L’avenir de la recherche à Concordia a un nouveau visage à l’ère de l’après-pandémie

Un nouveau groupe de travail tire des leçons des épreuves des deux dernières années et mise sur les retombées avantageuses de la pandémie
1 juin 2022
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Deux femmes portant des lunettes et des blouses blanches travaillant dans un laboratoire

Cet article est le sixième d’une série sur les différents groupes de travail qui composent Concordia de l’avenir. Comment pouvez-vous y participer? Envoyez vos questions, vos commentaires et vos suggestions à future@concordia.ca.

Au cours de la pandémie de COVID-19, nombre de chercheurs et chercheuses ont dû s’adapter aux restrictions dictées par les mesures sanitaires. En raison des contraintes en matière de déplacements, de ressources et d’accès aux laboratoires, le visage du travail de terrain a complètement changé, pour le meilleur et pour le pire. Les chercheurs et chercheuses ont dû apprendre à se servir de nouveaux outils et techniques numériques.

La recherche à distance peut être vue comme une source de frustration, et elle l’a été pour de nombreuses personnes qui ont dû faire face à divers obstacles et iniquités générés par la pandémie. Mais les membres du groupe de travail Concordia de l’avenir sur les répercussions de la pandémie sur la recherche ont décidé de tirer des leçons des épreuves et de miser sur les aspects positifs.

« Concordia de l’avenir est à mon avis un projet très sérieux qui propose d’examiner comment nous avons fait les choses dans le passé et en quoi nous pourrions les faire différemment », affirme MJ Thompson, vice-doyenne de la recherche et des études supérieures à la Faculté des beaux-arts. « Cette démarche consiste en partie à examiner comment s’effectue la recherche à Concordia et d’imaginer des pratiques d’excellence et des façons de progresser. »

MJ Thompson est co-directrice du groupe de travail avec Mamoun Medraj, vice-doyen du recrutement et aux bourses à l’École des études supérieures.

Au cours de la pandémie, un grand nombre de chercheurs et chercheuses de Concordia œuvrant dans différentes disciplines ont connu des retards, se sont heurtés à une insuffisance de ressources ou ont subi de nombreux autres désagréments qui ont eu des conséquences défavorables sur la progression de leurs travaux.

« Certaines personnes ont atteint leurs buts et poursuivi leurs travaux sans problème », observe MJ Thompson. « D’autres ont accusé d’importants retards en raison des besoins propres à leur discipline ou des obligations personnelles qui sont venues s’ajouter à leur charge de travail en raison de la COVID-19, comme l’enseignement à domicile ou les soins à des parents malades. Les gens ont vécu toutes sortes d’expériences différentes, souvent marquées par l’iniquité. »

Selon les codirecteurs du groupe, certains chercheurs ont même dû abandonner complètement leurs projets en cours et en entreprendre d’autres.

« Certaines personnes ont complètement stoppé leurs activités dès le départ parce que leurs travaux s’appuyaient sur la recherche expérimentale, qui nécessite de l’équipement de haute technicité accessible seulement à certains endroits », précise Mamoun Medraj. Dans certaines disciplines, plusieurs étudiants des cycles supérieurs, qui sont des intervenants clés en recherche et en milieu universitaire, ont perdu l’équivalent d’une année de travail. »

« Une occasion d’apprendre »
 

Depuis janvier, les membres du groupe de travail sur les répercussions de la pandémie sur la recherche s’emploient à tirer des leçons utiles de cette période exceptionnelle. Jusqu’à présent, ils ont rencontré les vice-doyens de la recherche, ont rendu visite aux comités de recherche des facultés et se sont entretenus avec les directeurs de recherche et les responsables des instituts de recherche, divers intervenants en administration de la recherche ainsi que les membres du Bureau de l’équité.

« Nous avons pu prendre connaissance des besoins des différents domaines de recherche et découvrir dans quelle mesure ils avaient été touchés par la pandémie », rapporte Mamoun Medraj.

« Des chercheurs œuvrant dans certains domaines, comme les sciences humaines et certains secteurs des sciences sociales, ont dit avoir eu l’occasion d’écrire davantage durant la pandémie. En revanche, nous avons rencontré un directeur qui nous a raconté avoir dû modifier le projet que ses étudiants devaient réaliser de façon à ce que la partie numérique et théorique soit plus importante que la partie expérimentale. »

Mamoun Medraj ajoute que sans l’apport du groupe de travail, ses membres n’auraient pas été en mesure d’acquérir une aussi bonne compréhension des difficultés rencontrées par les chercheurs et chercheuses des différentes disciplines, ni d’expliquer à l’administration universitaire en quoi consistent leurs différentes réalités.

« Nous espérons en arriver à des suggestions pertinentes pour l’Université, non seulement pour que nous soyons plus résilients dans l’éventualité où une situation semblable se reproduirait, mais aussi pour mieux soutenir la recherche et en favoriser le rayonnement. »

 

Homme avec des lunettes et une chemise rose debout devant l'équipement de laboratoire. Mamoun Medraj : « Cela a été l'occasion d'en savoir plus sur les besoins de divers domaines de recherche et sur la manière dont ils ont été impactés. »

« Répondre aux différents besoins de la communauté de recherche »

Les membres du groupe de travail entendent également faire fond sur les retombées avantageuses de la pandémie. Ainsi, l’un des principaux aspects positifs de la recherche numérique ou à distance est l’accessibilité. La pandémie a ouvert la porte à une collaboration accrue à l’échelle internationale, notamment par la tenue de séminaires en ligne permettant d’échanger avec des collègues de toutes les régions du monde.

Elle a également favorisé le recours à des avenues préalablement inexistantes ou sous-utilisées comme l’accès à des laboratoires munis d’un équipement spécialisé, la participation à des modules de formation en ligne et l’emploi de nouvelles méthodes de travail comme les expériences automatisées et les projets d’écriture en collaboration.

D’ici juin, les membres du groupe réfléchiront aux façons de tirer pleinement profit d’un mode de travail hybride, notamment en proposant des activités et des approches innovatrices propices à la collaboration, en communiquant avec des personnes talentueuses qui seraient autrement inaccessibles et en procédant à des remue-méninges sur les possibilités offertes par la création d’équipes virtuelles.

Par la suite, les membres continueront de discuter des moyens à prendre pour faciliter la recherche, la diffusion des résultats et leur transmission aux communautés et aux personnes qui pourront en bénéficier.

« Nous allons en quelque sorte distiller les réflexions que nous avons eues sur ce que nous faisons et comment nous le faisons », indique MJ Thompson. Elle ajoute que les membres du groupe admirent l’ingéniosité déployée par les chercheurs et chercheuses, tout en reconnaissant que les personnes qui ont dû se convertir au travail en ligne ont vu leur charge de travail s’accroître.

« Nous comptons réfléchir aux moyens de répondre aux différents besoins de la communauté de recherche et soutenir les personnes les plus durement touchées par la COVID-19. »

Apprenez-en davantage sur Concordia de l’avenir.



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