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Concordia lance l'Institut des villes nouvelle génération

Quatorze centres de recherche s’associent pour façonner l’avenir de la vie urbaine
16 novembre 2020
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Downtown landscape with trees in the foreground
Ursula Eicker : « Notre objectif est de rassembler les gens en favorisant la coopération, par exemple entre les développeurs et les militants, et entre les artistes et les ingénieurs. »

En raison de la pandémie de COVID, les villes du monde entier sont forcées de transformer la configuration de leurs espaces publics et de leurs services pour assurer la santé et la sécurité des citoyennes et citoyens. Elles devront également trouver des moyens de se réapproprier leur vitalité économique et culturelle lorsque la pandémie sera maîtrisée. De nombreuses villes comptent agir et maintenir leurs engagements envers l’adoption de pratiques environnementales durables. Voilà le genre de questions auxquelles s’intéresseront les chercheuses et chercheurs de l’Institut des villes nouvelle génération de l’Université Concordia.

« Les villes sont de merveilleux espaces. En raison de leur densité, elles peuvent être le mode de développement humain durable le plus efficace », affirme Ursula Eicker, titulaire de la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes à l’Université Concordia.

« Elles génèrent la majorité du produit intérieur brut mondial et sont des centres d’innovation et de productivité. Mais elles sont aussi responsables des deux tiers des émissions de carbone à l’échelle planétaire. Nous devons transformer nos villes afin d’éviter de graves problèmes. »

Mme Eicker a consacré les 12 derniers mois à la création de l’Institut sur les villes nouvelle génération, qu’elle codirige avec Carmela Cucuzzella, titulaire de la chaire de recherche de Concordia en conception intégrée, écologie et durabilité du milieu bâti.

« Cette nouvelle initiative nous enthousiasme particulièrement. La durabilité est une question d’importance mondiale et Concordia s’est engagée à relever le défi. L’Institut sur les villes nouvelle génération jouera un rôle essentiel dans la mobilisation de la recherche et l’atteinte de nos objectifs », affirme Graham Carr, recteur de l’Université Concordia.

L’institut est composé de plus de 200 chercheuses et chercheurs issus de 14 centres de recherche représentant diverses disciplines comme la science, le génie, les sciences humaines et les arts.

« L’Institut des villes nouvelle génération fait appel à des chercheuses et chercheurs à l’échelle de l’Université qui souhaitent bâtir des villes intelligentes, durables et résilientes », affirme Mme Cucuzzella

Il fournira un cadre de travail favorisant la collaboration interdisciplinaire, un critère essentiel pour l’urbanisme de nouvelle génération.

« De nombreux chercheurs et chercheuses au sein de l’Université accomplissent déjà un travail remarquable à cet égard, et l’institut est l’occasion de faire connaître l’expertise de Concordia dans ce domaine. Mais l’institut permet avant tout de réunir ces personnes afin qu’elles contribuent à des projets de grande envergure pouvant avoir des retombées concrètes », ajoute Mme Cucuzzella.

Woman with grey blazer and red eyeglasses Ursula Eicker, professeure au Département de génie du bâtiment, civil et environnemental

L’importance et la complexité de l’urbanisme

D’ici 2050, on estime que jusqu’à 75 % de la population mondiale vivra dans des centres urbains, ce qui rend la conception efficace des villes d’autant plus importante.

« Il est parfois difficile de saisir l’ampleur des défis à relever. Par exemple, il nous faudrait la végétation d’une deuxième planète pour absorber nos émissions de gaz carbonique actuelles en toute sécurité », affirme Mme Eicker.

« Nous avons parfois du mal à comprendre à quel point ces difficultés sont multidimensionnelles. Chaque détail compte, des sources d’énergie à l’efficacité du transport et des bâtiments. Beaucoup de projets à visée écologique mettent l’accent sur un seul problème. Or, il faut tenir compte de tous les facteurs pertinents lorsqu’il est question de concevoir les villes de demain. »

« Il existe également d’importants facteurs sociaux, ajoute Mme Eicker. En effet, rien ne sert de bâtir des villes efficaces et modernes si personne ne peut y vivre parce que le coût de la vie y est trop élevé. »

Woman with white jacket and curly hair Carmela Cucuzzella, professeure au Département de design et d’arts numériques

Ouverture, souplesse et horizontalité

Étant donné les nombreux facteurs interreliés qui influent sur la durabilité des villes, des efforts de recherche diversifiés mais concertés seront nécessaires pour résoudre les problèmes des villes de nouvelle génération.

« Nous voyons la ville comme un écosystème. Il faut tenir compte de sa résilience, mais aussi de la résilience de la communauté », affirme Mme Cucuzzella.

« Une grande part de mon travail consiste à créer des ponts entre le milieu universitaire et la communauté afin de favoriser notre savoir collectif. Selon notre vision fondamentale, l’urbanisme prend une dimension essentielle et créative permettant le développement inclusif et collectif des villes. »

« Notre institut veut apporter un nouvel éclairage sur le design intégré et durable des environnements urbains, en passant par leurs qualités techniques, bâties et socioculturelles, et partager ce savoir avec d’autres villes à travers le monde. »

Une structure ouverte, souple et horizontale

Mme Eicker estime que toute personne aspirant à améliorer la qualité de vie devrait s’intéresser à ce projet.

« Nous voulons nouer de nombreux partenariats et bâtir un important réseau. »

« Nous avons besoin d’une vision mondiale, et c’est précisément ce que l’institut vise à offrir. La structure de l’institut est très ouverte et toute personne dont les travaux portent sur les villes est invitée à participer. »

Une structure ouverte, souple et horizontale permet de soutenir les efforts interdisciplinaires nécessaires au projet. L’institut espère établir une norme en matière de recherche internationale pour la résolution de ces défis mondiaux de grande envergure.

Selon Paula Wood-Adams, vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures, l’institut jouera un rôle déterminant en rassemblant les chercheurs pour la réalisation d’objectifs communs.

« La soumission favorable de Concordia dans le cadre de la chaire d’excellence en recherche du Canada nous a permis de créer l’institut. Une collaboration à l’échelle de l’Université est essentielle pour l’élaboration de projets qui auront des retombées importantes sur l’avenir de nos communautés urbaines », affirme Mme Wood-Adams.

La naissance de l’institut permet aux chercheurs de Concordia de commencer à choisir les projets qui exigent de l’attention. « Nous travaillons notamment à la création d’une ressource complète sur tous les aspects des villes de nouvelle génération. »

Mme Eicker affirme qu’il s’agit d’un projet ambitieux et que les défis à relever dépassent largement le cadre technique et scientifique.

« Notre objectif est de rassembler les gens en favorisant la coopération, par exemple entre les développeurs et les militants, et entre les artistes et les ingénieurs », dit-elle.

« Nous devons susciter l’enthousiasme et encourager la collaboration. Cette structure favorise l’urbanisme créatif en faisant participer les citoyens, les décideurs et les représentants de l’industrie dans les projets de décarbonisation, de verdissement et d’inclusion sociale. »

Apprenez-en davantage au sujet de l’Institut des villes nouvelle génération de Concordia.



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