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UNE APPROCHE LUDIQUE DE L’URBANISME DURABLE IMAGINÉE GRÂCE À L’APPRENTISSAGE PAR L’EXPÉRIENCE OFFERT À L’UNIVERSITÉ CONCORDIA


Un étudiant se tient à l'extérieur sur une allée enneigée avec ses mains dans ses poches. Jiarui Li, étudiant à l’Université Concordia, est le programmeur principal de My Perfect Neighbourhood, un prototype de jeu modélisé à partir d’une réplique virtuelle de l’arrondissement Ville-Marie de Montréal.

Une simulation aide à concevoir la vie urbaine à l’enseigne de la durabilité

Lorsque Jiarui Li, étudiant originaire de Chine, s’est inscrit à l’Université Concordia de Montréal dans le but d’apprendre la conception de jeux vidéo, il ne s’attendait pas à se retrouver plongé dans l’univers de l’urbanisme.

Au cours de l’année écoulée, Jiarui Li a conçu des bâtiments, des voies de circulation et des espaces verts virtuels dans une optique de durabilité, dans le cadre d’un stimulant nouveau projet piloté par l’Institut des villes nouvelle génération de l’Université Concordia.

Le projet, intitulé CityPlayer, fait appel aux mécaniques propres aux jeux vidéo – la ludification – afin de rendre l’urbanisme interactif et accessible. Jiarui Li a agi à titre de programmeur principal dans le développement d’un prototype de jeu, My Perfect Neighbourhood, qui consiste, pour les joueuses et joueurs, à trouver l’équilibre parfait entre les aspects viabilité et durabilité de leur environnement.

Âgé de 22 ans, Jiarui Li a obtenu son baccalauréat en informatique en août dernier; il a ensuite été sollicité pour travailler à la conception du jeu par Chris Gibbs, conseiller principal à l’Institut des villes nouvelle génération et responsable de la plateforme de simulation urbaine ludique de l’Institut. La plateforme est financée dans le cadre d’un partenariat de 120 000 $ sur trois ans avec Behaviour Interactive, le plus important studio de conception de jeux vidéo indépendant au Canada, ainsi que par la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les villes et les collectivités intelligentes, durables et résilientes, dont la titulaire est Ursula Eicker, codirectrice et fondatrice de l’Institut des villes nouvelle génération.

 Un étudiant se tient devant un bâtiment blanc.

C’est ainsi que Jiarui Li – qui se fait aussi appeler Ray – a eu la possibilité de suivre le type d’apprentissage par l’expérience qui fait la fierté de l’Université Concordia. « J’ai appris pas mal de choses », déclare-t-il en riant, en tentant de dresser la liste de ses apprentissages. « Je ne sais pas par où commencer! »

L’étudiant relate que la conception de My Perfect Neighbourhood, dont l’action se déroule dans une réplique virtuelle de l’arrondissement Ville-Marie de Montréal, l’a aidé à se perfectionner dans le développement de systèmes à grande échelle à l’aide de Unity, un logiciel couramment utilisé dans l’industrie des jeux vidéo. Pour l’aspect durabilité du projet, c’est en consultant un groupe de spécialistes – les chercheuses et chercheurs de l’Institut – qu’il a appris comment intégrer des notions complexes dans un jeu convivial.

« Il s’agit d’une compétence très utile pour un programmeur de jeux professionnel », affirme Chris Gibbs, qui possède 35 années d’expérience dans l’industrie des jeux vidéo. « Votre travail consiste en partie à déterminer de quelles données vous aurez besoin pour créer votre jeu, ainsi que les bonnes questions à poser aux spécialistes des domaines pertinents. Ray et ses collègues ont eu plusieurs occasions de se prêter à cet exercice au cours de la conception du jeu. »

Jiarui Li se dit très satisfait du résultat final. « C’était formidable de pouvoir transmettre les connaissances de ces remarquables scientifiques de manière à ce qu’elles soient facilement compréhensibles par le public », se réjouit-il.

L’Université Concordia croit fermement en l’importance du type d’expérience pratique vécue par Jiarui Li. En effet, l’Université s’est récemment engagée à offrir à chaque nouvelle personne étudiante du premier cycle au moins une occasion d’apprentissage par l’expérience durant ses études, et au moins deux d’ici 2025.

« Plus nous pouvons offrir ce type d’apprentissage à nos étudiantes et étudiants, mieux ils seront préparés lorsqu’ils obtiendront leur diplôme », affirme Nadia Bhuiyan, vice-rectrice exécutive adjointe aux partenariats et à l’apprentissage expérientiel.

Cet engagement vient s’ajouter aux occasions déjà nombreuses offertes par Concordia au chapitre de l’apprentissage par l’expérience, telles que les stages avec des partenaires de l’industrie, le travail de terrain à l’étranger ainsi que les activités sur le campus comme le projet de synthèse de dernière année du programme de génie et les expositions et performances au sein de la Faculté des beaux-arts.

L’Université a concrétisé cet engagement en s’assurant d’offrir des occasions d’apprentissage par l’expérience dans certains cours obligatoires.

Outre la possibilité d’appliquer des notions théoriques au monde réel, l’apprentissage par l’expérience présente de nombreux avantages.

« Les recherches ont montré que ce type d’apprentissage aiguise la pensée critique et entraîne une meilleure rétention des connaissances », fait valoir Nadia Bhuiyan. « Les étudiantes et étudiants retiennent la matière pendant plus longtemps parce qu’ils ont pu appliquer la théorie dans un contexte pratique et ainsi mieux l’assimiler, surtout lorsqu’elle se rapporte à des situations complexes ».

Les stages aident également les personnes étudiantes à acquérir les fameuses compétences générales – « qui sont en réalité des compétences spécialisées », précise la Pre Bhuiyan –, comme la communication et la collaboration. « Nos partenaires de l’industrie disent considérer ces aptitudes tout aussi importantes que les compétences techniques. »

Le rôle de Nadia Bhuiyan à Concordia consiste entre autres à rechercher des possibilités de partenariat avec l’industrie ainsi que les organismes gouvernementaux et communautaires afin de fournir des occasions d’apprentissage par l’expérience aux personnes étudiantes.

Cependant, il est de plus en plus fréquent que les employeurs prennent eux-mêmes l’initiative de solliciter les universités. « Nous avons constaté un grand intérêt de la part des employeurs pour l’établissement de partenariats avec nous au cours des dernières années, en partie en raison de la pénurie de main-d’œuvre », ajoute Nadia Bhuiyan.

Le gouvernement fédéral fait partie des entités qui tiennent à trouver des moyens de permettre aux étudiants d’acquérir une expérience de travail. « Ils veulent que [les personnes étudiantes] comprennent que le secteur public présente de stimulantes possibilités de carrière », explique-t-elle.

Jiarui Li a eu la possibilité de mettre en pratique les compétences générales auxquelles Nadia Bhuiyan fait référence lorsqu’il a été programmeur principal dans le cadre du projet My Perfect Neighbourhood et qu’il a supervisé une équipe de trois stagiaires.

« Étant donné que Chris m’a confié la direction de l’équipe, j’ai dû apprendre comment assigner des tâches en tenant compte des forces de chaque membre du groupe », explique-t-il. « Et comment les amener à collaborer en tant qu’équipe, pour une efficacité maximale. »

L’objectif à court terme de Jiarui Li est d’obtenir un emploi dans l’industrie, et l’expérience qu’il a acquise grâce au projet CityPlayer sera assurément pour lui un atout. De plus, cette expérience lui a fait mieux comprendre les applications sérieuses que la ludification peut avoir dans le monde réel. Ainsi, le jeu qu’il a contribué à créer sera pour les municipalités un outil qui les aidera à trouver des moyens d’exercer leurs activités de façon plus durable et d’éliminer leur empreinte carbone.

« Le sort de la planète était au centre de nos préoccupations durant tout le processus de conception du jeu », renchérit Jiarui Li.

À propos de My Perfect Neighbourhood

Kate, une étudiante, émerge de la station de métro Guy-Concordia, à Montréal; il lui reste quatre minutes pour se rendre à la salle où se donne son premier cours, au pavillon Hall de l’Université. En chemin, elle aperçoit des arbres sur le boulevard, ce qui la réjouit, et des poubelles qui débordent, ce qui la démoralise. Elle décide ensuite de se risquer à traverser sur un feu rouge alors que la circulation est dense.

Kate est l’un des personnages de My Perfect Neighbourhood, un jeu créé dans le cadre du projet CityPlayer, conçu pour aider les personnes qui vivent en ville à façonner un environnement plus viable et plus durable.

« L’un des aspects dont on tient le moins compte en urbanisme est l’opinion des citoyennes et citoyens qui ont des droits acquis dans les quartiers », affirme Chris Gibbs, spécialiste en jeux vidéo et conseiller principal à l’Institut des villes nouvelle génération de l’Université Concordia. « CityPlayer a été conçu pour combler cette lacune. »

Les personnes qui jouent à My Perfect Neighbourhood peuvent emmener Kate et six autres personnages – dont un parent, une personne immigrante et une personne retraitée – dans diverses « missions » à travers le quartier. Plus les personnages sont heureux dans leur environnement, plus la personne qui joue accumule d’écocrédits. Cette personne peut ensuite dépenser ses écocrédits dans le module « urbanisme » du jeu afin d’apporter d’autres améliorations au quartier. Le défi consiste à trouver une façon d’atteindre les objectifs de durabilité sans compromettre la qualité de vie des gens.

Le prototype de jeu s’inscrit dans la stratégie de l’Institut visant à recourir à la ludification pour promouvoir un développement urbain plus écologique, dans le contexte de la lutte aux changements climatiques. Selon Chris Gibb, l’expérience divertissante et interactive que procure le jeu peut contribuer à faire sortir les recherches scientifiques de l’Institut et à les appliquer dans le monde réel.

« La ludification pourrait s’avérer un outil puissant pour conscientiser les gens et les inciter à réfléchir à la durabilité », conclut-il.

Apprenez-en davantage sur l’engagement de Concordia en matière d’apprentissage par l’expérience et au sujet de l’Institut des villes nouvelle génération.

Article publicitaire produit par Globe Content Studio et l’Université Concordia, sans la participation du service éditorial du Globe.