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Deux étudiants de Concordia participeront à la dernière étape de l’édition 2024 du concours J’ai une histoire à raconter du CRSH

Les étudiants aux cycles supérieurs Guillaume Jabbour et Sunjay Mathuria figurent parmi les 20 finalistes issus d’universités de tout le Canada
18 mars 2024
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Sunjay Mathuria et Guillaume Jabbour.
Sunjay Mathuria et Guillaume Jabbour.

Les étudiants de l’Université Concordia Guillaume Jabbour et Sunjay Mathuria sont finalistes au concours J’ai une histoire à raconter du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).

Ce concours annuel invite les personnes étudiantes de niveau postsecondaire de tout le pays à exposer, en un maximum de trois minutes ou de 300 mots, les retombées de la recherche financée par le CRSH sur la société canadienne. Guillaume Jabbour, étudiant à la maîtrise au Département de communication, et Sunjay Mathuria, doctorant au Département de géographie, urbanisme et environnement, figurent parmi les 20 finalistes à remporter 3 000 $.

Ils auront la chance de présenter leur histoire devant un public et un jury distingué dans le but de faire partie des cinq gagnantes ou gagnants et de remporter 1 000 $ supplémentaires. Cette année, l’événement les mettant en vedette se tiendra en mai lors de la conférence des Science Writers and Communicators of Canada qui aura lieu à Saskatoon, en Saskatchewan.

« La recherche axée sur les arts offre de nouvelles façons d’aborder de vieux problèmes »

Membre du Centre d’histoire orale et de récits numérisés de Concordia ainsi que du laboratoire Ageing + Communication + Technologies (ACT), Guillaume Jabbour étudie comment la « marche sonore » peut créer des liens et une communauté entre les générations.

La marche sonore est une méthodologie de recherche-création qui invite les personnes participantes à pratiquer une écoute attentive et à réfléchir à leur place dans l’environnement sonore qui les entoure. Cette pratique incite également à contempler la signification du site où se déroule la marche.

Dans sa présentation audio, M. Jabbour nous parle de son projet de recherche-création, auquel ont participé des membres d’une communauté rurale des Basses-Laurentides, au Québec. Des adolescents et des adultes ont ainsi pris part à des activités d’écoute approfondie près du pont historique d’Avoca. L’étudiant nous explique comment cette expérience de marche sonore a contribué à créer un sentiment de communauté parmi les participants au projet.

« Il y a énormément de travaux novateurs en cours dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales, affirme Guillaume Jabbour. La recherche axée sur les arts offre notamment de nouvelles façons d’aborder de vieux problèmes, et je pense qu’il est important que les gens puisent de l’espoir dans cette idée. »

« La narration s’avère fondamentale pour une communication efficace de nos recherches »

Dans le cadre de son doctorat, Sunjay Mathuria étudie les récits de mémoire dans les villes ayant subi un traumatisme spatial. Dans son article de 300 mots, M. Mathuria raconte comment il a inopinément retrouvé la porte de la maison de ses ancêtres à Lahore, au Pakistan, trois générations après leur départ.

En 1947, sa famille a en effet dû fuir son foyer après la partition de l’Inde britannique en deux États indépendants, le Pakistan et l’Inde. Cette situation a entraîné des déplacements massifs, des bouleversements et des violences, en particulier dans les régions du Pendjab et du Bengale.

La présentation du doctorant est une exploration personnelle de son lien avec Lahore en tant que chercheur mettant en lumière les interactions insoupçonnées entre le concept de « foyer » et la recherche qui franchit les frontières personnelles et familiales.

« La narration s’avère fondamentale pour une communication efficace de nos idées de recherche et l’établissement de liens avec les gens », explique Sunjay Mathuria.

« Je pense également que nombre de chercheuses et chercheurs racisés dans le domaine des sciences humaines et sociales peuvent se trouver personnellement engagés dans la recherche de façon complexe. La capacité d’appréhender et d’articuler ces sentiments par le récit peut nous aider – et aider les autres – à comprendre notre travail de manières différentes. »


Apprenez-en davantage sur le
concours J’ai une histoire à raconter du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et sur l’École des études supérieures de l’Université Concordia.

 



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