Projection des films de la série « Black Arts »
Avant et après le foyer
Le Teaching Cinema de Concordia (VA-114)
7 mai, 2026
Le Visual Collections Repository (VCR), le NouLa Black Student Centre et la Galerie FOFA ont créé un partenariat pour présenter, soutenir et appuyer les artistes Noir.e.s dans le cadre de la série «Black Arts ».
Programme
L’iteration 2026 de la série « Black Arts » présente: Avant et après le foyer, une sélection de courts métrages réalisés par des cinéastes et artistes basé·e·s à Montréal, Badewa Ajibade, Izak Vaillancourt, Jean Bastien Niyigaruye, Kourtney Jackson, Laura Kamugisha et Yves Lazarre, qui explorent les conceptions changeantes du foyer et de l’héritage.
Le programme invite à réfléchir à ce qui existe avant et après le foyer : les histoires que l’on porte avec soi, le travail d’aimer les autres et les façons subtiles par lesquelles nous revendiquons un espace.
Une série de pré-projections menant à Avant et après le foyer (7 mai). Ces soirées commissariées par des cinéastes proposent de mettre les films en dialogue à travers une expérience collective de visionnement et de réflexion, introduite par les commissaires et suivie d’échanges.
Quand : 16, 23 et 30 avril, 18h - 20h45
Lieu: Mini Cinéma au VCR (EV 2.705), 1515 Ste. Catherine St. W.
16 avril — Don’t Be Nice (2019), Max Powers — commissarié par Ra’anaa Ekundayo
23 avril — Burning (2018), Lee Chang-dong — commissarié par Yves Lazarre
30 avril — Quartier Mozart (1992), Jean-Pierre Bekolo — commissarié par Badewa Ajibade
Quand : 7 mai, 17h - 20h
Lieu: Concordia's Teaching Cinema (VA-114) 1395 Blvd. René-Lévesque Ouest.
17h – Mixeur pré-projection (pop-up de matcha + performance live de Djeity)
18h – Projection des court-métrages
19h15 – Discussion avec les cinéastes
Coordonnatrice de la série « Black Arts » et Commissaire: Adam Mbowe
Comité de sélection : Joys Sekpon, Stephane Wabo et Kassandra Pierre
Graphiste : Malik McCoy
Films à l'affiche
Laura Kamugisha, extrait du film Les Lavandières, 2023, 4 minutes 24 s, digital 4K
Dans cet essai visuel suspendu à une corde à linge, une narratrice nommée Lavender raconte l'histoire de sa mère, Jeanne, une immigrante rwandaise pleine d'espoir.
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Laura Kamugisha est une scénariste, réalisatrice et productrice d’origine rwandaise et congolaise, basée à Montréal. Ses films explorent les notions d’identité culturelle, de mémoire et de fardeau intergénérationnel à travers une poésie visuelle. Parmi ses courts métrages, on peut citer Les Lavandières (2023), Trait d’Union (2020) et Mitochondrial (2019). Diplômée de l'École de cinéma Melhoppenheim de Montréal, elle décrit ses projets – et elle-même – comme sensibles, têtus et intuitifs. Elle fait partie de la première promotion de cinéastes de Brown Girls Doc Mafia en 2021.
Kourtney Jackson, extrait du film Wash Day, 9 min 52 s
Alors qu'elles se préparent pour la journée, trois jeunes femmes noires discutent de la façon dont leur identité noire est perçue par le grand public, en lien avec leur parcours personnel vers le développement d'une forte identité personnelle.
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Kourtney Jackson est une cinéaste et une artiste visuelle basée à Toronto. Sa pratique artistique recourt à des formes hybrides et expérimentales de narration qui explorent les intimes recoins de l’identité féminine noire et queer. Au-delà de la « représentation » comme moyen de lisibilité, son travail vise à une réappropriation de soi à travers des sensibilités somatiques, spirituelles et écologiques. Ses films, plusieurs fois primés, ont été projetés lors de festivals locaux et internationaux, notamment au TIFF Next Wave (Toronto), au BlackStar Film Festival (Philadelphie), au Festival du film de Sundance, à Ignite x Adobe (Utah) et aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (Montréal).
Isak Vaillancourt, extrait du film Collective Resistance, 2023, 17 min 08 s
Raconté à travers le regard de leaders et de militant·e·s afro-autochtones 2SLGBTQ+, ce court métrage documentaire vise à réimaginer de nouvelles possibilités de relations entre la «noireté » et l’autochtonie, fondées sur la solidarité et la joie. Dans ce que nous appelons aujourd’hui le Canada, les relations raciales sont souvent envisagées à travers un prisme binaire opposant les Autochtones aux colons européens. Collective Resistance cherche à déplacer le centre d’intérêt et à explorer les relations entre les communautés noires et autochtones sous l’angle de la justice sociale et de la fraternité radicale.
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Isak Vaillancourt est un réalisateur, producteur et artiste multidisciplinaire primé, d'origine somalienne et française. Sa pratique créative englobe le cinéma, la photographie et la programmation artistique, explorant les questions d'identité à travers le prisme de la guérison, de la mémoire et de la décolonisation des communautés noires. Il est le réalisateur et producteur des courts métrages amplify (2020), Collective Resistance (2023) et Can You Feel It Now? (2025).
Yves Lazarre, still from Aphantasia, 5 min 18 s
« The Image Machine », un superordinateur, a pour objectif de mettre fin à l'humanité à l'aide d'un virus informatique appelé « Aphantasia ». Une fois le « test Apple » terminé, l'individualité de chaque personne sera effacée, la transformant en un être sans esprit ni âme qui sera ensuite rayé de la réalité.
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Yves Lazarre est un cinéaste haïtien-canadien basé à Montréal. Ses films se situent à la croisée de l'observation documentaire et de la construction fictionnelle, s'inspirant des traditions du cinéma expérimental. Ayant grandi entouré de conteur·se·s, il s'intéresse à la manière dont les récits se construisent, à leurs illustrations métaphoriques et à ce qu'ils révèlent sur l'existence, le temps, l'espace et l'identité. Son expérience dans le domaine d'images trouvées lui a permis de développer et d'affiner ses compétences en montage et en conception sonore, qui constituent souvent le fondement de ses films.
Badewa Ajibade, extrait du film Amelia, 12 min 44 s
La défiance, la force, le courage, l’amour et le deuil : tels sont le cœur de l’histoire d’Amelia. Plus qu’un simple récit sur notre protagoniste, ce film est raconté de manière unique à travers son regard. Femme nigériane mariée vivant dans une relative pauvreté en 2002, désespérée d’avoir un enfant avec son mari queer, Amelia se distingue sans équivoque des autres membres de sa communauté par son point de vue sur l'identité queer, le trauma et son combat inébranlable pour ce qu’elle aime. Bien qu’elle subisse des pertes considérables, elle incarne finalement le pouvoir, la détermination et le sacrifice féminins.
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Badewa Ajibade est un cinéaste et chercheur nigérian basé à Montréal, au Canada. Badewa a d'abord suivi une formation en cinéma à la Toronto Film School, à Toronto, au Canada. Il est titulaire d'une maîtrise en beaux-arts (MFA) en production cinématographique de l'Université Concordia, à Montréal, au Canada, où il a mené des recherches sur le deuil, le subconscient et les variations de la sexualité queer africaine. Il est actuellement doctorant en recherche-création au sein du programme des sciences humaines de l'Université Concordia, où il étudie la réappropriation des corps noirs queer à travers la danse et le cinéma immersif. Il a écrit, réalisé et produit six courts métrages ainsi qu'un long métrage documentaire. Ses œuvres ont été projetées dans le monde entier et lui ont valu une reconnaissance internationale, notamment trois prix majeurs remportés lors de festivals de cinéma.
Jean-Bastien Niyigaruye, extrait du film Sirius, 2024, 11 minutes, digital 4K
Sirius, une étoile solitaire prenant la forme d’un homme à la peau foncée, s’est écrasée sur Terre. Dans le peu d’espace qu’il a trouvé sur sa planète d’accueil, il s’efforce de fournir nourriture et abri. Lui et sa femme, Angèle. Un jour d’hiver, le firmament le rappelle ; Sirius emprunte le chemin le plus long, laissant sa femme derrière lui. Leur périple témoigne de la fécondité de ce séjour pour Sirius. L'histoire souvent méconnue, celle de la façon dont la Terre a nourri le ciel.
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Jean-Bastien Niyigaruye, originaire du Burundi, vit à Montréal. Travaillant principalement dans le domaine des arts visuels, il s’est récemment lancé dans l’aventure du cinéma en tant que réalisateur et scénariste. Pour lui, le cinéma s’inscrit dans le prolongement de son intérêt pour le dessin, la peinture et la sculpture. Comme dans ces autres disciplines, Jean-Bastien cherche à construire et à déconstruire l’image afin de créer un espace de liberté pour le langage et, idéalement, de nous rapprocher les un·e·s des autres.
À propos de la série « Black Arts »
Ce programme est un partenariat entre le NouLa Center For Black Students, la Galerie FOFA et le Visual Collections Repository (VCR).
Le NouLa Centre for Black Students a pour mission de favoriser l'engagement, l'accès et le sentiment d'appartenance des étudiant.e.s Noir.e.s à Concordia. Nous offrons des ressources, des services et des programmes aux étudiant.e.s de Concordia issu.e.s des communautés Noires et nous établissons des liens avec des unités internes et des organisations externes qui peuvent contribuer à la réussite et au bien-être des étudiant.e.s Noir.e.s.
Le VCR soutient la recherche et l'enseignement à la Faculté des Beaux-Arts en fournissant des ressources visuelles, des services médiatiques, des programmes et des opportunités de formation pour les étudiant.e.s, les professeur.e.s et les chercheur.euse.s.
La série « Black Arts » est rendue possible grâce au support de :