Kakiniit (tatouages)
La bordure circulaire évoque les motifs traditionnels de tatouage, qui ont failli disparaître sous l’effet de la colonisation. Des lignes rayonnant à partir de chaque point cardinal indiquent les quatre directions.
A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk »), 2026
Médaillon de bronze
Jason Sikoak, A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk »), 2026
A Song for Nuliajuk (« Chanson pour Nuliajuk »), médaillon de bronze réalisé par Jason Sikoak, est intégré à l’espace circulaire aménagé pour s’asseoir sur la terrasse du pavillon Henry-F.-Hall. Cette œuvre constitue à la fois un point de convergence et un lieu de rassemblement. Elle symbolise également un feu cérémoniel, soit un endroit propice à la réflexion, à l’échange de récits et à la vie en communauté.
Le médaillon illustre une cérémonie inuite destinée à honorer et à apaiser Nuliajuk, aussi appelée Sedna, une figure dont le nom et l’histoire varient selon les régions de l’Inuit Nunangat et du Nord circumpolaire. À l’instar d’autres versions du récit, celle-ci véhicule un enseignement clair : lorsque les humains se comportent de manière injuste les uns envers les autres ou à l’égard du monde naturel, l’équilibre est rompu et doit être rétabli.
Dans les traditions orales inuites, le bien-être de la vie marine dépend de la chevelure de Nuliajuk. Lorsqu’elle est irritée par les actions des humains, ses cheveux s’emmêlent, piégeant les mammifères marins sous l’eau et les privant de nourriture. Pour exprimer leur sollicitude et leurs excuses – ainsi que leur engagement à mieux faire –, les gens chantent, jouent du tambour, et peignent et tressent ses cheveux.
Jason Sikoak représente cette cérémonie au présent. Tandis que l’on s’occupe des cheveux de Nuliajuk, quelques mèches demeurent en bataille, signe que le processus de soin et de restauration est toujours en cours.
Installée dans un espace public aménagé pour s’asseoir, l’œuvre A Song for Nuliajuk invite à une réflexion sur la responsabilité, l’interdépendance et le travail de réparation qui se poursuit.
Kakiniit (tatouages)
La bordure circulaire évoque les motifs traditionnels de tatouage, qui ont failli disparaître sous l’effet de la colonisation. Des lignes rayonnant à partir de chaque point cardinal indiquent les quatre directions.
Angaguk
Les figures dessinées dans la chevelure de Nuliajuk représentent l’Angaguk, que l’on voit jouer du tambour et chanter durant la cérémonie.
Nuliajuk
Au centre, on peigne et on tresse les cheveux de Nuliajuk en signe de réconciliation. Les mèches qui dépassent indiquent que le travail de réparation se poursuit.
Campus Sir-George-Williams
Terrasse du pavillon Henry-F.-Hall
1455, boulevard De Maisonneuve Ouest
L’artiste Jason Sikoak
Jason Sikoak est originaire de la communauté inuite de Rigolet, au Nunatsiavut (Labrador). Titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts (Studio Arts) et histoire de l’art (avec distinction) de l’Université Concordia à Tiohtià:ke (Montréal), Jason Sikoak poursuit actuellement une maîtrise en fibres et pratiques matérielles à cette même université. L’artiste, dont les textes ont été publiés et les œuvres reproduites dans de nombreux magazines d’art, a figuré sur la liste préliminaire du Prix Sobey pour les arts 2024, dans la nouvelle catégorie Circumpolaire. Ses œuvres multidisciplinaires ont fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et à l’étranger, et deux de ses créations ont été reproduites sur des pièces de la Monnaie royale canadienne.
© Université Concordia