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District 3 continue de fixer la norme en matière d’entrepreneuriat scientifique

La chef du volet des sciences de la vie au sein de l’incubateur de l’Université Concordia, Mahzad Sharifahmadian, est finaliste aux prix de la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes
27 janvier 2020
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Mehrdad Hariri, Mahzad Sharifahmadian et Donna Strickland.

Mahzad Sharifahmadian a toujours souhaité que ses travaux de recherche aient des retombées sociales directes. Après avoir travaillé pendant une décennie dans des laboratoires de biochimie et obtenu son doctorat, elle s’est tournée vers l’entrepreneuriat.

En 2017, elle a cofondé une entreprise de biotechnologie qui offre aux points d’intervention des services de diagnostic d’agents pathogènes. « Je voulais que mes travaux servent à autre chose qu’à des fins de publication ou de brevet », explique-t-elle.

Pour aider d’autres entrepreneurs à atteindre des objectifs semblables, elle s’est jointe la même année au Centre d’innovation District 3 de Concordia à titre de chef du volet des sciences de la vie. Depuis, Mme Sharifahmadian a conseillé plus de 30 jeunes entreprises de ce secteur, un travail qui lui a permis de réfléchir à ce qu’il faut aux scientifiques pour réussir en affaires.

« Un scientifique qui a passé cinq ou six ans à perfectionner une technologie devrait avoir l’occasion de la commercialiser », juge-t-elle. Elle ajoute que le Canada compte plus de 200 000 étudiantes et étudiants au doctorat, lesquels constituent une source d’innovation et de croissance économique nettement sous-utilisée.

Excellence en matière de politiques

S’inspirant de cette idée, Mahzad Sharifahmadian a soumis une proposition intitulée « Scientist entrepreneurs – the engines of economic growth » (entrepreneurs scientifiques : moteurs de la croissance économique) à la conférence 2019 du Centre sur les politiques scientifiques canadiennes (CPSC). Le CPSC est un organisme sans but lucratif qui réunit un réseau pancanadien d’experts multisectoriels pour discuter de politiques scientifiques, de technologie et d’innovation dans un forum neutre, non partisan.

La proposition de Mme Sharifahmadian s’est classée au deuxième rang de la catégorie des prix d’excellence pour la jeunesse.

« Ensemble, nous établirons des ponts solides entre le milieu des politiques scientifiques et la société. Nous veillerons à ce que les politiques soient fondées sur des données probantes et transformerons les idées judicieuses en grandes politiques », déclare Mehrdad Hariri, président et chef de la direction du CPSC.

Les prix jeunesse récompensent les personnes de moins de 35 ans qui ont élaboré une politique novatrice fondée sur des données probantes irréfutables qui aura des retombées bénéfiques pour les Canadiens.

Dans sa proposition, Mme Sharifahmadian énumère une série de mesures qui, selon elle, répondent à divers besoins non satisfaits : apprentissage expérientiel, compréhension de la place de la recherche universitaire sur le marché et possibilité de suivre un parcours entrepreneurial.

Soulignant l’écart important entre la recherche universitaire et l’économie de l’innovation au Canada, elle suggère une approche nationale applicable à tous les programmes d’études supérieures. Cette approche propose, entre autres, la création d’une formation universitaire en innovation et en entrepreneuriat menant à l’obtention de crédits, la mise en place d’une aide financière fédérale pour réduire les risques liés au démarrage d’une entreprise et la création d’un parcours universitaire pour les entrepreneurs postdoctoraux.

« Grâce à la formation expérientielle, au choc des cerveaux et à l’harmonisation des ressources entrepreneuriales, nous créerons un laboratoire vivant et dynamique qui appuiera les entreprises canadiennes et offrira des possibilités d’emploi aux diplômés universitaires », indique-t-elle.

L’exemple de District 3

Depuis un certain temps déjà, District 3 avance résolument dans cette direction. En mai 2019, le centre d’innovation s’est associé avec le Fonds de recherche du Québec (FRQ) afin d’établir le Programme québécois d’entrepreneuriat scientifique (QcSE). Ce programme est le résultat des réflexions de Mme Sharifahmadian, qui a présenté la demande de financement initiale au FRQ.

Le QcSE a pour objectif d’amener les villes universitaires du Québec à devenir des centres de démarrage d’entreprises, comme la région de Boston où 10 % des idées d’entrepreneuriat nées dans les laboratoires de recherche sont transformées en occasions d’affaires. À titre de comparaison, le taux au Canada est de moins de 1 %.

« Ce programme constitue une option intéressante pour les universitaires : donner à leurs travaux scientifiques une portée réelle dans la société, grâce à leur maîtrise des compétences entrepreneuriales », affirme Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

Le programme en est à sa troisième cohorte, et son volet en ligne compte 150 participantes et participants. District 3 dirige le nouveau programme immersif en collaboration avec 13 universités et centres de recherche affiliés du Québec.

Au printemps, Concordia ouvrira un nouveau centre de recherche et d’innovation, le Carrefour des sciences appliquées, sur le campus Loyola. Des locaux seront réservés à District 3, qui y aménagera des laboratoires in silico et expérimentaux afin d’aider les entrepreneurs à développer de nouveaux produits à partir d’idées et de découvertes scientifiques.

« Les chercheurs sont les créateurs d’emploi de demain, estime Xavier-Henri Hervé, directeur général de District 3. Avec un soutien approprié, leurs connaissances scientifiques pourraient donner naissance à plusieurs innovations qui auront des retombées favorables sur l’emploi dans la province. »


Présentez une demande d’admission au
Programme québécois d’entrepreneuriat scientifique d’ici le 31 janvier.

Apprenez-en davantage sur le Centre d’innovation District 3 de Concordia.

 

 



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