Commande d'art autochtone
pour un medaillon en bronze destiné à la collection permanente de l’Université Concordia
Un médaillon permanent en bronze sera intégré à la terrasse rénovée du pavillon Henry-F.-Hall à l’automne 2026.
Contexte du projet
Conformément à l’engagement de Concordia envers la réconciliation et à sa stratégie et à la politique en matière d’art public visant à promouvoir une représentation équitable dans sa collection, un médaillon permanent en bronze sera intégré à la terrasse rénovée du pavillon Henry-F.-Hall, un emplacement central, très fréquenté et symbolique sur le campus du centre-ville.
Situé en territoire Kanien’kehá:ka non cédé, le pavillon Henry-F.-Hall est imprégné d’histoires entremêlées évoquant la résistance, la transmission des connaissances et l’action communautaire. Le médaillon autochtone fera désormais partie de ce continuum historique. Symbole visible de la présence autochtone, il s’inscrit dans un effort soutenu visant à accorder une place centrale aux savoirs autochtones dans les espaces publics.
La nouvelle terrasse se veut un espace accueillant et paisible propice aux relations harmonieuses.
Rendus réalisés par N.F.O.E. Architecture
La commande
Deux personnes étudiantes autochtones en beaux-arts sélectionnées par le conseil directeur sur les directions autochtones ont été invitées à concevoir un médaillon circulaire en bronze d’environ 160 cm de diamètre (cinq pieds), qui sera installé sur la terrasse rénovée du pavillon Henry-F.-Hall.
Encastré dans le sol de la terrasse au milieu d’un espace circulaire où il sera possible de s’asseoir, le médaillon est censé représenter un feu sacré et cérémoniel qui ne s’éteint jamais, qui attire les gens vers sa chaleur et sa lumière, et sert de lieu de rassemblement propice aux échanges et à la réflexion.
Le médaillon fera référence aux modes de connaissance, au savoir-être et à la mémoire des premiers peuples, ainsi qu’aux nations autochtones liées à ce territoire.
Les artistes ont été invités à proposer des images destinées à être gravées sur le médaillon en bronze qui reflètent :
- la présence autochtone ainsi que les liens, l’esprit, les enseignements et les récits liés au territoire;
- leur façon d’aborder les contes et légendes, la culture visuelle et l’appartenance au territoire.
Le médaillon retenu sera réalisé et installé par une spécialiste ou un spécialiste du bronze supervisé par la responsable de l’art public de Concordia, puis intégré à sa collection d’art public.
Imagerie sélectionnée pour le médaillon de bronze
Le design de Jason Sikoak a été retenu.
A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk ») illustre une cérémonie inuite de soin et de réconciliation, honorant Nuliajuk par le chant, les tambours et le soin de ses cheveux. L’œuvre évoque les thèmes de la responsabilité, de l’interdépendance et du processus continu et inachevé de réparation entre humains et monde naturel.
Dévoilement : septembre 2026
Jason Sikoak, A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk », détail d’esquisse du médaillon de bronze).
Objectifs du projet
- Commander un médaillon inspiré des esthétiques, des savoirs et des identités autochtones qui témoigne de la longue histoire de la présence autochtone à Concordia.
- Donner une visibilité aux cultures des Premières Nations, des Métis et des Inuit sur le campus et dans l’ensemble de la communauté de Tiohtià:ke.
- Encourager et soutenir les étudiantes et étudiants artistes autochtones.
- Sensibiliser à l’art et aux cultures autochtones et donner envie d’en apprendre davantage sur le sujet.
- Créer un lieu de rassemblement et renforcer le sentiment d’appartenance des membres autochtones du corps professoral, du personnel et de l’effectif étudiant ainsi que des personnes diplômées.
Jury
- Hannah Claus
- Gage Diabo
- Donna Kahérakwas Goodleaf
- Cheyenne Henry
- Michelle McGeough
- Nicolas Renaud
- Kristy Snell
- Manon Tremblay
- Sigwan Thivierge
- Allan Vicaire
- Simon Daley (étudiant)
- Wasueg Nicholas (étudiant)
Membres du jury (sans droit de vote)
- Annie Gérin, doyenne de la Faculté des beaux-arts
- Sandra Margolian, responsable de l’art public