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Halima Ouardiri présente son dernier court métrage Les Patins au TIFF

La diplômée en cinéma de Concordia travaille actuellement à son premier long métrage
24 octobre 2023
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Par Richard Burnett, BA 88


Une fille et un homme vêtus de vêtements d’hiver sont assis dans un bus. La jeune fille porte une tuque grise et regarde l'homme qui porte un chapeau noir. Inès Feghouli et Mani Soleymanlou jouent dans Les patins.

Le court métrage Les patins (The Skates), d’Halima Ouardiri, B. Bx-arts 2004, a été présenté pour la toute première fois le 8 septembre au programme Short Cuts du Festival international du film de Toronto 2023 (TIFF).

Diplômée de l’École de cinéma Mel-Hoppenheim de l’Université Concordia et comptant parmi les huit cinéastes sélectionnées par l’Académie du cinéma et de la télévision canadienne dans le cadre du Programme d’apprentissage de l’Académie pour les réalisatrices en 2018, Halima Ouardiri a vu ses films projetés et célébrés à des festivals du monde entier. Elle a également remporté l’Ours de cristal à la Berlinale de 2020 dans la catégorie Meilleur court métrage pour son documentaire Clebs (Mutts, 2019), qui porte sur un refuge pour chiens errants au Maroc.

Mais Halima Ouardiri est tout particulièrement ravie que son film Les patins soit officiellement en lice au TIFF.

Mme Ouardiri a fait ses débuts au TIFF en 2010 avec son premier court métrage, Mokhtar, qui a été présenté à plus d’une centaine de festivals du monde entier et a remporté plusieurs prix de meilleure réalisation et de meilleur film.

« Je suis tellement contente d’être de nouveau invitée au TIFF! C’est un excellent festival et j’aime y rencontrer de talentueux cinéastes venant des quatre coins de la planète », se réjouit-elle.

Mettant en vedette Inès Feghouli dans le rôle de Mina, jeune fille de 11 ans qui adore patiner, mais qui se trouve coincée entre ses parents divorcés – incarnés par Mani Soleymanlou et Sophie Cadieux – Les patins s’inspire des souvenirs mêmes d’Halima Ouardiri durant son enfance à Genève.

« J’ai condensé ces émotions et souvenirs dans une histoire entièrement fictive, explique la cinéaste. Inès Feghouli est une actrice brillante, très sérieuse, très mûre et avec qui il est très facile de travailler. Je suis vraiment impressionnée par son travail. »

À l’instar d’Inès Feghouli, Halima Ouardiri est tombée amoureuse du cinéma dès son plus jeune âge. « Cela vient de ma passion pour la narration quand j’étais petite, précise-t-elle. J’avais pour habitude de créer des productions en direct avec mes cousins et nous invitions nos parents à voir nos spectacles. »

Une femme porte un chapeau rouge et blanc, des écouteurs et un pull à capuche gris. Elle a un bras autour d'un gros chien brun et l'autre tient un microphone. Halima Ouardiri

Une confiance nouvelle

La scénariste et réalisatrice suisso-marocaine a déménagé à Montréal pour y étudier la production cinématographique à Concordia. À ses yeux, ses études lui ont permis de parfaire ses compétences et de façonner sa carrière.

« Étudier à l’École de cinéma Mel-Hoppenheim a renforcé ma confiance. Mes professeurs m’encourageaient et l’expérience que j’y ai vécue a validé mon choix. Je me suis également fait de grands amis, qui pour la plupart collaborent avec moi aujourd’hui. »

Halima Ouardiri ajoute qu’elle est reconnaissante envers les femmes cinéastes avant-gardistes qui ont ouvert une voie dans l’industrie cinématographique. « Le soutien de Téléfilm Canada et de la SODEC [Société de développement des entreprises culturelles au Québec] s’est aussi amélioré pour les femmes cinéastes ces dernières années. »

« Cette année au TIFF, je suis très heureuse de voir que le Québec compte tant de films remarquables réalisés par des femmes : Solo, de Sophie Dupuis [B. Bx-arts 2010], et Vampire humaniste cherche suicidaire consentant d’Ariane Louis-Seize, entre autres. »

Mme Ouardiri négocie actuellement le financement pour la réalisation de son premier long métrage de fiction, La Camel Driving School, comédie coproduite par des sociétés de différents pays : Indie Prod et Take Shelter en France, Le Moindre Geste Production au Maroc, et Art et Essai au Canada.

« C’est important pour moi que La Camel Driving School soit un film principalement marocain, indique Halima Ouardiri. Les coproducteurs marocains ont apporté les touches finales au scénario et nous avons présenté le tout aux distributeurs au début d’octobre. »

 

Les Patins est présenté en avant-première au Québec à Cinemania le 3 novembre.



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