Après avoir obtenu son diplôme en 2009, Christine Chan intègre le secteur de la construction, qui est alors davantage dominé par les hommes. Au début de sa carrière, elle se rappelle avoir été confondue avec du personnel administratif, ou avoir été sous-estimée sur le plan technique – autant de situations qui, selon elle, étaient courantes pour les femmes du secteur.
« La culture a énormément changé, poursuit-elle. Maintenant, les gens ont davantage conscience de la réalité, ils collaborent plus étroitement et sont plus ouverts à différents styles de leadership. »
« Le fait de figurer au palmarès des 40 leaders de moins de 40 ans m’a d’abord paru surréaliste, admet Mme Chan; j’ai eu l’impression de souffrir du syndrome de l’imposteur. » La mise en nomination venait de son employeur, ce qui, pour elle, est particulièrement important.
« Mon employeur a vu en moi des qualités de leader dont je n’avais pas encore pleinement conscience », indique-t-elle.
Christine Chan est heureuse de constater les progrès accomplis dans le domaine des études en génie, notamment le changement de nom de la Faculté de génie et d’informatique de Concordia, qui est devenue l’École de génie et d’informatique Gina-Cody en l’honneur de Gina Cody, M. Ing. 1981, Ph. D. 1989, aujourd’hui chancelière de l’Université Concordia.
« La représentation a vraiment de l’importance, soutient Mme Chan. La reconnaissance des femmes en génie envoie un message fort à la génération de demain. »
Elle conseille aux femmes qui souhaitent faire carrière dans les secteurs du génie ou de la construction de s’exprimer, de chercher des mentors et de nouer des relations.
« Il est important de trouver des personnes qui vous soutiennent, conclut-elle. Avoir quelqu’un à ses côtés peut aider à trouver sa voix ».
« La reconnaissance des femmes en génie envoie un message fort à la génération de demain », affirme Christine Chan (à gauche).
Christine Chan, B.Ing 2009