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Œuvres d’art autochtones commandées pour la terrasse du pavillon Hall de l’Université Concordia

Ces projets redéfiniront cet espace du centre-ville pour en faire un lieu d’appartenance, de visibilité et d’échange
19 mars 2026
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Quatre portraits d'artistes différents, côte à côte, sur fond uni : une jeune femme aux longs cheveux noirs portant un châle à motifs, une personne portant des lunettes et un foulard rouge travaillant à une table, un homme en chemise blanche de face et une femme à lunettes en chemise violette, les bras croisés.
De gauche à droite : Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush (image reproduite avec l’aimable autorisation de Sur Gallery), Jobena Petonoquot (image reproduite avec l’aimable autorisation de l’artiste), Jason Sikoak (© Concordia University, photo: Lisa Graves) et Hannah Claus (image reproduite avec l’aimable autorisation de The Art Studio).

Deux œuvres d’art autochtones commandées depuis peu seront bientôt installées bien en vue sur la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall récemment réaménagée du campus du centre-ville de Concordia. Ces œuvres, commandées conjointement par le conseil directeur sur les directions autochtones et le bureau de l’art public de Concordia, comprennent un médaillon en bronze et une murale collective.

Ces deux projets seront réalisés par des artistes autochtones ayant des liens avec Concordia.

Une première à Concordia

Manon Tremblay, directrice principale des directions autochtones, indique que ces commandes reflètent les priorités clés énoncées dans le plan d’action sur les directions autochtones de Concordia – surtout pour ce qui est d’accroître la visibilité des peuples et des cultures autochtones sur le campus.

« C’est une première à Concordia, souligne-t-elle. Au fil des ans, il y a eu de nombreuses expositions d’art autochtone, mais elles étaient toutes temporaires. La terrasse et ses œuvres d’art constitueront désormais des repères durables bien visibles sur le campus du centre-ville. » 

« Il est important de faire connaître l’art et les artistes autochtones, en particulier dans un contexte global de réconciliation et de décolonisation. Nous souhaitons que les personnes autochtones membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel se reconnaissent dans cette représentation », ajoute-t-elle.

Le conseil directeur sur les directions autochtones a invité deux personnes étudiantes autochtones du programme de maîtrise ès beaux-arts en arts plastiques à soumettre des propositions de design pour le médaillon : Jobena Petonoquot (B. Bx.-arts 2012; Algonquine de Kitigan Zibi), et Jason Sikoak (B. Bx.-arts 2023; Inuit de Kikiak/Rigolet). Jobena Petonoquot crée des œuvres narratives qui jettent un regard critique et sensible sur l’histoire coloniale du Canada, tout en mettant en valeur la beauté de sa culture et son amour de la terre. Jason Sikoak, pour sa part, s’inspire des récits des aînés pour explorer les thèmes de la spiritualité, du colonialisme, de l’environnement et de la vie contemporaine des Inuits.

Un jury composé de membres du conseil directeur sur les directions autochtones choisira le motif finalement retenu pour le médaillon, qui sera ensuite réalisé par un spécialiste du bronze et intégré aux dalles de la terrasse.

« Ce médaillon en bronze sera la première œuvre d’art créée par un artiste autochtone contemporain à intégrer la collection permanente de Concordia », précise Sandra Margolian, responsable de l’art public à Concordia. « C’est également la première fois que des étudiants actuels de Concordia sont appelés à contribuer à la collection de l’Université. »

Lancement d’un nouveau programme d’art mural autochtone

Hannah Claus, artiste visuelle de descendance kanien’kehá:ka et anglaise, professeure agrégée au Département des arts plastiques et codirectrice du Centre de recherche sur les futurités autochtones de l’Université Concordia, ainsi que Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush, illustratrice et artiste multidisciplinaire Onkwehón:we/franco-canadienne, collaboreront à la création d’une fresque murale destinée au nouvel espace extérieur.

Ayant déjà travaillé ensemble sur des projets organisés par daphne, un centre d’artistes autochtones situé à Montréal, Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush ont décidé de collaborer et de soumettre une proposition commune.

« Lorsque nous avons appris que nous avions toutes deux été invitées à élaborer des ébauches pour la nouvelle murale, nous en avons discuté et avons proposé – au nom de l’esprit de solidarité haudenosaunee et de notre amitié – de nous associer pour créer une œuvre collaborative plutôt que d’entrer en concurrence », témoignent les artistes.

Manon Tremblay applaudit cette idée, faisant valoir que leur décision de travailler ensemble « reflète l’esprit communautaire autochtone ».

Ce projet de murale s’inscrit dans le cadre d’un programme récemment lancé par le bureau de l’art public en partenariat avec MU, organisme sans but lucratif montréalais voué à la réalisation de murales. Tous les cinq ans, si les fonds le permettent, le conseil directeur sur les directions autochtones sélectionnera des artistes autochtones et les invitera à soumettre une proposition en vue de la création d’une murale destinée à la terrasse. MU embauchera et encadrera des étudiantes et étudiants autochtones en art qui participeront aux travaux de peinture.

Ces éléments de design contribueront à créer un espace qui sera non seulement visuellement attrayant, mais aussi inclusif et représentatif de la présence autochtone sur le campus.

Diversifier la collection d’art public

Au-delà des collaborations artistiques, ces nouvelles commandes s’inscrivent dans la stratégie de l’Université en matière d’art public, qui vise notamment à diversifier sa collection.

« Notre objectif est d’enrichir la collection de manière équitable et inclusive ainsi que de reconnaître la valeur artistique et culturelle essentielle que ces acquisitions y ajouteront », explique Mme Margolian.

Outre les œuvres d’art, la terrasse intégrera divers éléments de design autochtone, notamment des plantes autochtones de la région et une allée pavée rappelant le cours d’une rivière, le long de laquelle seront disposés des sièges. Les entrées donnant sur les rues Mackay et Bishop porteront des inscriptions signifiant « bonjour » et « bienvenue » dans toutes les langues autochtones liées au territoire aujourd’hui appelé le Québec.

Mme Tremblay souligne que cet espace est conçu pour offrir un environnement accueillant, inclusif et accessible, à l’image du monde naturel, tout en favorisant un sentiment d’appartenance.

Le dévoilement officiel des œuvres aura lieu le 30 septembre à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

 

Apprenez-en plus sur le programme d’art public de l’Université Concordia.



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