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Concordia fait équipe avec Savoir média pour faire rayonner l’expertise universitaire auprès du public

Une nouvelle série de vidéos permet aux chercheuses et chercheurs de détruire des croyances populaires au Québec
8 mai 2020
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Photo : Paola Aguilar, sur Unsplash

Manger bio est-il vraiment bon pour l’environnement? Avons-nous réellement besoin de huit heures de sommeil par nuit? Voilà seulement deux des nombreuses questions auxquelles répond la nouvelle série de vidéos Le croyez-vous?, créée par Savoir média en collaboration avec des chercheuses et chercheurs de l’Université Concordia.

Les capsules d’environ trois minutes explorent des croyances populaires de la société moderne, présentées par des experts de diverses disciplines.

C’est Jean-Philippe Warren, titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en études sur le Québec et professeur de sociologie et d’anthropologie à la Faculté des arts et des sciences, qui a eu l’idée de cette série et du partenariat qui en a découlé.

La fascination du professeur Warren pour les croyances populaires, surtout celles qui ont trait au Québec, vient de la discordance qu’il observe entre notre société fondée sur le savoir et nos comportements parfois illogiques.

« Les opinions factices, fausses et fabriquées sont omniprésentes », déplore-t-il. Mais il est fier de l’apport de la communauté de Concordia à la remise en question de mythes courants. Les gens supposent que certaines idées sont vraies, alors que bien souvent elles sont erronées.

« Je voulais rapprocher ces deux dimensions et jeter un pont entre la société québécoise et la communauté universitaire », explique-t-il.

Stimuler la réflexion

Jean-Philippe Warren voulait que les chercheuses et chercheurs de Concordia fassent la lumière sur des sujets et des questions banales en apparence , mais qui en disent long sur notre relation avec le savoir.

Il donne comme exemple l’idée reçue courante selon laquelle manger des carottes améliorerait la vision.

« C’est faux, souligne-t-il, mais prendre conscience de la fausseté d’un énoncé qu’on a toujours tenu pour vrai amène à se poser des questions sur la façon dont on en vient à adopter certaines idées. »

Le professeur Warren constate la nécessité, particulièrement à l’ère d’Internet, de réfléchir davantage dans la vie de tous les jours.

« Nous ne réalisons pas toujours à quel point il est important de fonder notre réflexion sur des faits incontestables et des données probantes. », note-t-il.

« Manger des carottes ne vous fera pas de tort, évidemment, mais d’autres croyances erronées peuvent avoir des conséquences très néfastes pour une personne ou toute la société. »

Professeure Caroline Roux s'attaque au mythe selon lequel les gens défavorisés prennent de mauvaises décisions. Professeure Caroline Roux s'attaque au mythe selon lequel les gens défavorisés prennent de mauvaises décisions.

Le comment du savoir

Pour rejoindre un public plus vaste, Jean-Philippe Warren avait besoin d’une plateforme à grand rayonnement, comme la télévision ou l’Internet.

À la recherche d’un média jeune, ludique et à grande portée, le professeur Warren a présenté son projet à Savoir média, dont la mission est de transmettre le savoir et de stimuler l’apprentissage. Il s’agit de l’ancien Canal Savoir, qui a changé de nom en 2019.

« Les émissions de Savoir média ont un énorme impact, fait valoir M. Warren. Elles sont vues par des centaines de milliers de personnes. Je n’ai jamais donné de cours devant une classe aussi nombreuse! »

La directrice générale de Savoir média, Nadine Dufour, affirme que son entreprise a le vent dans les voiles depuis sa création, ayant conquis près de 1,5 million de téléspectateurs en deux mois et enregistré près de 140 000 visites en ligne au cours des six premiers mois d’existence de sa plateforme Web.

« Notre site en ligne et notre chaîne de télévision offrent gratuitement des productions originales de qualité dont le contenu est recherché, crédible et validé par des experts renommés du Québec qui répondent aux questions des gens d’ici », indique Mme Dufour.

« À l’image du phénix qui renaît de ses cendres, Savoir média est le résultat de la transformation numérique de l’ancien Canal Savoir. »

La popularité croissante du nouveau site pourrait tenir à sa programmation sans publicité et à la diversité des moyens qu’il met au service de la transmission des connaissances, dont le documentaire, le long métrage et la série de capsules vidéos. Ces productions, dont la durée varie de deux minutes et demie à une heure selon le sujet, sont accessibles en ligne et à la télévision.

Nadine Dufour attribue toutefois la force de son entreprise à son réseau de partenaires.

« La coproduction avec l’équipe de Concordia nous a permis de tirer profit de l’expertise de professeurs triés sur le volet », se réjouit-elle.

L’utilisation des locaux de l’Université a aussi permis à la production d’investir davantage dans la présentation visuelle, ce qui, selon Mme Dufour, est essentiel pour attirer le public. Elle est également convaincue que le sujet, la concision et l’attrait visuel de la série garantiront son succès, surtout dans les médias sociaux.

« Pour ce qui est du thème, à notre époque où la désinformation fait des ravages, il semblait tout à fait pertinent d’utiliser les croyances populaires pour tirer les choses au clair et communiquer des informations étoffées. »

Mythologie du quotidien

La réalisation des vidéos est en cours au campus Sir-George-Williams et sera bientôt terminée. Les membres du corps professoral qui y participent nourrissent une passion pour leur domaine de recherche et d’expertise et sont ravis de la faire partager à un plus grand public.

La série explore un large éventail de sujets, allant des idées reçues sur le consumérisme éthique aux mythes sur la nutrition, le féminisme et l’immigration.

Une capsule vidéo s’interroge même sur la possibilité que les Québécois soient plus racistes que les autres Canadiens, et une autre veut savoir si la religion influence toujours la politique.

Jean-Philippe Warren mentionne également la capsule réalisée par Danielle Gauvreau, professeure et directrice du Département de sociologie et d’anthropologie, où elle parle de ses travaux sur le baby-boom du Québec.

« Danielle Gauvreau a découvert que le taux de natalité du Québec a diminué durant cette période, note-t-il. Donc le Québec a connu un baby-boom sans augmentation des naissances! Intéressant, n’est-ce pas? »


Apprenez-en plus sur la nouvelle série de vidéos Le croyez-vous?, une collaboration des chercheuses et chercheurs de Concordia avec Savoir média.



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