Concordia collabore avec d’autres établissements pour offrir l’École d’été en transformation sociétale du CIRODD

Le projet pilote a accueilli 27 participants et participantes en quête d’un savoir-faire pratique dans le but de promouvoir les objectifs de développement durable des Nations Unies
21 septembre 2021
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Cet article s’inscrit dans une série sur l’engagement de Concordia envers les objectifs de développement durable des Nations Unies et fait partie de l’examen interne volontaire (Voluntary University Review).

Les gouvernements, les entreprises, les universités, dont Concordia, et plusieurs autres établissements dans le monde ont pris des engagements sérieux dans le but de réaliser les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies.

Les prochaines étapes prévoient l’apport du savoir-faire nécessaire à ceux qui s’emploient à concrétiser ces engagements.

À cette fin, Concordia s’est jointe au Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable et à d’autres établissements pour offrir l’École d’été en transformation sociétale du CIRODD, qui s’est déroulée virtuellement du 27 juillet au 27 août de cette année.

Grâce à ce projet pilote bilingue, 27 participants, des étudiants et étudiantes de Concordia et d’autres universités, ont pu découvrir des moyens d’aider les municipalités et les communautés à atteindre ces objectifs mondiaux.

Le CIRODD est un centre de recherche, de développement et de référence situé au Québec. « L’ensemble de notre mission et de nos objectifs visent l’exploitation et la mise en œuvre du développement durable de manière multidisciplinaire, interdisciplinaire et intersectorielle », explique Stéphanie Jagou, gestionnaire de projet principale du centre.

Le CIRODD a lancé l’idée d’école et a recruté des experts, comme Carmela Cucuzzella, professeure de design et d’arts numériques et titulaire de la chaire de recherche de niveau 2 de Concordia en conception intégrée, écologie et durabilité du milieu bâti, et Ursula Eicker, titulaire de la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes et professeure en génie du bâtiment, civil et environnemental à Concordia.

Au nombre des autres partenaires universitaires, citons l’Université Acadia en Nouvelle-Écosse, l’Institut EDS de l’Université Laval à Québec, la Maison de l’innovation sociale de Montréal et le Réseau de solutions de développement durable Canada.

Carmela Cucuzzella : « Notre exercice de modélisation de système a essentiellement abordé la définition et la conceptualisation de cibles précises parmi les objectifs de développement durable. » Carmela Cucuzzella : « Notre exercice de modélisation de système a essentiellement abordé la définition et la conceptualisation de cibles précises parmi les objectifs de développement durable. »

Le rôle central de Concordia

Carmela Cucuzzella a agi comme directrice principale de l’école et a siégé au comité directeur, qui a mis au point le programme.

Le groupe de 27 participants comprenait 16 étudiants et étudiantes des cycles supérieurs de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody de Concordia, ainsi que d’autres étudiants d’horizons divers. « Nous avons accueilli des étudiants au doctorat, un avocat, un instituteur et des travailleurs du domaine de l’urbanisme, des arts et du textile », signale Mme Jagou. L’un des buts de l’Université était de rassembler des participants provenant de différentes disciplines.

« Les gens sont au cœur de la mise en pratique des objectifs. »

Le programme portait sur des études de cas réels et était divisé en modules, enseignés par divers universitaires et autres experts de domaines comme la communication non violente et la planification stratégique axée sur l’action.

Mme Cucuzzella a donné un cours intitulé Systems Thinking and Modelling (pensée systémique et modélisation), qui traite des théories et des méthodes pour « comprendre, visualiser, partager et communiquer les relations complexes entre les nombreux intervenants des projets urbains – tels que les représentants du gouvernement municipal, les promoteurs et les membres de la communauté – ainsi que les ressources, les émissions polluantes, les bâtiments et les infrastructures, qui s’influencent les uns les autres de manière différente », précise-t-elle.

« Notre exercice de modélisation de système a essentiellement abordé la définition et la conceptualisation de cibles précises parmi les objectifs de développement durable », affirme Mme Cucuzella. « Les étudiants ne définissaient pas seulement les objectifs de développement durable à cibler, mais ils planifiaient aussi de façon explicite le processus de collecte de données et les changements nécessaires pour atteindre directement ces objectifs dans leur modélisation. » 

Ursula Eicker : « Les étudiants et étudiantes en génie, plus précisément, ont appris comment traiter des projets de transformation urbaine d’envergure et intégrer les diverses visions des intervenants. » Ursula Eicker : « Les étudiants et étudiantes en génie, plus précisément, ont appris comment traiter des projets de transformation urbaine d’envergure et intégrer les diverses visions des intervenants. »

Mme Eicker, qui, tout comme Mme Cucuzzella, est la codirectrice de l’Institut des villes nouvelle génération de l’Université, a aussi enseigné plusieurs modules. De plus, elle a offert aux étudiants des cycles supérieurs de l’Institut, qui devaient satisfaire à des exigences supplémentaires relatives aux crédits, la possibilité de s’inscrire à l’école d’été.

« L’école d’été du CIRODD nous a permis de travailler sur trois études de cas différentes qui ont abordé les communautés carboneutres, les projets de construction d’avant-garde, la résilience climatique et la gestion des eaux », souligne Mme Eicker.

« Les étudiants et étudiantes en génie, plus précisément, ont appris comment traiter des projets de transformation urbaine d’envergure et intégrer les diverses visions des intervenants. Ils en ont aussi appris plus sur la modélisation des systèmes, un concept important pour la modélisation de systèmes urbains complexes et que nous continuerons d’utiliser à l’Institut des villes nouvelle génération. »

« Une vision globale et des liens solides »

Les commentaires des étudiants et étudiantes étaient positifs sur toute la ligne.

« L’école d’été m’a permis de travailler avec des gens de divers horizons, ce qui m’a aidé à avoir une vision d’ensemble et d’établir des liens solides avec mon champ de recherche et les solutions durables qui en découlent », explique Tatiana Zanon, doctorante au Centre Génie et société de Concordia, ajoutant que chaque étudiant et étudiante devrait vivre cette expérience.

« L’école d’été nous a donné l’occasion de côtoyer des experts du développement durable, qui sont aussi actifs sur le terrain », constate Abolfazl Rezaei, qui poursuit un doctorat en génie du bâtiment à Concordia. « Les séances se concentraient sur les compétences clés nécessaires au développement durable, et étaient complétées par des exercices qui nous immergeaient dans le concept. »

Dans la foulée du succès du projet pilote, Mme Jagou indique qu’elle et ses collaborateurs se penchent sur l’avenir. « Nous planifions déjà le prochain cours et réfléchissons au type de formation que nous souhaitons donner », dit-elle.

« L’Institut des villes nouvelle génération souhaite concevoir un cours qui serait donné à Concordia. Ce cours pourrait aussi devenir un cours en ligne ouvert à tous (CLOT), car le contenu est abondant. »


Apprenez-en davantage sur l’
Institut des villes nouvelle génération de Concordia et l’engagement de l’Université envers les objectifs de développement durable des Nations Unies.

 



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