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L’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia lance un projet pancanadien de collecte de données sur la COVID-19

Grâce à cette initiative d’envergure nationale, les médias auront accès – gratuitement – à diverses ressources, notamment des cartes actualisées constamment et des outils d’évaluation de la mobilisation du public
23 avril 2020
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Afin de favoriser la préparation citoyenne, le projet Pandémie a pour objectif de communiquer de l’information aux organes médiatiques locaux, régionaux et nationaux.

Avec l’appui d’autres écoles de journalisme canadiennes, de l’Association canadienne des journalistes (ACJ) et d’Esri Canada, l’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia a formé une coopérative regroupant diverses ressources gratuites, dont l’aide à la préparation de reportages et l’accès à des cartes de suivi du coronavirus et à des outils d’évaluation de la mobilisation du public.

Le projet Pandémie aidera les organes médiatiques canadiens à informer leur audience sur la pandémie de la COVID-19 et ses répercussions.

Cette semaine, l’Institut du journalisme d’enquête a recruté – aux quatre coins du pays – dix personnes étudiant en journalisme ou ayant récemment reçu un diplôme dans cette discipline. Ainsi, Angela Amato de l’Université MacEwan, Jaida Beaudin-Hearney de l’Université des Premières Nations du Canada, Laurence Brisson Dubreuil de l’Université Concordia, Erica Endemann de l’Université Carleton, Noel Harper de l’Université Mount Royal, Lila Maitre de l’Université du Québec à Montréal, Carol Park de l’Université de la Colombie-Britannique, Anukul Thakur du Collège Humber, Emma Wilkie de l’Université de King’s College et Karina Zapata de l’Université Mount Royal participeront à la collecte de données au profit des organes médiatiques membres.

Le Centre des sciences géographiques du Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse fournira l’assistance technique nécessaire à la bonne marche du projet.

Les jeunes journalistes mettront tout en œuvre pour répondre aux demandes émanant d’organes médiatiques de toute taille, actifs dans leur province et intéressés à exploiter les ressources mises à leur disposition. Des efforts spécifiques seront déployés pour soutenir des médias locaux au service de communautés rurales, isolées ou autochtones.

Alors que le monde médiatique connait d’importantes difficultés financières, les médias membres jouiront d’un accès gratuit à toutes les ressources de la coopérative.

  • Actualisées constamment, des cartes locales dotées de zooms avant et arrière sont créées à partir de rapports et de données fournis par les gouvernements provinciaux, les autorités régionales en matière de santé publique, les reporters de l’Institut du journalisme d’enquête, les journalistes membres et les firmes de sondage.
  • En constant développement, un corpus national d’informations et de données recueillies par les reporters de l’Institut du journalisme d’enquête permet d’établir avec rapidité et précision des comparaisons entre villes et provinces canadiennes.
  • L’assistance technique est assurée tant par texto que par téléphone.
  • Afin de favoriser l’interaction entre les médias et leur audience, les journalistes disposent d’une application conviviale pour intégrer de nouveaux éléments d’information aux cartes que proposent les sites Web des médias.
  • Les membres du public sont invités à communiquer aux médias leurs expériences en matière d’engagement communautaire pendant la pandémie. À cette fin, des modèles conviviaux sont mis à leur disposition. S’allongeant sans cesse, la liste des thèmes suggérés comprend notamment un coup de chapeau aux travailleuses et travailleurs du domaine de la santé qui, bien que débordés, ont consenti à répondre à une enquête sur leur état de santé de même qu’un hommage aux personnes ayant succombé au coronavirus. Par ailleurs, les médias membres peuvent confier la gestion du flux d’information à l’Institut du journalisme d’enquête. Enfin, il est possible d’intégrer aux cartes virtuelles les renseignements fournis, et ce, sous la forme de marqueurs.
  • Les utilisatrices et utilisateurs ont accès à des analyses de données ainsi qu’à des avis et citations de spécialistes.
  • Il est possible de collaborer à une série de projets de reportages axés sur un sujet ou un thème associé étroitement à la pandémie de la COVID-19.

Quelles que soient leur taille et leur portée, les médias sont invités à participer au projet et à exploiter les outils mis à leur disposition. Pour ce faire, il leur suffit de s’inscrire ici.

Une initiative d’envergure nationale

La coopérative regroupe treize universités et collèges, trois télédiffuseurs nationaux – Global News, CTV et APTN – ainsi que plusieurs organes de presse canadiens, dont le National Observer, le Regina Leader-Post, le Hamilton Spectator et La Presse.

« Les travaux de journalisme d’enquête que nous avons effectués, puis publiés dans le cadre de nos cours universitaires ont favorisé des échanges de vues à l’échelle du pays », souligne Laurence Brisson Dubreuil. L’étudiante de Concordia occupera l’un des postes de reporter pour le Québec à l’Institut du journalisme d’enquête. « J’ai hâte de collaborer, l’été prochain, avec des journalistes attachés à des organes médiatiques des quatre coins de la province », poursuit-elle.

Tout média canadien peut devenir membre de la coopérative. « Pour donner suite aux commentaires formulés par les entreprises médiatiques, nous avons élaboré la plateforme Rapports du Canada, explique Patti Sonntag, directrice de l’Institut du journalisme d’enquête. Il s’agit essentiellement d’une coopérative de données conçue à l’intention des médias et dotée de tous les outils connexes nécessaires aux journalistes et aux membres du public. »

« Les Canadiennes et les Canadiens méritent tous d’avoir accès à la même information de qualité, et ce, peu importe la taille de leur communauté », ajoute-t-elle.

Les universités et collèges associés à l’Institut du journalisme d’enquête collaborent depuis longtemps avec des organes médiatiques. En 2019, l’institut et ses partenaires médiatiques et universitaires ont réalisé une série de reportages sur la teneur en plomb de l’eau potable au Canada. Leur enquête a poussé les autorités municipales et provinciales à examiner la question.

Journaliste enquêteuse et professeure de journalisme, Patricia Elliott apprendra à ses étudiantes et étudiants de l’Université des Premières Nations du Canada l’art de communiquer l’information à des stations de radiodiffusion et à des publications au service des communautés autochtones.

« En cette période difficile, nous devons absolument joindre tous les membres du public, affirme la Pre Elliott. L’endroit où l’on vit ne devrait pas conditionner l’accès à l’information. »


Consultez les nouvelles et les mises à jour relatives au projet Pandémie sur le site Web de l’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia.
 



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