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How free are classroom teachers? New study examines academic freedom in the United States and Canada


David Waddington David Waddington

A new study co-authored by David I. Waddington, co-director of the CSLP, sheds light on how classroom teachers in Canada and the United States perceive and navigate academic freedom in increasingly polarized educational environments.

Published in Teachers and Teaching, the article presents findings from an international survey of 173 social studies and science teachers. The study was co-authored by CSLP members Bruce Maxwell and Kevin McDonough, along with Tessa MacLean and Nasim Tavassoli.

The research explores teachers’ perspectives on the importance of academic freedom, their comfort in addressing controversial topics, and the factors that shape their pedagogical decision-making. Across both countries, teachers expressed strong support for academic freedom as a professional value, even while recognizing that their freedom is often constrained in practice.

Participants were asked about their willingness to engage students in discussions across four broad domains: politics, economics, health and safety, and science. The findings reveal that many teachers approach such discussions cautiously, particularly when topics are highly contentious. Issues such as safe injection sites, abortion, prisons, medically assisted dying, and same-sex marriage were among those identified as especially sensitive in classroom settings.

The study also examined whether individual characteristics influenced teachers’ approaches. Using statistical analysis, including Mann–Whitney U tests, the researchers found that factors such as gender and years of experience had little effect on teachers’ comfort levels. Instead, institutional and contextual factors played a more significant role. Teachers with greater job security—particularly those with tenure—were more likely to feel comfortable addressing controversial issues, while the broader political climate of their communities also strongly shaped their decisions.

These findings align closely with ongoing work at the CSLP on the challenges of teaching in polarized contexts. Several of the study’s authors are involved in the Centre’s research theme on addressing the polarized classroom, which examines how educators can navigate increasingly complex social and political dynamics in schools.

As public debates around topics such as public health, climate change, and social justice continue to intensify, teachers are often on the front lines of these discussions. The study highlights the tension between the ideal of academic freedom, and the realities teachers face, including community pressures, institutional constraints, and concerns about professional risk.

By better understanding how teachers perceive and exercise their academic freedom, this research contributes to broader efforts to support educators in fostering open, informed, and respectful dialogue in the classroom.

Dans quelle mesure les enseignants sont-ils libres en classe? Une nouvelle étude examine la liberté académique aux États-Unis et au Canada

Une nouvelle étude coécrite par David I. Waddington, codirecteur du CEAP, met en lumière la manière dont les enseignants du primaire et du secondaire au Canada et aux États-Unis perçoivent et exercent leur liberté académique dans des environnements éducatifs de plus en plus polarisés.

Publié dans Teachers and Teaching, l’article présente les résultats d’une enquête internationale menée auprès de 173 enseignants de sciences et de sciences sociales. L’étude a été coécrite par les membres du CEAP Bruce Maxwell et Kevin McDonough, ainsi que par Tessa MacLean et Nasim Tavassoli.

La recherche explore les perspectives des enseignants quant à l’importance de la liberté académique, leur aisance à aborder des sujets controversés, ainsi que les facteurs qui influencent leurs décisions pédagogiques. Dans les deux pays, les enseignants ont exprimé un fort attachement à la liberté académique en tant que valeur professionnelle, tout en reconnaissant que celle-ci est souvent limitée dans la pratique.

Les participants ont été interrogés sur leur volonté d’engager les élèves dans des discussions portant sur quatre grands domaines : la politique, l’économie, la santé et la sécurité, et les sciences. Les résultats montrent que de nombreux enseignants abordent ces discussions avec prudence, en particulier lorsque les sujets sont hautement controversés. Des enjeux tels que les sites d’injection supervisée, l’avortement, les prisons, l’aide médicale à mourir et le mariage entre personnes de même sexe figurent parmi les plus sensibles en contexte scolaire.

L’étude a également examiné si certaines caractéristiques individuelles influençaient les approches pédagogiques des enseignants. À l’aide d’analyses statistiques, notamment des tests de Mann–Whitney U, les chercheurs ont constaté que des facteurs comme le genre et les années d’expérience avaient peu d’effet sur le niveau d’aisance des enseignants. En revanche, des facteurs institutionnels et contextuels jouent un rôle plus déterminant. Les enseignants bénéficiant d’une plus grande sécurité d’emploi — en particulier ceux ayant la permanence — se sentent davantage à l’aise d’aborder des sujets controversés, tandis que le climat politique de leur milieu influence également fortement leurs décisions.

Ces résultats s’inscrivent étroitement dans les travaux en cours au CEAP sur les défis liés à l’enseignement en contexte de polarisation. Plusieurs auteurs de l’étude participent au thème de recherche du Centre portant sur la gestion de la classe polarisée, qui examine comment les enseignants peuvent composer avec des dynamiques sociales et politiques de plus en plus complexes à l’école.

Alors que les débats publics autour de questions comme la santé publique, les changements climatiques et la justice sociale s’intensifient, les enseignants se trouvent souvent en première ligne de ces discussions. L’étude met en évidence la tension entre l’idéal de la liberté académique et les réalités du terrain, marquées par les pressions communautaires, les contraintes institutionnelles et les préoccupations liées aux risques professionnels.

En permettant de mieux comprendre comment les enseignants perçoivent et exercent leur liberté académique, cette recherche contribue aux efforts visant à soutenir le personnel enseignant dans la promotion de dialogues ouverts, éclairés et respectueux en classe.



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