Concordia University

https://www.concordia.ca/content/shared/fr/actualites/nouvelles/2018/12/14/une-professeure-de-concordia-recoit-une-bourse-de-recherche-collaborative-de-1-1-million-pour-la-mise-sur-pied-de-programmes-de-soutien-a-la-jeunesse-autochtone.html

Une professeure de Concordia reçoit une bourse de recherche collaborative de 1,1 million pour la mise sur pied de programmes de soutien à la jeunesse autochtone

Natasha Blanchet-Cohen fait partie des quatre cotitulaires d’une chaire subventionnée par le FRQSC et le Secrétariat à la Jeunesse du Québec qui contribuera à la mise en chantier de la Politique québécoise de la jeunesse 2030
14 décembre 2018
|
Natasha Blanchet-Cohen, photographiée ici à Borneo en compagnie de membres de la communauté des Kelabits, emploie des méthodes actives pour assurer une représentation aux participants de ses études scientifiques.

Professeure agrégée au Département des sciences humaines appliquées de l’Université Concordia, Natasha Blanchet-Cohen s’est vu offrir une subvention de recherche de 1 115 440 $ pour faire partie d’une chaire-réseau créée par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) et le Secrétariat à la Jeunesse du Québec.

Natasha Blanchet-Cohen est aussi directrice, à Concordia, du programme de diplôme de deuxième cycle en travail auprès des jeunes.

Le nouveau projet est intitulé Chaire-réseau Jeunesse : Les parcours vers l’autonomie et l’épanouissement des jeunes dans une société en transformation.

« L’Université Concordia possède une longue feuille de route en matière de recherche participative et d’apprentissage expérientiel », affirme Christophe Guy, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures. « Le fait que la professeure Blanchet-Cohen, en sa capacité de représentante des nations autochtones, a été nommée cotitulaire d’une chaire-réseau axée sur le bien-être des jeunes vient corroborer le statut de notre établissement à ce titre. »

« Grâce à sa vaste expertise, l’Université réalise de grands progrès quant à la reconnaissance de la longue histoire des peuples autochtones au sein du territoire traditionnel sur lequel Concordia est située. Nous soutenons les efforts du gouvernement du Québec pour souligner l’importance de la recherche dans l’élaboration de mécanismes permettant à la communauté de participer aux décisions et aux structures de gouvernance. »

Le financement – à hauteur de 4,5 millions de dollars étalés sur six ans – sera réparti entre quatre cotitulaires de chaire québécois dont les travaux sont axés respectivement sur la santé et le bien-être; l’enseignement; la citoyenneté et la culture; l’emploi et l’entrepreneuriat; ainsi que les jeunes Inuits et des Premières Nations.

Natasha Blanchet-Cohen | Photo par David Ward Natasha Blanchet-Cohen | Photo par David Ward

Pour sa part, Natasha Blanchet-Cohen dirigera le volet autochtone. Elle possède en effet une grande expertise dans la conduite de travaux de recherche collaborative auprès d’organismes communautaires spécialisés dans la défense des droits des jeunes autochtones et la prise en charge des enjeux qui les touchent, ainsi que dans la prestation de services et de programmes culturellement adaptés.

Martin Goyette de l’École nationale d’administration publique, Sylvain Bourdon de l’Université de Sherbrooke et Maria Eugenia Longo de l’Institut national de la recherche scientifique sont respectivement responsables des trois autres volets.

Une occasion bienvenue

La Chaire-réseau Jeunesse a été créée dans le cadre de la mise en chantier de la Politique québécoise de la jeunesse 2030, initiative conçue par le gouvernement provincial afin de mobiliser les jeunes de 15 à 29 ans et de susciter leur engagement dans le développement du Québec de demain. Natasha Blanchet-Cohen précise que le réseau réunit 79 cochercheurs et 42 collaborateurs issus de 14 universités, ainsi que 52 organismes sociaux et gouvernementaux partenaires.

Le volet axé sur les Premières Nations et les Inuits viendra appuyer les organismes œuvrant auprès des jeunes autochtones qui mettent de l’avant des stratégies axées sur la recherche-action comme moyens de contribution aux politiques publiques. Font également partie de l’équipe les professeurs de Concordia Elizabeth Fast, du Département des sciences humaines appliquées, Louellyn White, de l’École des affaires publiques et communautaires, et Mark Watson, du Département de sociologie et d’anthropologie, ainsi que des membres du Bureau de l’engagement communautaire.

Ensemble, ils travailleront à renforcer l’autonomie et la capacité des jeunes autochtones, notamment en s’assurant que les réalités sociales, politiques, culturelles et économiques des jeunes Inuits, Métis et des Premières Nations sont prises en compte dans les données de recherche.

« Le volet autochtone est une occasion bienvenue de réunir une formidable équipe de chercheurs, d’organismes communautaires autochtones et de jeunes. Leur apport contribuera certainement à décoloniser la recherche et à cocréer des outils qui tiennent compte des réalités particulières aux jeunes autochtones », conclut Natasha Blanchet-Cohen.

Dans le cadre de ses travaux, Natasha Blanchet-Cohen fait couramment appel à la recherche-action et à l’évaluation développementale. Ces approches permettent d’obtenir une rétroaction sur la manière dont une intervention cadre avec le système plus vaste sur lequel on souhaite influer. C’est une façon pour elle de créer des espaces pour inciter les jeunes et les communautés à évaluer leurs propres réalités. Puis, elle se sert de ce savoir pour orienter les actions futures.

Natasha Blanchet-Cohen souhaite que sa participation à la Chaire-réseau Jeunesse contribue à renforcer la capacité des communautés à soutenir les jeunes autochtones.

Bien qu’elle soit responsable de diriger l’un des quatre volets du projet, Natasha Blanchet-Cohen fait remarquer que les cotitulaires travailleront ensemble à dégager des synergies entre les thèmes respectifs et à définir des points de collaboration.


Apprenez-en plus sur
les thèmes, les études, la recherche et les projets relatifs aux peuples autochtones à l’Université Concordia.

 

 



Back to top

© Université Concordia