Alessandra Ferraro
Images de l’auteur dans l’autotraduction
Dans le cas d’une autotraduction, le paratexte, cet espace délibérément créé par l’auteur ou bien façonné par l’éditeur, devient le lieu de proclamation de l’appartenance littéraire, linguistique et culturelle de l’auteur et de son texte. Au-delà de la fiabilité des indications rapportées, le paratexte peut être considéré comme un acte de parole qui oriente le lecteur et, s’il émane de la volonté de l’auteur, il peut être assimilé à un geste autofictif. L’analyse de différents « pactes autotraductifs » d’œuvres autotraduites à l’intérieur de plusieurs contextes nationaux — italien, français, canadien et québécois — permettra de cerner l’image que l’auteur veut donner de lui-même et de son œuvre à travers la déclaration ou l’absence d’une déclaration qu’il s’agit d’un texte autotraduit.
Mots clés : autotraduction, pacte autotraductif, projections de l’auteur
Biographie
Alessandra Ferraro est professeure de littérature française et de littératures francophones au Département des langues et littératures étrangères de l’Université de Udine, en Italie, où elle est titulaire du cours de MA en littératures francophones du programme de traduction. Elle détient un doctorat en littératures francophones de l’Université de Bologne. Ses intérêts de recherche portent principalement sur l’autotraduction, et parmi ses publications récentes, notons « Antonio D’Alfonso ou du vertige autotraductif » et Écriture migrante et translinguisme au Québec. Son plus récent ouvrage, L’autotraduction littéraire : perspectives théoriques, sera publié prochainement.