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La Société royale du Canada récompense trois professeurs de l’Université Concordia pour leurs recherches et leurs réalisations exceptionnelles

Catherine Mulligan, Emad Shihab et Tristan Glatard figurent parmi les récipiendaires de 2022
6 septembre 2022
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Emad Shihab, Catherine Mulligan et Tristan Glatard.

Trois chercheurs de Concordia viennent d’être nommés membres de la Société royale du Canada, l’académie nationale qui récompense des Canadiennes et Canadiens d’exception. Cette désignation est la plus haute distinction à laquelle peuvent accéder scientifiques, artistes ainsi que chercheuses et chercheurs à l’échelle du pays.

Catherine Mulligan, professeure au Département de génie du bâtiment, civil et environnemental, de même que le professeur Emad Shihab et le professeur agrégé Tristan Glatard, tous deux rattachés au Département d’informatique et de génie logiciel, seront admis à la Société royale du Canada cet automne en reconnaissance de leurs réalisations exceptionnelles.

« Le fait que des membres de notre corps professoral se joignent à la Société royale du Canada témoigne de l’excellence de la recherche dans notre établissement et constitue une source d’inspiration pour la future génération de chercheurs et d’innovateurs », souligne Paula Wood-Adams, vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures de Concordia.  

« Recevoir cette marque de reconnaissance pour ses travaux de recherches représente l’un des plus grands honneurs. Félicitations à nos récipiendaires de 2022 pour cette remarquable réussite. »

« La recherche consacrée aux sols n’est généralement pas reconnue à sa juste valeur »

Catherine Mulligan a été reçue membre de la Société royale du Canada, un titre réservé à d’éminents Canadiens et Canadiennes ayant apporté une contribution remarquable aux arts, aux sciences humaines et aux sciences, ainsi qu’à la vie publique canadienne.

Depuis trois décennies, la Pre Mulligan consacre l’essentiel de sa carrière à la recherche sur les procédés de décontamination de l’environnement. Elle s’intéresse à la conception de technologies de décontamination de l’eau, des sédiments et des sols en vue de leur mise en œuvre à l’échelle nationale et internationale.

« La décontamination de l’environnement est nécessaire pour protéger les humains et la faune contre l’effet des contaminants tels que les métaux lourds », explique-t-elle.

Si l’eau est indispensable à la vie humaine, la qualité du sol est également primordiale, car elle contribue à assurer la qualité de l’eau.

« Ma nomination à titre de membre de la Société royale du Canada me permettra de faire progresser la recherche sur les sols, qui n’est généralement pas reconnue à sa juste valeur, et de promouvoir la participation des ingénieurs dans ce domaine de recherche très multidisciplinaire », fait remarquer la Pre Mulligan.

« Je suis très reconnaissante de recevoir cet honneur, d’avoir été bien mentorée tout au long de mes études doctorales, et d’avoir pu compter sur la collaboration de mes collègues et de mes étudiants des cycles supérieurs au fil des ans. »

Le leadership de la Pre Mulligan en matière de durabilité environnementale a de profondes répercussions à l’Université. Jusqu’en 2021, elle était titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en durabilité géoenvironnementale (niveau 1).

« Le soutien de Concordia s’est révélé très important pour la réalisation de mes travaux de recherche », affirme la professeure.

La Pre Mulligan est également fondatrice et directrice de l’Institut de recherche sur l’eau, l’énergie et les systèmes durables de Concordia, qui forme les étudiantes et étudiants aux pratiques d’ingénierie durable.

« Cela témoigne de l’excellence de nos chercheuses et chercheurs de calibre mondial »

Pour sa part, Emad Shihab a été admis au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science, un organe de la Société royale du Canada. Le collège confère une reconnaissance à la nouvelle génération de leaders intellectuels multidisciplinaires du Canada.

Un stage de premier cycle réalisé au sein de la société BlackBerry à Waterloo, en Ontario, a amené le Pr Shihab à s’intéresser à l’impact de la fiabilité des logiciels dans les réseaux interconnectés élargis. Aujourd’hui, il consacre ses recherches à l’amélioration de la qualité des logiciels.

« Compte tenu du rôle primordial que jouent les logiciels dans notre vie quotidienne – de la conduite de nos voitures au suivi de notre santé – il est plus important que jamais que ces systèmes soient fiables », indique-t-il.

Dans le laboratoire du Pr Shihab, les données historiques, l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle (IA) sont mis à profit pour anticiper et prévenir d’éventuelles défaillances.

« Tout est dans les lignes de code, précise-t-il. Mais il ne suffit pas de penser à la programmation. Pour continuer d’améliorer les logiciels, nous devons réfléchir aux questions d’éthique, de confidentialité et de transfert de connaissances. »

En 2021, Emad Shihab et son équipe ont obtenu une subvention de 1,6 million de dollars pour financer un programme visant à former la prochaine génération d’ingénieurs et de scientifiques au développement et aux aspects sociaux des systèmes logiciels faisant appel à l’IA.

Les travaux du Pr Shihab lui ont valu des distinctions nationales et internationales, notamment le Prix du jeune chercheur exceptionnel en informatique CS-Can/Info-Can en 2020.  Il est en outre titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en analyse de données pour les systèmes logiciels (niveau 2).

« Le fait que des membres du corps professoral de l’Université Concordia se joignent à la Société royale du Canada témoigne de l’excellence de nos chercheuses et chercheurs de calibre mondial – qui m’ont d’ailleurs tous aidé à recevoir cette prestigieuse nomination – et met en lumière le savoir-faire de Concordia en matière de génie logiciel », ajoute-t-il.

« Une meilleure cohésion entre la société, la technologie et la science »

Également admis au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science, Tristan Glatard est titulaire de la chaire de recherche du Canada (niveau 2) sur les infrastructures de données massives pour la neuroinformatique et codirecteur de l’Institut d’IA appliquée de Concordia, qu’il a cofondé en 2021.

Les recherches du Pr Glatard sont axées sur l’amélioration de la reproductibilité de l’analyse computationnelle, la neuroimagerie étant son principal champ d’application.

« Les systèmes informatiques et l’analyse des données ont des répercussions profondes dans toutes les disciplines scientifiques, explique-t-il. Leur utilisation dans le domaine des neurosciences pourrait nous aider à mieux comprendre certaines des maladies les plus complexes de notre époque. »

La dimension sociale de son travail revêt une grande importance à ses yeux.

« Les processus informatiques alimentés par les mégadonnées sont en voie de transformer plusieurs sphères de la société, comme les médias, le divertissement, l’industrie et le commerce de détail. Ils sont également de nature à susciter une polarisation des opinions sur des enjeux cruciaux tels que la santé publique ou le changement climatique », poursuit-il.

« Démocratiser ces processus grâce à des logiciels libres et faciliter la science ouverte par le partage des données et des logiciels sont des priorités majeures dans mes recherches. »

Selon Tristan Glatard, la Société royale du Canada offre une excellente tribune pour discuter de ces questions.

« Un échange constructif entre des gens de différentes disciplines pourrait mener à de meilleures pratiques scientifiques et à une meilleure cohésion entre la société, la technologie et la science », estime-t-il.

Le Pr Glatard souligne que l’Université l’a beaucoup soutenu dans ses recherches, surtout au début de sa carrière, alors qu’il élaborait son programme. Les établissements qui encouragent la recherche multidisciplinaire sont plutôt rares, et je suis reconnaissant à Concordia d’en faire partie. »


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Société royale du Canada et la recherche à l’Université Concordia.

 

 



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