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Des œuvres d’art autochtones transforment la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall de l’Université Concordia

Deux nouvelles œuvres invitent les membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel à se rassembler, à réfléchir et à échanger dans un espace du campus réaménagé
27 octobre 2026
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<em>Teionihtiohtià:kon</em>, 2026, des artistes Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush.
Teionihtiohtià:kon, 2026, des artistes Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush.

La terrasse réaménagée du pavillon Henry-F.-Hall, sur le campus du centre-ville de l’Université Concordia, accueille désormais deux nouvelles œuvres d’art public autochtone.

La terrasse offre un espace propice à la réflexion, au rassemblement et aux échanges. Les œuvres, commandées conjointement par le conseil directeur des directions autochtones et Art public Concordia de Concordia, reflètent l’engagement de l’Université en faveur d’un dialogue permanent et du renforcement des liens avec les communautés autochtones.

Ces œuvres répondent également à l’une des recommandations formulées dans Explorer le passé colonial de l’Université Concordia. Ce rapport récemment paru préconise d’accroître la visibilité des Autochtones à l’Université grâce à des œuvres d’art public, réalisées et commissariées par des personnes autochtones.

Les œuvres ont été dévoilées le 30 septembre dernier, à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

« Ces deux œuvres marquantes, réalisées par des artistes autochtones ayant des liens avec Concordia, confirment que les perspectives, les savoirs et la présence autochtones font partie intégrante de la vie quotidienne de nos campus et y sont littéralement ancrés », déclare Graham Carr, recteur de Concordia.

« Ces créations insufflent une énergie nouvelle à la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall en y instaurant une atmosphère accueillante et pleine de vie pour les membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel, mais aussi pour l’ensemble des Montréalaises et Montréalais ainsi que des visiteurs de la ville », poursuit-il.

Lancé en 2019, le plan d’action sur les directions autochtones comprend des recommandations qui visent à favoriser l’intégration des Autochtones sur les campus et la mise en valeur des cultures autochtones.

« La rénovation de la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall était l’occasion idéale de concevoir un espace marquant et visible sur le campus, reflétant les cultures autochtones et accueillant deux magnifiques œuvres d’art public », explique Manon Tremblay, directrice principale des directions autochtones.

« Nous espérons que ce n’est qu’un début et que de telles initiatives contribueront à renforcer le sentiment d’appartenance des membres autochtones de l’effectif étudiant, du personnel et du corps professoral », ajoute-t-elle.

<em>A Song for Nuliajuk</em> (« Chanson pour Nuliajuk »), 2026, de l’artiste Jason Sikoak A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk »), 2026, de l’artiste Jason Sikoak

Des œuvres d’art favorisant le rassemblement et la réflexion

Le médaillon de bronze intitulé A Song for Nuliajuk (2026), création de l’artiste et étudiant de Concordia Jason Sikoak, est encastré dans le dallage de la terrasse et entouré d’un espace circulaire aménagé pour s’asseoir qui sert de point central et de lieu de rassemblement propice à l’échange de récits, à la réflexion et à la vie en communauté.

Le médaillon illustre une cérémonie inuite destinée à honorer et à apaiser Nuliajuk, aussi appelée Sedna, une figure dont le nom et l’histoire varient à travers l’Inuit Nunangat et le Nord circumpolaire.

Cette réalisation marque une étape importante, puisqu’il s’agit de la première œuvre d’art autochtone à intégrer de manière permanente la collection d’art public de Concordia.

À proximité, la murale panoramique Teionihtiohtia:kon (2026), produite par le duo d’artistes Hannah Claus et Kaia'tanó:ron Dumoulin Bush, transforme un mur de briques donnant sur la terrasse conçue par des personnes autochtones. Cette fresque entremêle différentes perspectives – ciel, eau et terre – afin de mettre en lumière les compréhensions autochtones du temps, de la mémoire et de la présence.

Teionihtiohtia:kon marque le lancement du nouveau programme d’art mural autochtone de Concordia, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’art public temporaire. Dirigé par Art public Concordia en partenariat avec MU, entreprise montréalaise spécialisée dans les murales, le programme d’art mural autochtone reflète l’engagement de l’Université en faveur de la réconciliation ainsi que sa stratégie et sa politique en matière d’art public, qui visent à promouvoir une représentation équitable au sein de la collection d’art public de l’établissement.

« Ce fut un privilège de travailler avec Manon Tremblay et les artistes sur ces projets », affirme Sandra Margolian, responsable de l’art public à Concordia. « Pour moi, l’importance de ce travail va bien au-delà de l’ajout de nouvelles œuvres à la collection. Ces œuvres créent un espace qui permet de découvrir et de célébrer les récits et les modes de connaissance autochtones sur nos campus. »

« J’espère qu’elles contribueront à renforcer le sentiment d’appartenance et de connexion, et qu’elles encourageront les gens à s’ouvrir aux perspectives autochtones de manière respectueuse, accessible et durable. »

Située derrière le pavillon Henry-F.-Hall, la terrasse est un lieu de rassemblement central et symbolique sur le campus du centre-ville de Concordia. Le Service de gestion immobilière a supervisé plusieurs travaux d’amélioration visant à accroître la capacité d’accueil du pavillon, notamment la construction d’un nouvel escalier de secours.

« Le réaménagement a été l’occasion non seulement de moderniser les infrastructures, mais aussi de repenser la manière dont cet espace répond aux besoins de la communauté universitaire », explique David D’Arcangelo, directeur principal du Service de gestion des projets.

« Parallèlement à ces améliorations essentielles, la terrasse a été réaménagée afin de créer un environnement plus esthétique, accessible et accueillant. L’intégration d’éléments de design autochtones, tels qu’un jardin autochtone, a joué un rôle central dans le projet », conclut-il.
 

Découvrez la collection d’art public de l’Université Concordia.

Lisez le rapport Explorer le passé colonial de Concordia.