Béluga
Une famille de bélugas s’amuse parmi les étoiles, clin d’œil à leur présence continue en tant qu’invités de ces eaux.
Teionihtiohtià:kon, 2026
Murale panoramique
Réalisée par Kaia'tanó:ron Dumoulin Bush avec l’assistance de Diane Roe et Mathilde Pagé.
Produite par MU en partenariat avec l’Université Concordia.
Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush, Teionihtiohtià:kon, 2026
La murale panoramique,Teionihtiohtià:kon, imaginée et conçue par Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush, est située sur un mur de briques faisant face à un jardin autochtone adjacent à la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall, conçue par des Autochtones. Réalisée par Kaia’tanoron Dumoulin Bush avec l’assistance de Diane Roe et Mathilde Pagé, elle met en lumière les récits enfouis sous le béton de la ville, présents dans les eaux et inscrits sur la montagne de l’île.
La fresque offre de multiples perspectives, faisant passer le regard d’une vue aérienne à une plongée sous la surface de la ville, puis à une immersion au sein même du paysage. En guidant ainsi le regard à travers ces différents points de vue, l’œuvre invite à entrer en relation avec des récits qui échappent à la linéarité du temps et de l’espace. Les formes et les ombres évoquent les ancêtres, tandis que certains éléments s’élancent dans l’hémisphère, suivant la tresse de la femme tombée du ciel alors qu’elle traverse la mémoire ancestrale et les possibles à venir.
Les artistes rendent hommage aux espaces et aux êtres qui façonnent ce territoire : l’esturgeon des eaux de Kaniatarowá:nen, le pin blanc dont les branches s’étendent en tous sens, les plantes médicinales de la montagne et le béluga, dont une dent découverte sous le revêtement de la rue Sherbrooke, parmi des fragments de poterie, témoigne de ce qui demeure enfoui sous la surface urbaine.
Située dans un espace public collectif, Teionihtiohtià:kon invite à réfléchir à la présence, à la continuité et aux relations qui nous unissent, tout en rappelant que les récits accumulés au fil du temps demeurent vivants au cœur du paysage.
Pour en savoir plus sur la création de cette œuvre, consultez la page du projet sur le site web de MU.
Béluga
Une famille de bélugas s’amuse parmi les étoiles, clin d’œil à leur présence continue en tant qu’invités de ces eaux.
Tresse
La femme tombée du ciel n’est jamais bien loin ; elle se trouve toujours parmi nous. Sa tresse se faufile à travers l’ensemble de la fresque, car c’est elle, la première bipède, qui a répandu la terre sur le dos de la Grande Tortue et chanté les chants qui ont fait croître le monde.
Kaniatarowá:nen
Le fleuve apparaît comme un ruban cuivré et sinueux qui serpente à travers la carte en arrière-plan, soulignant l’importance de rassembler les peuples sur cette île ainsi que son rôle dans le rapprochement des communautés établies le long de ses rives.
Médecines (plantes médicinales)
Les bulles qui s’échappent de l’île renferment diverses images de plantes médicinales verdoyantes. La Terre mère partage ses richesses, dispersant ses graines au gré du vent pour qu’elles se fondent dans l’univers.
Sept danseuses
Les Pléiades, ou les Sept danseuses, forment une constellation essentielle qui guide notre manière de nous orienter. Reliant ici le ciel à l’eau par leur couleur cuivrée, elles évoquent à la fois la navigation, la sagesse et nos ancêtres qui veillent sur nous.
Esturgeon
Cette créature ancienne dotée de nageoires a élu domicile dans les eaux qui entourent l’île. Bien que menacé par divers facteurs, l’esturgeon demeure omniprésent en ce lieu.
Pin blanc
Les silhouettes des branches du pin blanc témoignent de son importance pour les peuples Rotinonshión:ni. Le Grand arbre de la Paix, du haut duquel l’aigle veille, est un symbole d’accueil et de protection pour tous ceux et celles qui se rassemblent sous ses branches.
Campus Sir-George-Williams
Terrasse du pavillon Henry-F.-Hall
1455, boulevard De Maisonneuve Ouest
Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush
Kaia'tanó:ron Dumoulin Bush est une illustratrice et artiste visuelle Onkwehonwe/franco-canadienne originaire d’Oshahrhè:'on (Châteauguay), au Québec. Elle a obtenu un baccalauréat en culture visuelle autochtone à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario.
Ses œuvres ont notamment été présentées sur CBC, APTN Lumi et Prime Video. Elle a également coorganisé des expositions à Tkaronto (Toronto), Tiohtià:ke (Montréal) et Aotearoa (Nouvelle-Zélande).
Ces dernières années, son travail a été mis à l’honneur dans plusieurs publications, dont A Treaty Guide for Torontonians (à l’occasion de la Biennale de Toronto 2022), Jules au Pays d’Asha (2023), Utipii (2023), Tumasi et Cam (2025) et, plus récemment, Ondinnok (2025).
Photo: The Art Studio
Hannah Claus est membre de la communauté Kenhtè:ke | Mohawks de Tyendinaga de la baie de Quinte. Dans sa pratique artistique, elle mobilise les relations matérielles et sensorielles pour exprimer les modes de connaissance Kanien'kehá:ka. Hannah Claus est professeure agrégée (Frameworks and Interventions in Indigenous Arts Practices) à l’Université Concordia. Ses œuvres ont été exposées à l’échelle internationale et figurent dans de nombreuses collections publiques, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada.
Lauréate de la bourse de recherche Eiteljorg (2019) et du prix Giverny (2020), elle a été reçue membre de la Société royale du Canada en 2025. Sa première œuvre d’art public d’envergure, entre les eaux et les étoiles, est installée au Centre Sanaaq à Montréal. Elle est titulaire de la Chaire de recherche Onkwehonwené:ha (nouvelle chercheuse) de l’Université Concordia, et codirige le Centre de recherche sur les futurités autochtones de Concordia.
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