Un professeur de Concordia se distingue en matière d’enseignement et de pratique des placements durables

Amr Addas : « Les investisseurs ont tout intérêt à prendre des décisions pouvant avoir des retombées favorables pour la planète. »
22 août 2022
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Amr Addas Amr Addas

Amr Addas s’intéresse à l’enseignement et à la pratique des placements durables au sein de l’École de gestion John-Molson depuis plus d’une décennie.

« J’ai contribué à l’élaboration du programme d’agrément professionnel en placements durables en 2010 et du cours sur les investissements durables quelques années plus tard. C’est un sujet qui m’a toujours passionné », indique-t-il.

« Concordia est de loin la première université au Canada et l’une des premières universités au monde à offrir un programme d’agrément en placements durables. »

À titre de professeur associé en finances, M. Addas dirige également le programme de gestion de placements Van Berkom et le concours d’études de cas Van Berkom-JMSB, et est responsable des stages en placements durables de Concordia en partenariat avec Gestion de placements Manuvie.

Par ailleurs, M. Addas est depuis peu directeur pédagogique de l’Écosystème de la durabilité au Centre des dirigeants John-Molson.

Écosystème de la durabilité

L’Écosystème de la durabilité a été lancé au début de 2020 grâce au soutien financier de la Fondation familiale Trottier, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de la fondation McConnell. Le groupe organise notamment des conférences, des forums de discussion et des laboratoires d’apprentissage sur le thème des investissements durables et de la durabilité en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

En raison de la pandémie de COVID-19, l’Écosystème de la durabilité a été forcé de mener ses activités en ligne. « Nous avons donc commencé à nous diversifier et à faire les choses différemment. À l’automne, nous avons par exemple organisé une série de trois débats opposant deux personnes aux opinions divergentes sur un sujet lié aux investissements durables », explique M. Addas.

En outre, le groupe a récemment organisé un webinaire axé sur la diversité et l’inclusion, un thème qui touche de près la durabilité et les placements durables.

« Le climat a inévitablement tendance à dominer les discours. C’est hors de tout doute le sujet à la plus grande portée en cette ère de considérations environnementales, sociales et de gouvernance. Ce n’est rien de moins qu’une menace existentielle à la survie de notre civilisation », affirme-t-il.

L’équipe de l’Écosystème de la durabilité a également participé à des initiatives de haute importance, collaborant notamment avec la sénatrice canadienne Rosa Galvez à l’élaboration de la Loi sur la finance alignée sur le climat. Le groupe s’est également associé avec l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal et avec des experts de l’industrie pour soumettre des recommandations à l'International Sustainability Standards Board au sujet des normes d’information comptable en matière de durabilité.

Parmi ses activités à venir, l’Écosystème de la durabilité organisera des conférences sur les marchés du carbone et sur les placements durables en matière de régimes de retraite, et collaborera avec l’Institute for Sustainable Finance de l’Université Queen’s afin d’élaborer des plans d’action crédibles sur le climat. Le groupe se penche également sur les enjeux qui touchent à la fois la technologie financière et la durabilité, en collaboration avec Thomas Walker, professeur de finance à l’École de gestion John-Molson et directeur du Centre des marchés financiers L.-Jacques-Ménard–BMO.

En outre, l’Écosystème de la durabilité organise le concours étudiant World’s Challenge Challenge. À l’issu de cette deuxième édition du concours, l’équipe gagnante de Concordia se rendra en finale à l’Université Western afin de participer à une réflexion et à une recherche de solutions concrètes en lien avec les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

Période d’alignement

« Les placements durables consistent à prendre des décisions d’investissement qui tiennent compte d’un ensemble de facteurs sociaux et planétaires tout en cherchant à maximiser le rendement financier ajusté au risque. Cette seconde composante est très importante, car la réalité est que les investisseurs sont là pour maximiser leurs résultats », remarque M. Addas.

Amr Addas, qui est entré à Concordia en 2010, a constaté un changement dans l’attitude des entreprises au cours des dernières années. « Je m’intéresse à ce sujet depuis longtemps, mais je n’aurais jamais pu me douter que la durabilité et les investissements durables deviendraient non seulement la norme, mais une pierre angulaire des stratégies de placements » se réjouit-il.

« Les investisseurs ne se sont pas ici pour sauver le monde, ne soyons pas naïfs. Leur but est de faire de l’argent et ce le sera toujours. Il se trouve simplement que nous sommes dans une période où il est maintenant dans l’intérêt des investisseurs de prendre des décisions financières qui pouvant avoir des retombées favorables pour la planète et pour la société. »

M. Addas reconnaît cependant qu’il reste du chemin à faire. « En ce moment, non seulement les investisseurs, mais aussi les organismes de réglementation, les banques et la plupart des gouvernements reconnaissent que les changements climatiques présentent un risque systémique pour l’économie mondiale et que l’offensive doit être lancée de tous azimuts », avance-t-il.

« Mais la bataille n’est pas gagnée, et c’est pourquoi le reste de la décennie sera absolument déterminant pour la réussite ou l’échec de notre économie et de notre société. »

 

Apprenez-en plus au sujet de l’Écosystème de la durabilité de Concordia.

 



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