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Du 8 au 12 mars, Concordia accueille Pablo Gershanik à titre d’artiste en résidence virtuelle

L’acteur-réalisateur argentin explore la résilience et la guérison dans le contexte des traumatismes personnels ou collectifs
25 février 2021
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Après avoir vécu une perte cruelle, Pablo Gershanik a conçu une méthode de reconstitution des événements traumatiques sous la forme de modèles miniatures.

Du 8 au 12 mars, l’acteur, réalisateur et professeur Pablo Gershanik participera à une résidence artistique virtuelle à l’Université Concordia.

Outre trois conversations publiques sur le thème de l’art comme outil de résilience, cette résidence sera ponctuée d’ateliers et de visites à l’intention des étudiantes et étudiants du Département de théâtre, du Département de thérapies par les arts et du Centre d’histoire orale et de récits numérisés.

« Homme de théâtre et artiste de cirque de renommée internationale, Pablo Gershanik propose une approche profondément humaine de la création artistique et de la contribution sociale sur le plan individuel », souligne l’artisan de la résidence : Patrick Leroux, vice-doyen de la recherche à la Faculté des arts et des sciences de même que professeur au Département d’études anglaises et au Département d’études françaises. « Nous sommes heureux de donner l’occasion à nos étudiantes et étudiants ainsi qu’aux membres de la communauté élargie de se familiariser avec cette démarche conceptuelle. »

La résidence artistique virtuelle à laquelle participera Pablo Gershanik résulte d’une collaboration entre la Faculté des arts et des sciences, la Faculté des beaux-arts, ESPACE 4 et le Centre d’études interdisciplinaires sur la société et la culture.

Le directeur du centre, Mark Sussman, précise que les miniatures créées par l’artiste relèvent d’une forme particulière de jeu sérieux, source de possibilités d’exploration inédites.

« En prêtant vie à des objets inanimés dans le cadre d’une performance scénique ou médiatisée, Pablo Gershanik remet en question les aspects précaires de l’histoire, de la mémoire et du quotidien », explique-t-il.

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« Quelle signification prend la reconstitution d’une tragédie? »

En 1975, sous la dictature militaire d’alors en Argentine, le père de Pablo Gershanik a été assassiné à La Plata.

Quarante ans plus tard, le créateur a fait appel à ses expériences variées dans les domaines du théâtre, de l’art des marionnettes, de la danse et des arts circassiens pour reproduire cet épisode tragique sous la forme d’une maquette.

« J’ai eu l’idée de reconstituer chacun des petits événements qui, dans mon imagination, s’étaient déroulés au moment où ma vie basculait définitivement », raconte-t-il.

« Aussi, j’ai voulu revisiter le monde tel qu’il était en 1975, poursuit-il. Je souhaitais revoir ma ville en particulier, puis redécouvrir ce qui se passait sur la planète dans l’univers du cinéma, de la télévision, de la radio, de la presse écrite ou encore de la publicité, et ce, jusqu’à ce qu’émerge une sorte de mouvement symphonique, battant à l’unisson. »

Sa maquette a été présentée pour la première fois au Musée de la mémoire de Buenos Aires – sur les lieux mêmes où ont été perpétrés, au temps de la dictature militaire, des crimes d’une brutalité inouïe. Au fil de ses échanges sur les récits de survie que livraient des membres du public, Pablo Gershanik s’est rendu compte que sa propre expérience s’étendait au-delà du cadre personnel, qu’elle tenait désormais de l’histoire de guérison collective.

« Quelle signification prend la reconstitution d’une tragédie? Une maquette permet-elle de prendre du recul par rapport à un épisode traumatique de sorte à l’explorer dans une perspective ludique, à établir un dialogue avec lui et, ultimement, à le pallier? »

Ces questions ont conduit l’artiste à élaborer la méthode dite des maquettes intimes, qui associe l’art-thérapie, la psychologie et le théâtre dans la reconstruction d’événements traumatiques sous la forme de modèles miniatures, et ce, dans l’objectif de revisiter et de transformer de telles expériences.

Diplômé de l’École internationale de théâtre Jacques Lecoq de Paris, Pablo Gershanik a participé à des tournées internationales du Cirque Éloize (Canada), de la Compagnie Philippe Genty (France) et de la Compagnia Finzi Pasca (Suisse et Canada).

Directeur fondateur de la spécialisation en performance et interprétation masquées de l’Université nationale de San Martin à Buenos Aires, il a enseigné le théâtre physique, l’art clownesque et le théâtre d’objets pendant plus de 20 ans au Mexique, en France et en Argentine, sa mère patrie.

Horaire des activités

Le public est invité à assister à trois discussions sur les thèmes de l’art et de la résilience.

8 MARS

11 h – 12 h 15
Conférence : Metaphor as a Possibility of Resilience
(« la métaphore comme possibilité de résilience »)
Présentation du Centre d’études interdisciplinaires sur la société et la culture

Traduction simultanée en espagnol assurée par le Laboratoire d’écoute active

Pablo Gershanik examine les formes et les outils que s’approprient tant l’art que l’artiste pour surmonter des expériences traumatiques d’ordre personnel ou social.

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9 MARS

9 h – 9 h 45
Situating Residency and Responding to Pablo’s Metaphor
(« situer le contexte de la résidence; commenter la métaphore de l’artiste »)

Pablo Gershanik, Patrick Leroux, Bonnie Harnden, professeure agrégée au Département de thérapies par les arts, Luis Sotelo Castro, professeur au Département de théâtre et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire orale et représentation artistique, de même que Mark Sussman prendront part à cette conversation.

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12 MARS

11 h – 12 h 15

Au cours de cette conversation, Pablo Gershanik, Ariela Freedman, professeure au Collège d’études humanistes, ainsi que Patrick Leroux exploreront les moyens d’aller de l’avant après un traumatisme, et ce, sur les plans créatif, intellectuel, émotionnel et social.

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Apprenez-en davantage sur le
Département de théâtre, le Département de thérapies par les arts et le Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia.

 



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