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La directrice du Département de design et d’arts numériques de Concordia pilote les initiatives de sa faculté en matière de durabilité

« J’observe un élan dans toute l’Université », affirme pk langshaw
28 septembre 2021
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« Notre objectif aux Beaux-arts est d’ouvrir la voie en matière de durabilité », affirme pk langshaw. | Photo : Yael Ezerzer

Professeure et directrice du Département de design et d’arts numériques de Concordia, pk langshaw participe activement aux progrès constants de l’Université au regard de la durabilité. Elle siège notamment au sous-comité sur l’engagement en matière de durabilité sur le campus et est Fellow au Collège Loyola pour la diversité et la durabilité.

« En prenant part à de nombreux comités au cours des dix dernières années, j’ai pu observer un élan dans toute l’Université, ce qui est formidable, car un tel engagement s’impose pour aller de l’avant », affirme-t-elle.

La Pre langshaw dirige aujourd’hui une initiative de la Faculté des beaux-arts axée sur la durabilité. Chapeautée par un comité directeur inclusif, cette initiative cernera et décrira les réussites en cours de la faculté sur le plan de la durabilité, déterminera les secteurs et les habitudes ayant besoin d’être améliorés, et examinera les responsabilités socioculturelles connexes.

Élargissant les pratiques de recherche actuelles de la faculté, l’initiative entend repenser l’impact social et écologique des pratiques artistiques et de design, l’utilisation des matériaux critiques de même que les programmes de durabilité financés par des dons. Elle comprendra un examen des activités du personnel administratif et technique, dont la consommation de papier, la gestion des déchets et l’utilisation de matériel écoénergétique.

Le comité partagera renseignements et meilleures pratiques par l’intermédiaire d’un consortium comprenant notamment des directrices et directeurs d’établissements culturels et autres.

Selon pk langshaw, les neuf directrices et directeurs de département de la faculté ont tous tenu à apporter leur contribution. « Ils souhaitent façonner la manière dont les beaux-arts peuvent assurer, transformer et améliorer notre recherche-création à long terme », explique-t-elle.

« Nous constatons un intérêt marqué pour la durabilité dans l’ensemble des beaux-arts, ce qui nous porte à tabler sur les initiatives antérieures, avec les conseils et le soutien de notre doyenne, Annie Gérin. »

L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement de Concordia à l’égard des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies.

La Pre langshaw ajoute que la pandémie de COVID-19 a eu certaines retombées positives en matière de durabilité, ce qui peut sembler étonnant.

« Malgré toutes les restrictions imposées sur l’enseignement et l’apprentissage, la pandémie s’est avérée un accélérant, car nous avons dû transformer certaines de nos pratiques. Par exemple, les étudiantes et étudiants ont reçu des trousses d’artiste leur permettant de travailler chez eux, ce qui signifie que nous avons dû prendre soin d’utiliser des matériaux non toxiques », souligne-t-elle.

« Maintenant que nous disposons de procédures qui protègent la santé des étudiants, ces modèles peuvent être adaptés à l’environnement du studio pour le retour au campus. »

Pour pk langshaw, nombre d’avantages découlent d’un mode de pensée axé sur la durabilité. « Elle imprègne notre façon individuelle et collective d’être et de nous comporter, d’enseigner et d’apprendre. Notre discours, notre recherche, notre production, notre service et même la manière dont nous formulons nos protocoles de recrutement s’en trouvent changés », soutient-elle.

« Notre objectif aux Beaux-arts est d’ouvrir la voie en matière de durabilité et de rayonner à Concordia ainsi que dans d’autres établissements et communautés en vue de former un réseau élargi et dynamique. »

L’importance de coopérer

Selon pk langshaw, son département a déjà intégré de nombreux principes de durabilité à ses valeurs fondamentales. À ses yeux, le design est un domaine propice à l’avancement de la durabilité en raison de sa nature transdisciplinaire et de l’importance qu’on y accorde à la collaboration.

Elle reconnaît par ailleurs que son propre travail est aujourd’hui différent. « Je m’efforçais initialement de réinventer divers artefacts et objets, et d’en modifier la fonction sous un angle écologique. Au fil du temps et de mon expérience, c’est la nature, son existence et son évolution pleinement interreliée et relationnelle qui m’ont inspirée », souligne-t-elle.

« Mon processus créatif s’est alors transformé en une démarche d’écoconception doublée d’un commentaire socioculturel. Par exemple, j’ai recréé des représentations artistiques de récits extraordinaires en temps de crise ou de guerre, et produit une série de livres pour enfants qui célèbrent la vie parmi la faune et la flore urbaines de nos villes sauvages. Bref, j’aspire à décentrer la discipline du design par rapport au point de vue de l’humain. »

La Pre langshaw convient que parvenir à une vision d’ensemble de la durabilité n’est pas toujours chose facile.

« Elle évolue sans arrêt et se révèle complexe, voire fort contradictoire à diverses étapes. Lorsque vous recyclez des vêtements, vous pourriez contribuer non pas au cycle de vie ou à la réutilisation de ces vêtements, mais à la mise au rebut de notre excédent de déchets dans d’autres pays. De même, l’aspect social peut entrer en conflit avec la réglementation environnementale », explique-t-elle.

pk langshaw est néanmoins prête à mettre la main à la pâte. « Il s’agit d’une période pleine de défis, mais excitante pour échanger des connaissances, collaborer et s’entraider sur la voie de la réussite socioculturelle, environnementale et économique à Concordia. »


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Département de design et d’arts numériques de Concordia et l’engagement de l’Université à l’égard des objectifs de développement durable des Nations Unies.

 



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