Aller au contenu principal
Explorez le pôle d’innovation en santé




L’École de la santé de l’Université Concordia réunit la science et l’art sous un même toit

Les arts, les lettres et les sciences humaines seront appelés à jouer un rôle central au sein de cette nouvelle école.


Quantité de recherches de pointe faisant appel à toute une variété de disciplines sont menées actuellement à l’Université Concordia de Montréal. Des informaticiennes et informaticiens utilisent la réalité augmentée pour aider à guider les interventions chirurgicales délicates. Des spécialistes du génie environnemental conçoivent des façons d’évaluer le risque de transmission du coronavirus par aérosol dans les édifices publics. Des artistes visuels explorent les répercussions des greffes cardiaques.

Jusqu’à maintenant, toutefois, la plupart de ces travaux de recherche découlaient d’initiatives indépendantes, sans accès aux multiples possibilités qu’offre la fertilisation croisée des idées en contexte multidisciplinaire. Concordia a décidé de changer la donne en créant sa nouvelle école de la santé.

« Nous menons déjà diverses activités de recherche dans des domaines directement liés ou connexes à la santé. Toutefois, ces travaux sont disséminés dans divers secteurs de l’Université et n’interagissent pas de façon synergique », explique Paula Wood-Adams, vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures. « Nous cherchions une façon de réunir ces efforts et ces différentes expertises dans un contexte plus dynamique et efficace. »

La salle de conditionnement du Centre PERFORM de l'Université Concordia est le cadre de programmes communautaires et d'études de recherche. La salle de conditionnement du Centre PERFORM de l'Université Concordia est le cadre de programmes communautaires et d'études de recherche. © CONCORDIA

Une approche interdisciplinaire

Inaugurée cette année, l’École de la santé regroupe ces spécialistes en trois pôles – sciences et génie biomédicaux; recherche clinique et prévention; et santé communautaire. Ces pôles regrouperont toutes les activités de recherche liées à la santé réalisées dans des domaines aussi disparates que la biochimie, la finance et les beaux-arts.

« Nous préconisons une approche résolument interdisciplinaire », souligne Mme Wood-Adams. « À notre avis, c’est ainsi que nous pourrons contribuer le mieux à relever certains des plus grands défis actuels en matière de soins de santé et de santé en général au pays. »

Marta Kersten-Oertel en sait long sur la manière dont le recours à différentes disciplines peut faciliter la résolution de divers problèmes. Mme Kersten-Oertel, qui est directrice scientifique du pôle sciences et génie biomédicaux, a fait ses études de premier cycle en informatique et en histoire de l’art.

Test dans la suite cardiopulmonaire du Centre PERFORM de l'Université Concordia. Test dans la suite cardiopulmonaire du Centre PERFORM de l'Université Concordia.

« Je me suis rendu compte que je pouvais combiner et appliquer ces deux domaines à la santé », précise-t-elle. Aujourd’hui professeure agrégée d’informatique et de génie logiciel, elle s’inspire de ces deux champs d’intérêt dans son travail, qui consiste à concevoir de meilleures façons de visualiser des données anatomiques en 3D en contexte de chirurgie guidée par l’image.

Ses travaux de recherche actuels portent sur l’utilisation de la réalité augmentée pour projeter des images obtenues par IRM ou tomodensitométrie sur le corps d’un patient – ce qui, essentiellement, procure une vision radioscopique au chirurgien lors des interventions.

Il y aura encore plus de chevauchement de disciplines dans le pôle recherche clinique et prévention, où les chercheuses et chercheurs en psychologie, en kinésiologie et en diététique pourront faire équipe avec des collègues spécialistes en génie biomédical pour s’attaquer à des enjeux tels que l’obésité et les maladies cardiovasculaires.

Les arts, les lettres et les sciences humaines seront par ailleurs appelés à jouer un rôle central au pôle santé communautaire de l’école, où les activités sont axées sur le développement de communautés en santé et l’élaboration de meilleures politiques en matière de santé publique.

« Ce pôle est à mon avis le plus unique des trois », avance Paula Wood-Adams. Si unique qu’il en est encore au stade de la conception. Cet hiver, l’école a invité des membres du corps professoral des quatre facultés de l’Université à se réunir pour mettre en commun leurs idées et entreprendre une réflexion en vue de possibles collaborations.

Amorcées en janvier dernier, ces conversations virtuelles sont animées par le professeur de théâtre Mark Sussman, qui est aussi directeur du Centre d’études interdisciplinaires sur la société et la culture de l’Université Concordia.

« Nous voulons reconnaître ces chercheuses et chercheurs du domaine des lettres et sciences humaines, des sciences sociales et des arts qui s’intéressent déjà à la santé des communautés », indique le Pr Sussman. « Nous voulons leur offrir la possibilité de travailler dans un cadre de recherche interdisciplinaire plus large. »

La pandémie en filigrane

La première conversation a porté, entre autres, sur la sensibilisation communautaire dans une optique d’aide aux personnes ayant des difficultés à réintégrer la société après la pandémie, de même que sur le type de compétences en communication – souvent associées au domaine des lettres et des sciences humaines – dont pourrait bénéficier le personnel médical; par exemple, l’empathie et la sensibilité culturelle. Les discussions ont par ailleurs révélé qu’un grand nombre de chercheuses et chercheurs ressentent le besoin d’établir des liens avec des collègues de Concordia évoluant dans des disciplines autres que la leur.

Selon Mark Sussman, il s’agit là d’un des principaux défis propres à ce pôle de recherche. « Les gens se sont habitués à travailler en silo », observe-t-il. « Or, nous savons d’instinct que les problèmes les plus importants ne peuvent être résolus qu’en équipes constituées de personnes issues de différents domaines – y compris les arts, les lettres et les sciences humaines. »

Soulignons cependant que l’École de la santé n’est pas strictement axée sur la recherche. Comme son nom l’indique, l’école entend attirer les étudiantes et étudiants les plus brillants en leur proposant des programmes de doctorat dans des disciplines liées à la santé.

Bien que la nature exacte de ces programmes reste à déterminer, Paula Wood-Adams mentionne qu’un de ceux-ci portera vraisemblablement sur les sciences et le génie biomédicaux : « C’est un territoire dans lequel nous possédons une grande expertise, mais nous n’y proposons pas encore de programme de doctorat. »

L’École de la santé entend apporter la dernière main à ses programmes d’études une fois qu’elle aura embauché sa doyenne ou son doyen, plus tard cette année. Cette personne dirigera une école pouvant s’affilier à neuf centres de recherche reconnus par l’Université et plus de vingt chaires de recherche dans des domaines liés à la santé à Concordia, auxquelles participent plus de 150 chercheuses et chercheurs.

Le Centre PERFORM, situé sur le campus Loyola, abritera les bureaux administratifs et l’infrastructure clé de l’école, alors que les membres du corps professoral demeureront dans leurs facultés et départements respectifs. Selon Paula Wood-Adams, les plans à long terme prévoient que l’école dispose de son propre immeuble et de ses propres chercheuses et chercheurs.

Partenariats internationaux

L’École de la santé n’est qu’une étape dans le déploiement des efforts de Concordia pour devenir « l’université nouvelle génération » capable de s’attaquer aux grands défis sociétaux actuels et à venir.

Durant la crise de la COVID-19, les chercheuses et chercheurs de Concordia se sont montrés prêts à relever de tels défis. « Beaucoup de nos membres ont participé à l’effort collectif », fait valoir Marta Kersten-Oertel.

« Dans la foulée de la pandémie, il demeure des enjeux de taille que les chercheuses et chercheurs en santé doivent tenter de résoudre », souligne Paula Wood-Adams. « Parmi les questions auxquelles nous nous intéresserons à l’École de la santé, mentionnons la gestion des établissements de soins prolongés et les difficultés d’approvisionnement en matériel médical. »

Mme Wood-Adams souligne que l’école soutiendra les principes des Objectifs de développement durable des Nations Unies et, dans cette optique, explorera des façons plus écologiques de faire de la recherche.

« L’accessibilité des innovations qui verront le jour à l’école doit aussi être prise en considération », ajoute Marta Kersten-Oertel. « Les solutions que nous élaborerons ne doivent pas se destiner uniquement aux plus grands hôpitaux du monde occidental. Les pays à faible et à moyen revenu doivent aussi y trouver leur compte », insiste-t-elle.

Paula Wood-Adams estime que l’École de la santé permettra à Concordia d’attirer plus de financement, d’entreprendre de plus gros projets dans le domaine de la santé et de cultiver des partenariats fructueux avec d’autres universités, de même qu’avec des centres hospitaliers et des joueurs de l’industrie. « Nous voulons changer la façon de faire les choses dans le milieu de la santé, et nous croyons disposer de tous les outils nécessaires pour y arriver », affirme-t-elle. « C’est en unissant nos forces en recherche que nous ferons émerger de formidables innovations. »

Pour en savoir plus sur les travaux interdisciplinaires prometteurs des meilleurs chercheuses et chercheurs au Canada, visitez le pôle d’innovation en santé de Concordia.

Reportage publicitaire produit par Globe Content Studio avec l'Université Concordia. Le département éditorial du Globe n'a pas été impliqué.