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Une étudiante en psychologie de Concordia obtient une bourse d’études supérieures du Canada Vanier

Melanie Brouillard est réputée pour ses recherches sur l’éducation bilingue.
15 juillet 2021
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« Inestimables, le mentorat et les encouragements que j’ai reçus à Concordia m’ont aidée à devenir la jeune chercheuse que je suis aujourd’hui », affirme Melanie Brouillard.

Souhaitez-vous que vos enfants soient parfaitement bilingues?

Le cas échéant, vous faites partie des Canadiennes et Canadiens plus nombreux que jamais à privilégier l’éducation multilingue des enfants.

Comme en témoigne la recherche que mène Melanie Brouillard à l’Université Concordia, ce choix recèle toutes sortes d’avantages sociocognitifs à long terme.

« Il est prouvé que le bilinguisme favorise l’amélioration de la cognition, l’obtention de meilleurs résultats scolaires, l’atteinte d’un niveau de scolarité plus élevé de même que l’accès à des possibilités plus intéressantes en matière d’emploi et de salaire, explique l’étudiante en psychologie clinique aux cycles supérieurs. En outre, les gens peuvent ainsi rester bien ancrés dans leur patrimoine culturel et familial, et aussi célébrer la diversité qu’offre le Canada. »

La recherche de Melanie Brouillard sur l’éducation bilingue des nourrissons et les facteurs familiaux façonnant leur apprentissage linguistique lui a récemment valu une prestigieuse bourse d’études supérieures du Canada Vanier.

Lancé en 2008 afin de positionner le Canada comme centre mondial d’excellence en matière de recherche aux cycles supérieurs, le programme Vanier remet annuellement des bourses de 50 000 $, renouvelables sur trois ans, à des chercheuses doctorantes et à des chercheurs doctorants – dont le nombre peut atteindre 166 – œuvrant dans les domaines des sciences sociales, des lettres et sciences humaines, des sciences de la nature, du génie et de la santé.

« Mon parcours jusqu’à l’obtention de cette bourse a été parsemé d’obstacles »

Présentez-nous le projet de recherche qui vous a permis de bénéficier d’une bourse d’études supérieures du Canada Vanier.

Melanie Brouillard : Plus que jamais, des parents canadiens choisissent d’élever leurs enfants dans le bilinguisme. Par contre, ces enfants ne seront pas tous parfaitement bilingues une fois rendus à l’âge adulte.

Les facteurs favorisant une transmission réussie des deux langues officielles restent obscurs; surtout ceux qui touchent la petite enfance ou relèvent des contextes québécois et canadien. Notre projet propose et met à l’essai un nouveau cadre conceptuel des facteurs familiaux qui, durant la petite enfance, contribuent à améliorer les résultats de l’éducation bilingue.

Les conclusions de ce projet permettront de mieux cibler les pratiques et les politiques éducationnelles liées aux minorités linguistiques et au bilinguisme, les interventions cliniques et la conception de programmes étroitement associés à l’expérience parentale concrète dans l’éducation bilingue des enfants.

Être lauréate d’une bourse Vanier, qu’est-ce que ça signifie pour vous?

M. B. : Mon parcours jusqu’à l’obtention de cette bourse a été parsemé d’obstacles. Orpheline vivant dans un foyer marqué par la violence et la pauvreté, je n’avais pas grand-chose. En revanche, j’aimais apprendre et je réussissais bien à l’école.

À 16 ans, quand j’ai su que je n’avais pas les moyens de faire des études collégiales, je suis partie de la maison. Sans rien. J’ai découvert le monde par moi-même. Tout au long de mes études collégiales et de mon baccalauréat, j’ai occupé simultanément plusieurs emplois au salaire minimum. Puis, un jour, une activité de bénévolat s’est transformée en emploi à temps plein, et je suis devenue coordonnatrice de recherche.

Inestimables, le mentorat et les encouragements que j’ai reçus à Concordia – et plus particulièrement de Krista Byers-Heinlein – m’ont aidée à devenir la jeune chercheuse que je suis aujourd’hui.

L’obtention d’une bourse d’études supérieures du Canada Vanier signifie énormément pour moi. Non seulement ce prix confirme que j’ai ma place dans le milieu universitaire et un prestigieux programme de doctorat, mais il rend fières tant mon alma mater que les personnes qui m’ont mentorée. Enfin, j’espère que les étudiantes et étudiants défavorisés en déduiront qu’ils peuvent eux aussi poursuivre des études supérieures.

Que nous apprennent spécifiquement les contextes québécois et canadien de même que la réalité d’autres pays ou régions bilingues?

M. B. : Compte tenu de l’importance relativement égale qu’ont ici le français et l’anglais, le contexte bilingue dans lequel nous vivons est plutôt unique en son genre. En effet, soutenu par le gouvernement provincial, le français est la langue officielle du Québec. Parallèlement, en raison de son omniprésence dans la culture populaire et de son statut de langue officielle au Canada, l’anglais occupe une place prépondérante. Nous pouvons dès lors étudier comment les langues se transmettent dans ce milieu où la connaissance du français ou de l’anglais, sinon des deux, est socialement valorisée.

Comment envisagez-vous l’avenir? Quels sont vos autres projets?

M. B. : Dans le cadre de ma formation en psychologie clinique, je commencerai en septembre un stage au Département de neuropsychologie de l’Institut Allan Mémorial du Centre universitaire de santé McGill.

Par ailleurs, j’ai récemment eu l’occasion de satisfaire tant mon intérêt pour la recherche clinique que ma passion pour le bilinguisme dans le cadre d’un projet inédit portant sur les interactions entre le bilinguisme et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité aux fins de l’apprentissage des mots et des fonctions exécutives.


Apprenez-en davantage sur les
bourses d’études supérieures du Canada Vanier.

Renseignez-vous sur l’École des études supérieures de l’Université Concordia.

 



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