Concordia honore deux professeures distinguées d’études françaises à l’occasion d’un événement d’une journée

La conférence Imaginaires de la traduction soulignera les décennies de travail et de recherche en traductologie de Sherry Simon et de Judith Woodsworth
29 mars 2022
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Sherry Simon et Judith Woodsworth travaillent ensemble en traductologie au Département d’études françaises de Concordia depuis les années 1980. Elles ont entamé leur carrière à l’Université à trois ans d’intervalle (Mme Woodsworth a embauché Mme Simon) et partiront toutes les deux à la retraite le 1er juin.

Avant leur retraite, les deux professeures seront célébrées lors de la conférence Imaginaires de la traduction, qui aura lieu toute la journée du 1er avril. Présentée à titre d’hommage par Figura, Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire, l’activité comprendra des présentations abordant les thèmes de leurs travaux.

« Sherry et Judith représentent le talent de notre équipe de recherche et la qualité du Département d’études françaises », déclare Pascale Sicotte, doyenne de la Faculté des arts et des sciences.

« Leurs contributions à notre faculté et à l’Université ont ouvert de nouvelles voies d’expression et de compréhension qui seront longtemps empruntées. » 

La directrice du département, Françoise Naudillon, décrit les deux professeures comme des personnalités phares du Département d’études françaises.

« Elles ont toutes deux contribué à faire du programme de traduction de Concordia l’un des meilleurs au Canada et ont formé des centaines d’étudiantes et étudiants qui continuent de le faire rayonner aujourd’hui. Elles ont aussi fait avancer la recherche dans le domaine et leurs ouvrages sont devenus des classiques de la discipline », souligne Mme Naudillon.

« L’une des spécialistes du domaine à l’échelle internationale »

Mme Simon, qui détient un doctorat en littérature comparée de l’Université de Montréal, est arrivée à Concordia en 1983. Elle est professeure de traductologie depuis 1998. En 2020, l’Université l’a nommée professeure-chercheuse distinguée, le plus grand honneur en recherche de Concordia.

En plus de ses grandes réussites universitaires, la bienveillance et la générosité de Mme Simon resteront dans les mémoires. « Sherry est brillante, lucide et a conservé son enthousiasme pour la traductologie et la culture en général », soutient Carmen Ruschiensky, l’une des étudiantes actuelles au doctorat en traductologie de Mme Simon.

« Son travail est reconnu ici au Québec et au Canada, mais elle est aussi l’une des plus grandes spécialistes du domaine à l’international. Je me sens choyée d’avoir eu la chance de travailler avec elle au fil des ans. »

Les contributions de Mme Simon à la traductologie sont largement reconnues. À l’avant-garde de l’introduction du féminisme et de la théorie féministe dans le domaine, elle a aussi exploré le postcolonialisme en traduction. La recherche actuelle de Mme Simon explore les points communs entre le langage, la traduction et la mémoire dans des contextes urbains, sous l’angle de la ville.

« Concordia m’a beaucoup donné, en particulier la possibilité de continuer à explorer la vie à Montréal par l’enseignement et la recherche, affirme Mme Simon. Le Département d’études françaises était un merveilleux poste d’observation. J’ai adoré faire partie de ce département dans une université anglophone et observer la ville sous un angle inusité. »

À la retraite, Mme Simon continuera d’écrire son prochain livre sur l’histoire culturelle du mont Royal, de jouer au tennis et de l’accordéon, et de travailler pour PEN Québec, un organisme sans but lucratif qui promeut la littérature et la liberté d’expression.

« Un grand dévouement envers sa recherche »

Judith Woodsworth est titulaire d’un doctorat en littérature française de l’Université McGill. Elle est entrée à Concordia en tant que professeure adjointe en 1980, a obtenu sa permanence en 1984 et est devenue professeure agrégée en 1985.

En 1997, Mme Woodsworth a été nommée vice-rectrice aux affaires pédagogiques de l’Université Mount Saint Vincent et professeure titulaire au Département des langues modernes.

Entre 2002 et 2008, elle a agi comme rectrice de l’Université Laurentienne à Sudbury et comme professeure du Département d’études françaises et de traduction. Après son départ de la Laurentienne, Mme Woodsworth est retournée à la recherche et à Concordia, où elle a été rectrice de l’Université de 2008 à 2010.

En 2012, elle a repris ses tâches de membre du corps professoral à temps plein avec le titre de professeure titulaire au Département d’études françaises.

« J’ai eu une carrière très longue et très variée, indique-t-elle. Le programme de traduction était nouveau quand je suis arrivée à Concordia, et c’était un grand défi d’en assurer le développement. »

Après avoir fait certifier le programme par un organisme externe et établi de nouveaux cours et de nombreuses exigences, Mme Woodsworth est devenue vice-doyenne et directrice du département. Plus tard, elle a occupé plusieurs postes de haute direction dans des universités canadiennes, dont celui de rectrice de l’Université Laurentienne, un établissement bilingue situé à Sudbury, en Ontario.

Doug Parker, ancien vice-recteur de l’Université Laurentienne, a des souvenirs précieux de Mme Woodsworth. « J’étais ravi de travailler avec elle, affirme-t-il. Judith dirigeait l’Université avec adresse, aplomb et diplomatie, elle sollicitait les conseils et avait un bon sens de l’humour. »

« Ce qui m’a vraiment impressionné au sujet de Judith, c’est qu’après sa carrière d’administratrice, elle s’est investie dans la recherche, et je trouve que c’est admirable », ajoute M. Parker. Les travaux de recherche de Mme Woodsworth portent sur la littérature française, la traductologie et son histoire, et la traduction littéraire.

En repensant aux années passées à Concordia, Mme Woodsworth se sent reconnaissante.

« Concordia m’a toujours permis d’explorer différentes voies, et c’est le genre d’endroit qui laisse une grande place à l’innovation et à la créativité. J’aborde la fin de ce parcours avec un grand sentiment de gratitude et de fierté pour tout ce que nous avons accompli et pour la qualité du travail de mes étudiants et de mes collègues. »

Mme Woodsworth se réjouit à l’idée de consacrer plus de temps au curling et au golf durant sa retraite, et elle souhaite aussi présenter occasionnellement des conférences dans des écoles de traduction et lors d’événements internationaux.


Inscrivez-vous pour participer à l’événement
Imaginaires de la traduction
le 1er avril et apprenez-en plus sur le Département d’études françaises de Concordia.

 

 



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