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La série Dévoiler l’équité invite les participant·e·s à déconstruire, à remettre en question et à se repositionner de manière critique à partir d’une perspective décoloniale, afin de s’engager plus activement dans les enjeux de justice sociale. À travers des discussions stimulantes et des activités réflexives, la série remet en question les visions conventionnelles, encourage une conscience de soi approfondie et favorise des actions significatives en faveur de l’équité et de la justice. Elle vise à inciter les participant·e·s à examiner de manière critique leurs rôles et responsabilités dans la promotion de changements inclusifs et transformateurs au sein de leurs communautés et de leurs milieux professionnels.

La série est dirigée par la coordonnatrice de recherche du CEAP, Zeina Ismail-Allouche, et mobilise notamment les membres Ghayda Hassan (Université du Québec à Montréal), Abdelwahed Mekki-Berrada (Université Laval) et Vivek Venkatesh (Université McGill).

Les ateliers Dévoiler l’équité sont cofinancés par le Canadian Practitioners Network for the Prevention of Extremist Violence (CPN-PREV) et la Chaire de recherche sur les savoirs de guérison autochtones de l’Université Concordia, dirigée par Catherine Richardson.

Les premières séances ont eu lieu en février 2024, suivies d’une programmation supplémentaire en 2025, et une troisième année a récemment été lancée en 2026.

 

The Stage as a Site of Refusal: Aesthetics & Acts of Resistance

Cet événement (La scène comme espace de refus : esthétiques et actes de résistance) hybride a réuni des participant·e·s autour d’un échange dynamique examinant la scène comme un espace décolonial où les pratiques incarnées, la narration et l’expression artistique remettent en question l’effacement, tout en ouvrant la voie à des contre-récits, à une éthique relationnelle et à une imagination collective. 

La discussion a réuni un panel de chercheur·euse·s et de praticien·ne·s : Safia Boufalaas, dont les travaux portent sur la représentation des corps dans des contextes de violence extrême à travers l’imagerie documentaire; Rita Barotta, spécialiste des études de genre, de la sexualité et de l’épistémologie féministe, dont le travail fait le pont entre journalisme, recherche et écriture créative; et Chadi Ayoub, artiste visuel dont les œuvres sculpturales et participatives interrogent l’identité, la visibilité et le sentiment d’appartenance. La discussion était animée par Zeina Ismail-Allouche.

Gaza, Witnessing, and the Shifting Compass of Humanity

Cet événement (Gaza, témoignage et la boussole changeante de l’humanité), tenu le 13 janvier 2026, a réuni Samah Jabr, psychiatre et figure de proue de la psychologie de la libération, et Ghayda Hassan, psychologue clinicienne et directrice du Canadian Practitioners Network for the Prevention of Extremist Violence, pour une discussion critique sur le témoignage, les récits et les soins centrés sur la justice dans un contexte de violence de masse continue à Gaza, animée par Zeina Ismail-Allouche.

S’appuyant sur son travail clinique et de défense des droits en Palestine, la Dre Jabr a examiné la manière dont l’occupation, la torture et les traumatismes collectifs façonnent la souffrance individuelle et communautaire, en soulignant le rôle du récit personnel comme forme de témoignage éthique et de résistance. De son côté, la Dre Hassan a apporté des perspectives issues de pratiques cliniques antiracistes et culturellement ancrées, mettant en lumière l’importance de l’expérience vécue, de la positionnalité et de la réflexivité dans les interventions éthiques. Lisez notre couverture complète.

Safety and the Ethics of Vulnerability

Comment partager des récits de douleur, de résistance et de survie sans se retraumatiser — ni susciter involontairement des regards voyeuristes? Cette question était au cœur du plus récent événement de la série d’ateliers Dévoiler l’équité, intitulé Sécurité et éthique de la vulnérabilité, tenu le lundi 11 novembre 2025 à 4TH SPACE, à l’Université Concordia. La séance en présentiel a réuni Catherine Richardson, Rawda Harb et kimura byol lemoine, invitant les participant·e·s à réfléchir au pouvoir et aux enjeux politiques du récit des histoires personnelles : là où la guérison rencontre le risque d’exposition, comment naviguer la vulnérabilité avec soin et ce que signifie se réapproprier son agentivité en racontant sa propre vérité. Ensemble, les personnes présentes ont examiné les responsabilités qui nous incombent — envers nous-mêmes et envers les autres — lorsque nous partageons des récits façonnés par le traumatisme, l’oppression et la résilience, Lisez notre couverture complète.

Resisting Colonizations: Anger and Hope

Du 24 au 26 avril 2025, le CEAP et ses partenaires ont fièrement accueilli Résister aux colonisations : colère et espoir, un symposium international de trois jours organisé en collaboration avec le Canadian Practitioners Network for the Prevention of Extremist Violence, la Chaire de recherche sur les savoirs de guérison autochtones de l’Université Concordia, Recherche et Action sur les Polarisations Sociales (RAPS), Espace Culturel Kawalees et l’Université Laval.

L’événement a offert une expérience marquante et transformatrice à l’ensemble des participant·e·s. En plus des membres du CEAP Ghayda Hassan et Abdelwahed Mekki-Berrada, ainsi que de la coordonnatrice de recherche du CEAP Zeina Ismail-Allouche, des membres étudiant·e·s affilié·e·s du CEAP — Neslihan Sriram-Uzundal, Guillaume Jabbour et Rawda Harb — ont également contribué à l’animation de l’événement.

Ancré dans les expériences vécues de communautés touchées par la violence coloniale de peuplement — avec un accent particulier sur la Palestine, le Liban et l’Île de la Tortue — le symposium a invité les participant·e·s à réfléchir aux héritages durables de la colonisation et à tisser des liens de solidarité au-delà des géographies et des histoires. Après un mot de bienvenue du codirecteur du centre, David Waddington, les personnes participantes ont exploré leurs parcours personnels et collectifs de résistance à la colonisation. Lisez notre couverture complète.

Ce symposium a ensuite donné lieu à une série de balados, Résister aux colonisations : récits de guérison, disponible sur Spotify et Apple Podcasts.

Lancement des ateliers Dévoiler l’équité 2025 avec une double séance

Le 13 janvier 2025, la série d’ateliers Dévoiler l’équité a fait son retour avec une double séance : une première consacrée au rôle des femmes œuvrant pour la paix au Liban, suivie d’une seconde réunissant plusieurs humoristes autour de l’usage de l’humour pour explorer et définir les enjeux identitaires et résister aux pressions sociales..

Women as Peace Builders

La séance du matin, Les femmes bâtisseuses de paix, a réuni plusieurs femmes dont le travail est consacré à la promotion de la paix au Liban. Jumanah Zabaneh (spécialiste de la gestion de programmes à ONU Femmes Liban), Christina Foerch Saab (cofondatrice de l’ONG libanaise Fighters for Peace) et Pascale Bafitos (coordonnatrice du programme de détention au Restart Center au Liban) ont pris part à une discussion animée par Zeina Ismail-Allouche.

Cet échange riche a permis d’explorer les enjeux liés à la consolidation de la paix et à la prévention de l’extrémisme violent (PEV) dans toute la complexité d’un pays marqué par la guerre et la colonisation. Lisez notre couverture complète.

Laughter as Resistance

La deuxième séance de la journée, Le rire comme forme de résistance, a réuni les humoristes Johnny El Hage (@estroubia), Saad Fennich (@saad.humoriste) et Sandy El-Bitar (@sindee_elb) dans une discussion à la fois vivante, divertissante et poignante, animée par Zeina Ismail-Allouche.

L’échange a permis de reconfigurer le rire à la fois comme expression de joie et comme outil subversif capable de remettre en question les récits dominants et de résister à l’oppression. Lisez notre couverture complète. Un balado a par la suite été produit à partir de cette séance, mettant en vedette Johnny El Hage. À écouter sur SoundCloud ou Spotify.

It is the violence not pathology that is the problem!  

Le 29 octobre 2024, le 4TH SPACE de l’Université Concordia a accueilli un événement spécial coparrainé par le CEAP, le Canadian Practitioners Network for the Prevention of Extremist Violence (CPN-PREV) et la Chaire de recherche sur les savoirs de guérison autochtones de l’Université Concordia, C’est la violence, et non la pathologie, qui est le problème !

Cet événement a réuni Catherine kineweskwêw Richardson (École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia) et Ghayda Hassan (Département de psychologie, UQAM) pour une discussion sur la dignité dans la prévention de la violence. La conversation a été animée avec finesse par la coordonnatrice de recherche du CEAP, Zeina Ismail-Allouche. Lisez notre couverture complète.

<dis> representation: an experiment and workshop addressing pluralism in the art

En mars, la première série d’ateliers Dévoiler l’équité s’est conclue avec le webinaire interactif <dis> représentation : une expérience et un atelier sur le pluralisme en art, organisé par Veronica Mockler (artiste en résidence au CEAP) et José Cortés (doctorant en didactique des arts).

Le webinaire mettait en vedette la chercheuse-créatrice Kathleen Vaughan, le commissaire et éducateur Daniel Fiset, l’artiste engagée Florencia Sosa Rey, ainsi que la codirectrice de Galerie Galerie, Sophie Latouche.

Cette rencontre en ligne a exploré la complexité des représentations plurielles de l’art socialement engagé dans l’espace numérique, à travers une discussion approfondie portant sur l’intersection entre l’art et les médias sociaux, ainsi que sur le rôle du ou de la commissaire par rapport aux artistes exposé·e·s. Lisez notre couverture complète.

Allyship: From tokensim to activism

Tenu le 18 mars 2024, cet atelier a réuni une diversité d’intervenant·e·s et de points de vue pour réfléchir à la signification de l’alliance et à la manière de naviguer ce rôle de façon éthique. Le panel, animé par Zeina Ismail-Allouche, réunissait Catherine Richardson, kimura byol-nathalie lemoine (artiste multimédia et commissaire féministe) et la Dre Lisa Ndejuru (chercheuse indépendante et psychothérapeute).

Une seconde table ronde, L’alliéship : de la symbolique à l’activisme, s’est tenue en français plus tard dans la journée, cette fois animée par Safia Boufalaas et réunissant Amandine Gay (cinéaste et militante afroféministe) et Samantha Lopez Uri (consultante en lutte contre le racisme). 

Lisez notre couverture complète.

Lancement de la série Dévoiler l’équité

Les 7 et 8 février 2024, la nouvelle série d’ateliers Dévoiler l’équité du CEAP a été lancée avec deux ateliers consécutifs, accueillis au 4TH SPACE de l’Université Concordia.

Tackling Structural Racism

Le premier atelier, Lutter contre le racisme structurel, s’est tenu le 7 février, avec une séance en anglais le matin et une séance en français l’après-midi. Vivek Venkatesh a été accompagné de collègues du Département des études autochtones de l’Université de l’Alberta, Nykkie Lugosi-Schimpf et Celina Yellowbird, dans une discussion animée par Kathryn Urbaniak.

Les panélistes ont présenté des stratégies visant à sensibiliser le public et à créer des espaces de dialogue afin de contrer différentes formes de racisme structurel. Ils et elles ont également formulé des recommandations à l’intention des décideur·euse·s dans les domaines de l’éducation, de la santé mentale, des services sociaux, de la sécurité publique et d’autres secteurs.

Lors de la séance en français, Nykkie Lugosi-Schimpf a été remplacée par Paul Gareau, et la discussion a été animée par Rawda Harb

Dalia Elsayed, Leena Abdelrahim & Marlihan Lopez. Photo by Azfar Adib.

Decentering the Margins: Routes for Liberation

Le deuxième atelier, Décentrer les marges : voies vers la libération, s’est tenu le 8 février et réunissait Leena Abdelrahim (doctorante, Université de Toronto) et Marlihan Lopez (organisatrice communautaire féministe noire avec Harambec), en discussion avec Dalia Elsayed, professionnelle de recherche au sein du projet SOMEONE et boursière Public Scholar 2024 de l’Université Concordia.

Les panélistes ont exploré les moyens d’identifier et de mettre en œuvre des voies et des stratégies efficaces et durables menant à la libération des groupes marginalisés face à l’oppression systémique, dans l’objectif de favoriser une société plus inclusive et équitable, en particulier dans le contexte du milieu universitaire.

Lisez notre couverture complète.

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