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"Stories on the Table - Reading Migration Histories Together" series wraps up


Organizer Neslihan Sriram with two participants in the reading series, which was held at the CSLP. Organizer Neslihan Sriram with two participants in the reading series, which was held at the CSLP.

This five-session reading series (which ran from February to May) explored migration as a multifaceted theoretical, historical, political, and lived experience. It engaged with a range of interconnected themes, including migration as personal experience, often articulated through memoirs, oral histories, and narrative accounts, as well as the entanglements of colonialism and migration, from forced displacement to labor migration. In this context, the participants discussed, over the course of multiple sessions, what it meant to be colonized and oppressed, but also to be a colonial settler at the same time.

The series also addressed processes of borderization and questions of belonging, alongside gendered dimensions of migration such as care work, family separation, and the marginalization of women’s migration histories. In this context, the participants discussed “passport privileges”, but also women with migration histories often still being stereotyped as domestic workers, maids, etc., and being deprived of an identity beyond that.

Photo of a print-out used in the reading series

Key terms such as refuge, exile, and asylum frequently dominated discussions, as they are part of polarizing political discourse in migration, refugee studies, and race, class, and gender contexts. Participants shared their lived experiences as migrants in their countries of origin and as international students in Canada, explaining that they are defined and pressured by immigration laws and language policies. They discussed their personal realities, shaped by displacement, war, statelessness, and the enduring condition of in-betweenness, which often remain overlooked.

Photo of 2 participants in the reading series The reading and discussion sessions were held from February to May 2026.

The reading series further engaged with diaspora and memory, highlighting practices of remembrance through tradition, culture, heritage, and oral forms such as storytelling, singing, and dancing, modes of resistance that are frequently excluded from academic recognition.

Bringing together academic scholarship and stories “from the heart,” this reading series created a shared space for collective reading, listening, and discussion. Sessions combined excerpts from academic articles with literature, poetry, short texts, and participant-selected readings that resonated personally. Text excerpts were from the following authors: Achille Mbembe, Semra Ertan, Lisa Law, Mahmoud Darwish, Hiba Zafran, Céline Seeman, Sara Ahmed, Sung Yun Shin, Nikki Giovanni, etc.

Submitted by Neslihan Sriram

La série « Stories on the Table – Reading Migration Histories Together » prend fin

Cette série de lecture en cinq séances (qui s’est déroulée de février à mai) a exploré la migration comme une expérience théorique, historique, politique et vécue aux multiples dimensions. Elle a abordé un éventail de thèmes interreliés, notamment la migration comme expérience personnelle, souvent exprimée à travers des mémoires, des histoires orales et des récits de vie, ainsi que les liens étroits entre colonialisme et migration, allant du déplacement forcé à la migration de travail. Dans ce contexte, les participant·e·s ont discuté, au fil des différentes séances, de ce que signifie être colonisé·e et opprimé·e, mais aussi être en même temps un·e colon·e au sein d’un système colonial.

La série a également porté sur les processus de frontiérisation et les questions d’appartenance, ainsi que sur les dimensions genrées de la migration, telles que le travail de care, la séparation familiale et la marginalisation des histoires migratoires des femmes. Dans ce contexte, les participant·e·s ont discuté des « privilèges liés au passeport », mais aussi du fait que les femmes ayant une histoire migratoire sont souvent encore stéréotypées comme travailleuses domestiques, femmes de ménage, etc., et privées d’une identité qui dépasse ces rôles.

Des termes clés tels que refuge, exil et asile ont fréquemment dominé les discussions, puisqu’ils occupent une place centrale dans les discours politiques polarisants liés à la migration, aux études sur les réfugiés ainsi qu’aux questions de race, de classe et de genre. Les participant·e·s ont partagé leurs expériences vécues en tant que migrant·e·s dans leurs pays d’origine et en tant qu’étudiant·e·s internationaux·ales au Canada, expliquant comment leur réalité est définie et contrainte par les lois sur l’immigration et les politiques linguistiques. Ils et elles ont évoqué leurs expériences personnelles marquées par le déplacement, la guerre, l’apatridie et la condition persistante de l’entre-deux, des réalités qui demeurent souvent invisibilisées.

La série de lecture s’est également intéressée à la diaspora et à la mémoire, en mettant en lumière les pratiques de transmission et de souvenir à travers les traditions, la culture, le patrimoine et les formes orales telles que le récit, le chant et la danse — des modes de résistance qui sont fréquemment exclus de la reconnaissance académique.

En réunissant la recherche universitaire et des récits « venant du cœur », cette série de lecture a créé un espace partagé de lecture collective, d’écoute et de discussion. Les séances combinaient des extraits d’articles scientifiques avec de la littérature, de la poésie, de courts textes et des lectures choisies par les participant·e·s en raison de leur résonance personnelle. Les extraits étudiés provenaient notamment des auteur·trice·s suivant·e·s : Achille Mbembe, Semra Ertan, Lisa Law, Mahmoud Darwish, Hiba Zafran, Céline Seeman, Sara Ahmed, Sung Yun Shin, Nikki Giovanni, entre autres.

Soumis par Neslihan Sriram



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