Skip to main content

Le Centre PERFORM de Concordia espère amener la recherche au-delà du laboratoire

Une salle de physiologie nouvellement ouverte rassemble des systèmes complexes d’imagerie cérébrale
19 octobre 2021
|

Pour certains, la « recherche » est synonyme d’expériences dans un laboratoire stérile, souvent à l’aide de gros équipements hautement spécialisés. Mais que se passerait-il si la recherche pouvait être mise à la portée des gens?

À terme, c’est ce que souhaite faire le Centre PERFORM de Concordia. Les chercheuses et chercheurs du centre espèrent étendre la recherche traditionnelle au-delà de l’environnement contrôlé du laboratoire grâce aux systèmes actuellement testés dans sa nouvelle salle de physiologie.

« Notre espoir est d’amener la technologie hors des murs du Centre PERFORM et dans la collectivité », déclare Habib Benali, directeur scientifique du Centre PERFORM, professeur de génie électrique et informatique et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur l’imagerie biomédicale et le vieillissement en santé (niveau 1).

« Si nous voulons vraiment avoir un effet sur la société, nous devons aller vers la société. Nous ne pouvons pas demander à la société de venir au laboratoire. »

Habib Benali : « Si nous voulons vraiment avoir un effet sur la société, nous devons aller vers la société. » Habib Benali : « Si nous voulons vraiment avoir un effet sur la société, nous devons aller vers la société. »

« Ce ne sont pas les pièces individuelles qui rendent la salle unique. »

La salle de physiologie est le dernier ajout au Centre PERFORM, qui s’emploie à étudier la santé sous des angles nouveaux, en mettant l’accent sur la prévention.

La salle a ouvert ses portes en septembre et, selon son site Web, elle est « dotée du matériel nécessaire à l’exploration des mécanismes cérébraux au moyen de techniques d’imagerie de pointe. » Elle comprend des appareils complexes tels que des systèmes d’électroencéphalographie (EEG) portables, de spectroscopie proche-infrarouge fonctionnelle et de stimulation magnétique transcrânienne, entre autres.

Le Centre PERFORM a fait des acquisitions au fil des ans grâce au soutien de nombreuses sources, dont le bureau du vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de Concordia et la Fondation canadienne pour l’innovation.

Et la nouvelle salle regroupe désormais tout l’équipement auparavant réparti à différents endroits. Cela permettra aux chercheuses et chercheurs de différentes disciplines de mieux collaborer et de réaliser divers tests en même temps, dans un même espace.

« Ce ne sont pas les pièces individuelles qui rendent la salle unique. Ce sont toutes les pièces individuelles réunies en un seul endroit. Nous avons construit un environnement qui aide les chercheurs à faire de la recherche translationnelle », explique M. Benali, ajoutant que la salle est encore en cours d’intégration complète avec les autres installations du Centre PERFORM.

L’équipe est dirigée par M. Benali et le responsable scientifique Christophe Grova, professeur agrégé de physique à la Faculté des arts et des sciences. Ils testent actuellement les protocoles et les systèmes dans un environnement contrôlé afin de pouvoir, à terme, tester et utiliser l’équipement à domicile.

Les chercheuses et chercheurs pourraient ainsi observer plus « écologiquement » la physiologie et le comportement de l’individu dans son environnement naturel.

« Évidemment, mesurer l’activité cérébrale dans l’appareil d’IRM est une chose, mais la mesurer lorsque le sujet cuisine à la maison en est une autre. L’environnement influence l’activité du cerveau », ajoute M. Benali.

La réalité virtuelle à l’essai

Pour que cela fonctionne, ils prévoient d’utiliser la réalité virtuelle afin de permettre à des sujets de recherche ayant des capacités différentes d’être suivis dans le « même » environnement virtuel contrôlé, même s’ils ne se trouvent pas physiquement dans le même espace.

Et comme les protocoles ne peuvent pas être simplement transférés d’un laboratoire contrôlé au domicile d’une personne, l’équipe doit penser à tout, de la validation de la sécurité des données recueillies à l’extérieur du centre à l’intégration des différents éléments pour qu’ils fonctionnent ensemble harmonieusement.

« Cela nous incite en tant que chercheurs à envisager de nouvelles façons de faire les choses. Il s’agit d’un nouveau paradigme auquel j’aimerais pousser tous les chercheurs à réfléchir », déclare M. Benali.

« Si vous observez une cellule, par exemple, celle-ci aura le même comportement dans un laboratoire et à la maison. Mais lorsqu’on examine la physiologie et l’interaction humaine, c’est autre chose. Nous devons donc intégrer nos connaissances et les adapter à un programme communautaire ainsi qu’à la société en général. C’est complètement nouveau. »

L’École de la santé de Concordia

Les travaux du Centre PERFORM s’inscrivent dans le cadre d’un réseau plus vaste de recherche en santé à Concordia. L’approbation en juin de la nouvelle École de la santé jette les bases de nouvelles possibilités intégrées d’apprentissage, de découverte, d’innovation et d’engagement en matière de santé, et l’école servira de centre de connaissances clés pour la recherche en santé.

« Il est impératif de trouver de nouvelles façons de penser à la santé, non seulement en utilisant et en enrichissant la vaste expertise du corps professoral de l’Université, mais aussi en s’engageant davantage auprès de nos collectivités afin de faire progresser la recherche en santé à Concordia », explique Paula Wood-Adams, vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures.

« L’École de la santé bénéficiera certainement de ces approches inventives et sera en mesure de fournir l’infrastructure et le soutien nécessaires à l’essor de ces travaux de recherche. »

L’école sera composée d’un pôle de santé communautaire, d’un pôle de recherche clinique et de prévention et d’un pôle de recherche en sciences et génie biomédicaux, chacun sous la responsabilité d’une directrice ou d’un directeur scientifique.


Apprenez-en davantage sur la
recherche à Concordia et le Centre PERFORM.

 

 



Retour en haut de page

© Université Concordia