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Un doctorant de Concordia devient le plus jeune thérapeute en chef de la Ligue canadienne de football

À l’extérieur du terrain, Tristan Castonguay s’intéresse au rôle des caméras thermiques dans l’évaluation des blessures
10 juin 2022
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Deux hommes se tiennent debout sur un terrain de football. L'un est joueur, l'autre entraîneur. Ma passion est née de ma capacité à comprendre comment survient une blessure et comment aider l’athlète à reprendre son sport », explique Tristan Castonguay. | Photo par Avril Franco

Doctorant en thérapie du sport à l’Université Concordia, Tristan Castonguay (B. Sc. 2019; M. Sc. 2021) repousse les limites – sur le terrain de football comme en dehors.

En juin 2021, l’étudiant est devenu thérapeute en chef pour les Alouettes de Montréal, ce qui en fait – à 26 ans – le plus jeune à occuper ce poste au sein de la Ligue canadienne de football.

En parallèle, à l’Université Concordia, il explore une nouvelle méthode de visualisation des lésions musculosquelettiques qui pourrait changer la donne pour les thérapeutes du sport et d’autres professionnels de la santé qui ont actuellement recours à l’imagerie par rayons X.

« Il y a un avantage à étudier au doctorat et à occuper en même temps un emploi », fait valoir Tristan Castonguay. « Je peux mettre en application les résultats de ma recherche dans mon travail quotidien de façon rapide et efficace. »

Le doctorant est à explorer l’utilisation de la thermographie infrarouge, ou imagerie thermique, pour visualiser les lésions musculosquelettiques.

Les caméras thermiques permettent de photographier la chaleur corporelle, laquelle est un important indicateur de lésions chez une personne. Lorsqu’une blessure cause de l’inflammation, le corps dégage plus de chaleur dans la région touchée.

Le thérapeute du sport fait en outre remarquer que les muscles produisent de la chaleur lorsqu’ils fonctionnent. Alors, si une personne sollicite un côté de son corps plus que l’autre – ce qui est un signe de compensation et un prédicteur de futures blessures –, la caméra peut également le détecter.

« C’est une méthode sécuritaire, car elle ne dégage pas de radiation », explique Tristan Castonguay. « Pouvoir évaluer les lésions avant ou après leur survenue constitue un avantage certain pour les cliniciens. C’est aussi un outil précieux pour les patients, qui peuvent ainsi voir la progression de leur rétablissement. »

« Les termes médicaux et d’anatomie souvent employés par les médecins et les thérapeutes du sport sont difficiles à saisir pour bien des gens », ajoute-t-il. « En offrant aux patients une image claire de leur lésion, on peut les aider à comprendre de quoi il s’agit. »

« Un sentiment extraordinaire »

Tristan Castonguay en est à sa première année de doctorat. Il effectue actuellement un examen de la documentation sur l’imagerie thermique afin de déterminer dans quelles circonstances cette technique a été utilisée auparavant et en quoi elle peut contribuer à faire progresser la recherche dans le domaine des sciences de l’exercice.

« Étant donné qu’il s’agit d’une technologie innovante, peu de travaux de recherche ont été menés sur le sujet jusqu’à maintenant », précise-t-il. « Pour la plupart des usages que nous faisons de l’imagerie thermique, nous avons dû développer notre propre méthode afin de déterminer la meilleure façon de procéder ». Le doctorant s’attend donc à devoir élaborer son propre protocole d’utilisation de cette technologie pour la visualisation des lésions.

Déjà titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en thérapie du sport de l’Université Concordia, Tristan Castonguay explique que son intérêt pour la profession découle de son désir d’aider les personnes actives à se rétablir de leurs blessures.

« Ma passion est simplement née de ma capacité à comprendre comment survient une blessure et comment aider l’athlète à reprendre son sport », explique-t-il. « On ne fait pas ce travail pour soi-même, mais parce qu’on aime le faire. »

Amateur de sport de longue date et joueur de football pendant dix ans, Tristan Castonguay est fier de traiter aujourd’hui les membres de l’équipe de football professionnel de Montréal. Il s’est joint aux Alouettes tout juste avant la saison de 2021, où l’équipe avait commencé en force, mais fini par s’incliner contre les Tiger-Cats de Hamilton en demi-finale de la division Est.

M. Castonguay agit à titre de premier répondant lorsqu’un joueur subit une blessure dans le cadre d’un match. Il travaille au rétablissement des membres de l’équipe, leur donne de la formation sur la prévention des blessures et leur prescrit des exercices correctifs.

Comme thérapeute en chef, sa tâche consiste par ailleurs à s’assurer que les athlètes blessés demeurent en lien avec l’équipe et peuvent continuer de s’entraîner avec leurs coéquipiers durant leur rétablissement. Il s’agit à ses yeux de la partie la plus gratifiante de son travail à ce jour.

« Les athlètes dont la tâche consiste à jouer, mais qui se blessent peuvent trouver très difficile de savoir qui ils sont lorsqu’ils ne pratiquent pas leur sport ou ne côtoient pas l’équipe », fait-il observer. « Maintenir le lien avec l’équipe peut atténuer ce sentiment. »

« Aider un athlète blessé dont les capacités sont passablement réduites à se rétablir, jusqu’à pouvoir reprendre le jeu et marquer un touché, c’est un sentiment extraordinaire. Vous savez que vous avez contribué à votre façon à son succès sur le terrain grâce à vos propres compétences. »

Renseignez-vous sur le Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l’Université Concordia.



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