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Des chercheurs de Concordia reçoivent plus d’un million de dollars pour leur exploration interdisciplinaire du vieillissement

L’appui des Fonds de recherche du Québec rendra possibles des études sur le sommeil, la mémoire et l’engagement communautaire créatif
1 août 2019
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« Les nouvelles percées en soins de santé touchant notre population vieillissante dépendent de projets interdisciplinaires comme ceux entrepris ici », explique Christophe Guy.

Les membres du Centre de recherche sur le vieillissement engAGE de l’Université Concordia pourront faire progresser leurs travaux grâce des subventions de plus d’un million de dollars des Fonds de recherche du Québec.

« Ces subventions montrent encore une fois que Concordia continue de se distinguer en matière de recherche en santé, affirme Christophe Guy, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures. Les nouvelles percées en soins de santé touchant notre population vieillissante dépendent de projets interdisciplinaires comme ceux entrepris ici. »

Deux des trois projets menés par Concordia sont en cours à la Faculté des arts et des sciences, tandis que le troisième relève de la Faculté des beaux-arts.

Les chercheurs ont été sélectionnés dans le cadre de l’appel de propositions lancé en 2019-2020 par la Plateforme de financements de la recherche intersectorielle sur le vieillissement. Les propositions ont été retenues en fonction de leur excellence scientifique et des recommandations d’un comité international de pairs, en plus des critères d’évaluation précisés dans l’appel.

Rendez-vous au centre commercial : des laboratoires vivants favorisent le bien-être des aînés

Professeure agrégée au Département de thérapies par les arts, Janis Timm-Bottos recevra 844 774 $ pour mettre en œuvre un projet de laboratoire vivant mettant en contact des étudiants et des chercheurs de Concordia avec la communauté des aînés montréalais.

Ce laboratoire vivant, situé dans une vitrine d’un centre commercial, constituera un espace communautaire facilitant la cocréation, la conception, la production et la dissémination de la recherche universitaire-communautaire. Par l’intermédiaire de la musique, des arts visuels, de la littérature et d’autres moyens, des personnes âgées collaboreront avec des chercheurs pour explorer les sciences et communiquer leurs besoins et leurs expériences.

« Axé autour d’un spa médiatique et d’une ruche d’art, le laboratoire vivant engAGE offrira une programmation animée par des cochercheuses de Concordia en fonction des champs d’intérêt et des besoins des aînés », explique la Pre Timm-Bottos.

« En promouvant une culture des sciences publiques à l’aide des arts et de la technologie, nous entendons favoriser un échange de connaissances entre personnes âgées et chercheurs universitaires partout au Québec, pour la santé et le mieux-être de tous. »

Selon Janis Timm-Bottos, l’implantation du laboratoire dans un espace familier comme un centre commercial contribue à créer une atmosphère confortable où les aînés – surtout ceux qui pourraient se sentir isolés – sont appuyés et encouragés à interagir avec les chercheurs universitaires.

« Nous voulons savoir ce que les personnes âgées pensent et ce qu’elles font déjà pour promouvoir la santé et le mieux-être auprès de leurs amis, de leurs familles et de leurs communautés, poursuit-elle. Nous pourrons alors concevoir ensemble des façons créatives de transmettre cette information aux universités de tout le Québec et au grand public. »

Le projet rassemble plusieurs cochercheuses des quatre facultés de Concordia : Najmeh Khalili Mahani, Karen Li, Laurel Young, Meghan Joy, Linda Dyer et Shannon Hebblethwaite. Tracie Swim, cochercheuse praticienne du programme de visite d’aînés Extra Miles, y collaborera également.

Les partenaires du projet comprennent le Collège Loyola pour la diversité et la durabilité ainsi que le Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale.

Améliorer le sommeil des aînés en douceur grâce au son

Emily Coffey est professeure adjointe au Département de psychologie et membre du Centre PERFORM. Elle recevra 127 000 $ pour examiner les liens entre le sommeil et la mémoire chez la population âgée.

Lorsque nous dormons, notre cerveau emmagasine des souvenirs. Pour ce faire, diverses régions de cet organe doivent communiquer par l’intermédiaire d’oscillations physiologiques. La Pre Coffey étudiera deux bandes de fréquence sollicitées par les processus mémoriels – les oscillations lentes et les fuseaux – pour découvrir comment leur action conjuguée permet de stocker des souvenirs.

L’équipe de la Pre Coffey utilisera le son pour manipuler ces oscillations en vue de mieux comprendre comment leur interaction influe sur la mémoire. Ces travaux pourraient contribuer à l’élaboration de nouvelles thérapies contre les problèmes de mémoire, adaptées aux besoins individuels.

« Le manque de sommeil touche de façon disproportionnée les personnes âgées, explique la chercheuse. Nous voulons restaurer les fonctions naturelles du sommeil et offrir aux aînés une meilleure qualité de vie. »

Le projet exigera en outre une collaboration interdisciplinaire entre des chercheurs en neuroscience, en psychologie et en génie informatique pour innover et améliorer la technique de mesure des processus cérébraux, appelée électroencéphalographie.

Le lit berçant, une solution audacieuse pour les aînés souffrant de troubles du sommeil

Thanh Dang-Vu est neurologue, professeur agrégé au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée, et titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia sur le sommeil, la neuro-imagerie et la santé cognitive. Il recevra 127 000 $ pour étudier l’impact d’une stimulation sous forme d’un léger bercement sur la qualité du sommeil des aînés.

Une recherche menée en Suisse par Aurore Alexandra Perrault, l’une des étudiantes postdoctorales du Pr Dang-Vu, a en effet montré qu’une sensation de bercement améliorait le sommeil chez les jeunes adultes. Pour explorer son impact potentiel chez les aînés, l’équipe du professeur rassemblera des experts en génie, en neuroscience, en médecine du sommeil, en géotechnologie et en sciences sociales.

« La réduction du sommeil lent profond et l’affaiblissement de la mémoire constituent deux des signes de vieillissement les plus courants », explique la postdoctorante.

« Or, ils ont des effets dévastateurs sur la qualité de vie. Nous avons donc un besoin pressant d’une solution inoffensive à long terme à la perte de sommeil à l’âge d’or. »

Les experts collaboreront avec la communauté des aînés pour créer un prototype de lit berçant que ces derniers pourront facilement utiliser chez eux. Si le projet aboutit, Aurore Alexandra Perrault affirme qu’il pourrait constituer une solution thérapeutique à l’insomnie liée à l’âge et améliorer notre compréhension des rythmes cérébraux durant le sommeil et de la mémoire.

Les cochercheurs de Concordia incluent Shannon Hebblethwaite, directrice du centre engAGE, et Ramin Sedaghati, de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody.

Mécanismes, trajectoires et facteurs de protection et de vulnérabilité de la maladie d’Alzheimer

Outre les projets financés par les FRQ que mène Concordia, le Consortium pour l’identification précoce de la maladie d’Alzheimer a reçu 1 498 378 $. Rassemblant plus de 90 chercheurs québécois, le consortium a été établi en 2013 grâce à une subvention du Fonds de recherche du Québec – Santé, en partenariat avec Pfizer Canada. Dirigé par l’Université de Montréal et l’Université Laval, il siège au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Parmi les membres du consortium figurent Thanh Dang-Vu et la professeure de psychologie Natalie Phillips. Dans le cadre du projet, les Prs Phillips et Dang-Vu ainsi que les autres chercheurs continueront d’explorer la manière de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avant l’apparition de graves troubles neurologiques.

Grâce à une base de données en libre accès comprenant 350 aînés aux tout premiers stades de l’alzheimer, les chercheurs transdisciplinaires de la cohorte pourront aborder les questions cruciales liées au suivi de la maladie.

Ils examineront les tests relatifs au diagnostic précoce, les techniques d’imagerie encéphalique, les indicateurs biologiques, les facteurs de risques liés à la santé et au mode de vie ainsi que l’impact des facteurs psychosociaux comme le bilinguisme et l’éducation.

« Les maladies neurodégénératives liées à l’âge comme l’alzheimer affectent 10 pour cent des personnes de plus 65 ans et 30 pour cent des plus de 85 ans », précise Natalie Phillips.

« Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pharmacologique pour prévenir ou guérir la maladie d’Alzheimer. Nous nous concentrons donc sur les facteurs modifiables liés au mode de vie. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les impacts sur la société sont énormes et le besoin d’un diagnostic et d’un traitement précoces est crucial. »


Apprenez-en davantage sur la recherche à Concordia et sur le Centre de recherche sur le vieillissement engAGE.



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