuelles et futures de recharge et de décharge des véhicules électriques à l’aune de facteurs comme l’économie, le niveau de complexité et l’effet sur les réseaux électriques.

« S’il y a un million de voitures électriques et qu’elles sont toutes mises en charge en même temps, il y aura énormément de problèmes sur le réseau et il pourrait en résulter des pannes d’électricité, explique M. El-Bayeh. C’est pourquoi nous devons mettre au point des algorithmes qui assurent un équilibre entre les contraintes exercées sur les réseaux et les besoins des gens qui conduisent ces véhicules. »

Claude El-Bayeh Claude El-Bayeh

Une professeure dirige un groupe transnational de promotion de l’égalité des sexes en Afrique de l’Ouest

Concordia continue d’approfondir ses partenariats internationaux, et c’est dans cette optique qu’elle collaborera avec des universitaires d’Afrique de l’Ouest dans le cadre d’un projet du programme Boursiers de la reine Elizabeth visant à promouvoir le cinquième objectif de développement durable de l’ONU, soit l’égalité des sexes.

« Nous voulons bâtir un partenariat vraiment dynamique et non colonial entre Concordia et les universités d’Afrique de l’Ouest, explique Océane Jasor, professeure adjointe de sociologie et d’anthropologie, qui dirigera le projet. À terme, ajoute-t-elle, nous voulons enrichir les études africaines à Concordia et lancer une collaboration durable avec l’Afrique de l’Ouest, au-delà du calendrier sur trois ans. »

Des chercheurs mettent au point une nouvelle méthode pour détecter le cancer à l’échelle nanométrique

Un article dirigé par des chercheurs de Concordia et publié dans la revue Biosensors and Bioelectronics décrit une nouvelle méthode de biopsie liquide intégrant la technologie du laboratoire sur puce qui, selon les auteurs, peut permettre de détecter le cancer avant même la formation d’une tumeur. Muthukumaran Packirisamy, principal auteur de l’article et professeur de génie mécanique, industriel et aérospatial, est également directeur du Laboratoire de biomicrosystèmes optiques de Concordia.

Grâce à des particules magnétiques recouvertes d’un agent de liaison spécialement conçu, la puce de biopsie liquide attire et piège en quelque sorte les particules contenant des biomarqueurs cancérigènes. Une analyse approfondie permet d’identifier le type de cancer dont elles sont porteuses, ce qui peut grandement améliorer le diagnostic et le traitement.

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