Skip to main content

La campagne pour Concordia

PLACE À LA NOUVELLE GÉNÉRATION

La campagne pour Concordia

PLACE À LA NOUVELLE GÉNÉRATION

« Je veux aider les étudiants qui sont dans ma situation » : faites connaissance avec Michael Dufort, donateur dans le cadre de la Campagne pour Concordia

En reconnaissance des possibilités qui se sont offertes à lui grâce à Concordia, le diplômé a fait don de plus de 60 000 $ à l’Université pour venir en aide aux étudiants
2 août 2022
|
Par Ian Harrison, B. Comm. 2001

Man wearing navy blue sweater and dark-rimmed glasses

Afin d’exprimer sa gratitude pour la carrière que ses études à l’Université Concordia ont rendue possible, Michael Dufort, B. Ing. 1985, a versé une somme de plus de 60 000 $ afin de soutenir les étudiants et étudiantes de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody.

Cette générosité, qui s’est plus récemment manifestée par un don de 25 000 $ à la Campagne pour Concordia, constitue une humble tentative de donner au suivant et d’aider les étudiants qui sont dans la même situation que lui, pour reprendre les mots de Michael Dufort, qui a travaillé pendant des dizaines d’années dans l’industrie de la réfrigération à titre de représentant de fabricants d’appareils de lyophilisation.

Le parcours qui a mené ce Montréalais d’origine à l’obtention d’un diplôme universitaire est plutôt atypique; il doit cette réussite en grande partie aux mesures prises par la Sir George Williams University, devenue plus tard Concordia, pour répondre aux besoins particuliers de bon nombre d’étudiants.

À Sir George — établissement qui a fusionné avec le Loyola College pour devenir Concordia en 1974 —, ces mesures ont notamment consisté à offrir un programme complet de cours du soir pour aider les étudiants qui étaient obligés de travailler pendant le jour pour payer leurs études.

Michael Dufort était l’un de ces étudiants. Ayant grandi dans le quartier ouvrier de Parc-Extension dans les années 1950 et 1960, il a fréquenté une grosse école secondaire qui, selon ses dires, l’a mal préparé à la vie dans le monde réel.

« Je me souviens d’avoir appris le latin et de m’être demandé à quoi cela pourrait bien me servir », relate avec humour Michael Dufort. « C’était une grosse école, pratiquement une usine, et j’étais en quelque sorte perdu dans la masse. »

« Dieu merci pour Sir George »

C’est dans le cadre d’un emploi d’été exigeant au Chemin de fer Canadien Pacifique que Michael Dufort a commencé à s’intéresser à la façon dont les machines étaient construites et conçues. Mais ce cadet d’une famille de trois enfants savait que ses parents divorcés ne pouvaient pas lui payer des études en génie. Sa mère travaillait comme secrétaire, et son père était un batteur de jazz qui accompagnait Oscar Peterson, tout en occupant un emploi chez Canadair; ils n’avaient tout simplement pas les moyens.

« Dieu merci pour Sir George », déclare Michael Dufort, qui s’est inscrit à l’Université en 1968. « L’Université m’a donné la possibilité de suivre, le soir, tous les cours préalables qui me manquaient, comme l’algèbre et le calcul infinitésimal. Ç’a été déterminant, car je devais travailler pour payer mes droits et mes dépenses. »

Durant ses études en génie mécanique, Michael Dufort a trouvé le temps d’écrire pour le journal The Paper, publié de 1968 à 1973 par l’association des étudiants des cours du soir de Sir George.

Il a également compris que sans une solide maîtrise du français, ses possibilités de carrière dans un Québec en rapide évolution seraient limitées.

Pendant une bonne partie des années 1970, Michael Dufort a mis de côté ses études de premier cycle pour travailler en Ontario. Lorsque cet emploi n’a pas mené aux débouchés escomptés, il a repris ses études à l’Université Concordia, qui venait d’être constituée.

« Quand je suis retourné à l’Université au début des années 1980 afin de terminer mes études en génie, c’est comme si je n’étais jamais parti », affirme Michael Dufort. « J’étais beaucoup plus motivé grâce à la maturité que j’avais acquise et parce que je savais dorénavant quel type de carrière je voulais mener, dans l’industrie de la réfrigération. »

Plus d’une décennie et demie après avoir entrepris ses études, Michael Dufort a obtenu son diplôme, à l’âge de 35 ans.

« Je l’ai fait pour moi-même, pour prouver que j’avais ce qu’il fallait. »

L’appui soutenu qu’il apporte à son alma mater vise essentiellement à aider les nouvelles générations d’étudiants à prouver qu’ils ont eux aussi ce qu’il faut, ajoute-t-il.

« Je veux tout simplement donner au suivant, vous comprenez? Concordia m’a beaucoup aidé, et le moment est venu pour moi de donner en retour. »



Retour en haut de page

© Université Concordia