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De nouveaux travaux de recherche subventionnés propulsent le laboratoire des nanoparticules du Carrefour des sciences appliquées de Concordia

L’équipe de Rafik Naccache explore les biocarburants renouvelables, la cicatrisation des plaies chirurgicales et plus encore
25 juillet 2022
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« Nous travaillons d’arrache-pied afin de faire progresser nos recherches, particulièrement dans les domaines de la durabilité et des biocarburants », explique Rafik Naccache.

D’autres travaux du groupe profitent de subventions accordées dans le cadre de plusieurs programmes de financement offerts notamment par le CRSNG, le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, les chaires de recherche de Concordia et le Centre québécois sur les matériaux fonctionnels.

« Nous travaillons d’arrache-pied afin de faire progresser nos recherches, particulièrement dans les domaines de la durabilité et des biocarburants », explique Rafik Naccache, professeur agrégé de chimie et de biochimie à la Faculté des arts et des sciences.

Titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia sur les nanomatériaux multifonctionnels durables (niveau 2) depuis 2021, le Pr Naccache explore diverses façons de rendre les biocarburants plus écologiques en acquérant une compréhension approfondie de leurs propriétés chimiques.

Il travaille avec des nanomatériaux à base de carbone – lesquels peuvent être produits à partir de pelures d’orange, de grains de café ou de simples molécules –, ce qui les rend économiques et écologiques.

Pas facile d’être vert

L’un des défis que relève l’équipe de Rafik Naccache consiste à trouver des façons d’utiliser les nanomatériaux de carbone pour transformer des huiles usées en biocarburants.

« Une des difficultés réside dans les approches conventionnelles, dans la mesure où celles-ci requièrent un processus de purification approfondie et finissent par générer de grandes quantités d’eau usée, ce qui les rend moins écologiques », explique le Pr Naccache.

« Nous tentons également de cesser d’utiliser des huiles raffinées pour concentrer nos efforts sur la transformation des huiles alimentaires usées. Toutefois, cette démarche comporte aussi ses difficultés étant donné que ces huiles subissent une dégradation et deviennent plus acides. Alors, nous devons concevoir des matériaux innovants capables de convertir ces huiles usées en biocarburants propres qui seront utilisables dans les moteurs et la machinerie. »

 

Photo de groupe de huit personnes debout à l'extérieur devant une structure en bois à treillis vert De gauche à droite : Diego Mendoza, Aisha Hamilton, Michelle Pains Duarte, Rafik Naccache, Tayline de Medeiros, Adryanne Claremont Paquette, Gregory Amato et Arezoo Setayesh

Guérir grâce à la technologie du laser

Par ailleurs, les membres de l’équipe Naccache – en collaboration avec leurs collègues chercheurs Annie Castonguay (INRS-AFSB), Luca Razzari (INRS-EMT), Roberto Morandotti (INRS-EMT) et Anie Philip (Université McGill) – travaillent à un autre projet faisant appel aux lasers et aux nanotechnologies en vue d’obtenir une meilleure cicatrisation des plaies chirurgicales.

« L’objectif est de réduire le temps de guérison et de minimiser la production de cicatrices apparentes », explique Rafik Naccache.

La cicatrisation des plaies assistée par laser est un concept émergent. Cette technique est particulièrement attrayante du fait qu’elle pourrait permettre des interventions chirurgicales sans suture.

« Nous utilisons des lasers à faible énergie pour exciter les nanomatériaux et les amener à générer de la chaleur, ce qui permet de refermer la plaie avec un minimum de lésions tissulaires », précise le Pr Naccache.

Le rôle du Carrefour des sciences appliquées

Rafik Naccache s’empresse de souligner la contribution du Carrefour des sciences appliquées de Concordia à l’essor des travaux menés dans son laboratoire. L’immeuble abrite des chercheuses et chercheurs de la Faculté des arts et des sciences, de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody et du Centre d’innovation District 3.

« L’aide tangible qu’on nous propose réside notamment dans une infrastructure d’avant-garde où nous avons accès à diverses techniques d’imagerie et de caractérisation, ainsi qu’à des installations de recherche performantes », fait valoir le Pr Naccache.

« Toutefois, plusieurs aspects du soutien que nous apporte le carrefour sont intangibles. Nous profitons d’un concept de laboratoire ouvert où évoluent des chercheurs de divers horizons, ajoute-t-il. Cet aménagement favorise le foisonnement des idées étant donné que toutes et tous travaillent côte à côte. »

« Il n’y a aucun mur, aucun obstacle physique. Il suffit de faire quelques pas pour aller parler à un collègue et échanger quelques idées. Cette manière de travailler comporte énormément d’avantages. »
 

Apprenez-en plus sur le Carrefour des sciences appliquées de l’Université Concordia et le groupe de recherche Naccache.

 



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