La série d’ateliers sur l’identité palestinienne en diaspora se conclura le 6 mai
Une nouvelle série d’ateliers et d’expositions consacrée à l’exploration de l’identité palestinienne en diaspora est actuellement en cours au Centre d'études sur l'apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université Concordia, avec une dernière séance prévue le 6 mai (inscrivez-vous dès maintenant).
Intitulée Visions de la vie dans la diaspora, la série a réuni des participant(e)s lors de plusieurs séances en mars et en avril dans la salle de création-recherche du CEAP (GA 2.221), créant un espace propice à la réflexion, au dialogue et à l’engagement artistique.
Organisée par Rawda Harb et Yasmeen Kanaan, la série est présentée dans le cadre du projet Recherche Action & Vivre-ensemble Islam (projet RAVI) à l’Université Laval, en collaboration avec le CEAP et le Réseau des praticien·ne·s canadien·ne·s pour la prévention de l'extrémisme violent (RPC-PREV). L’initiative est soutenue par un partenariat de recherche financé par le CRSH et dirigé par Abdelwahed Mekki-Berrada, auquel participent également des membres du CEAP, Cécile Rousseau et Ghayda Hassan.
À travers une combinaison de travaux visuels, d’échanges animés par Yasmeen Kanaan et d’expériences partagées, les ateliers invitent les participant(e)s à explorer des questions d’identité, d’appartenance et de mémoire façonnées par le déplacement et l’expérience de vivre entre plusieurs mondes, notamment à partir de la contemplation de peintures et d’autres œuvres d’art.
Dans ce cadre de recherche plus large, Visions de la vie dans la diaspora examine l’identité diasporique palestinienne à travers une perspective féministe, en mettant au centre la mémoire, le corps et l’expérience vécue comme lieux d’appartenance et de résistance. Au fil des séances, les participant(e)s ont été invité(e)s à réfléchir à la manière dont le « chez-soi » ne se limite pas à un lieu géographique fixe, mais constitue plutôt une réalité transmise, héritée et portée à travers les générations.
Les œuvres et les échanges issus de la série mettent en lumière la manière dont le sentiment de manque peut être à la fois personnel et intergénérationnel. Histoires, gestes et silences, partagés à travers des formes d’expression visuelles et incarnées, composent une archive émotionnelle qui résiste à l’effacement. Dans ce contexte, le corps devient une archive vivante, porteuse de mémoire et vecteur d’empathie et de compréhension collective.
Les ateliers ont également offert un espace d’échange informel, avec le partage de nourriture et de rafraîchissements entre les participant(e)s, renforçant l’accent mis par la série sur la création de liens et le soin collectif.
La séance finale du 6 mai viendra clore la série, offrant une dernière occasion de découvrir l’exposition et de contribuer au dialogue en cours.
De la nourriture et des rafraîchissements seront servis. Les participant(e)s qui assistent à une séance et répondent à deux courtes questions recevront 25 $ en guise de remerciement.
La participation est gratuite, mais l’inscription est recommandée afin d’aider les organisateur(trice)s à planifier la nourriture et les places.
À propos de l’artiste
Yasmeen Kanaan est une artiste, commissaire, professeure et historienne de l’art basée à Montréal. Son travail explore les thèmes du déplacement, de l’appartenance et de la mémoire culturelle. Par le biais du récit visuel, elle examine l’idée du « chez-soi » comme un espace intérieur qui accompagne l’individu. En s’appuyant sur les identités diasporiques et le folklore, sa pratique vise à préserver les récits culturels et à renforcer la mémoire collective.
À propos du projet RAVI
Dirigé par le professeur Abdelwahed Mekki-Berrada, le projet RAVI s’inscrit dans une démarche de recherche-action en anthropologie de l’islam et de la santé mentale. Il réunit des chercheur(e)s, des organismes communautaires et des jeunes dans neuf pays afin d’explorer les expressions de la colère et de l’espoir dans des espaces ethnographiques, numériques et virtuels. À travers des méthodes participatives — incluant des ateliers, des activités de narration, des balados et des productions artistiques — le projet vise à mieux comprendre les expériences vécues tout en soutenant le développement de stratégies culturellement adaptées favorisant le dialogue, le bien-être et l’engagement social.