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Une doctorante de Concordia remporte une bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier – et un prix Nelson-Mandela

La chercheuse Geneviève Grégoire-Labrecque examine la participation de la jeunesse immigrante au bien-être de ses pairs et à celui de la communauté
4 novembre 2019
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Geneviève Grégoire-Labrecque : « Je tente d’aider les jeunes à concrétiser leurs idées dans le contexte de la mise en œuvre de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. »

La Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant précise que l’on devrait garantir aux enfants du monde entier certaines conditions de base, notamment la protection, l’accès à des soins de santé et à l’éducation, ainsi que la possibilité de participer à la société.

Bien que ce document constitue une base solide sur laquelle on peut s’appuyer, l’application intégrale des normes de la convention requiert une vigilance et un travail constants.

C’est dans cette optique que l’étudiante de l’Université Concordia Geneviève Grégoire-Labrecque souhaite jouer un rôle.

La doctorante de deuxième année en études individualisées travaille actuellement à un projet de recherche sur le potentiel de transformation que recèle la participation quotidienne des enfants et des jeunes à la vie montréalaise.

« Par ce projet, je tente d’aider les jeunes à concrétiser leurs idées dans le contexte de la mise en œuvre de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant », explique-t-elle. « Mes recherches portent principalement sur les nouveaux arrivants et les jeunes qui se heurtent à des problèmes de discrimination. »

Geneviève Grégoire-Labrecque examine la façon dont les jeunes immigrants font entendre leur voix et contribuent à façonner leur vie et leur milieu. Elle souhaite les soutenir dans ce qu’ils font en tant que titulaires de droits légitimes ainsi que faciliter la concrétisation de leurs vues et de leurs priorités.

Cette recherche lui a valu une bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada. La doctorante s’est ensuite vu octroyer un prix Nelson-Mandela.

Les lauréates et lauréats des bourses d’études supérieures du Canada reçoivent une somme de 35 000 dollars par année pendant trois ans.

Une approche individualisée

Les travaux actuels de Geneviève Grégoire-Labrecque – qui possède une formation en anthropologie – chevauchent trois champs d’études : les sciences humaines appliquées; l’étude et l’éducation des enfants; et la psychiatrie socioculturelle.

« Je cherche à mieux comprendre le contexte dans lequel les enfants et les jeunes exercent leurs activités quotidiennes ici – à l’école, en communauté, en famille – et à évaluer dans quelle mesure ces différents contextes façonnent les occasions qui leur sont données de participer à leur propre vie et d’influencer leur destinée », explique-t-elle.

« Évidemment, je garde l’esprit ouvert quant à ce que cela signifie pour eux de participer, s’il s’agit de quelque chose d’important pour eux, et dans quelles conditions se déroule leur participation. »

Elle entend adopter une démarche qui s’inspire tant des techniques ethnographiques que de la recherche participative. « J’aimerais – s’ils le souhaitent – impliquer les jeunes en tant que cochercheurs, afin que nous nous demandions ensemble s’il est possible qu’ils participent à la vie quotidienne d’une manière qui encourage le changement social – et, si oui, comment? »

Geneviève Grégoire-Labrecque fait valoir que les jeunes ont des idées, une voix et leurs propres façons de participer.

« Comment, en tant que chercheuse, puis-je faciliter la concrétisation de leurs idées et les aider à composer avec ce qu’ils vivent? »

Dans l’esprit de Mandela

Les bourses d’études supérieures Nelson‑Mandela ont été créées en 2013 par le CRSH à la mémoire du leader sud-africain et de sa mission de promouvoir « la paix, la justice et la liberté par l’apprentissage, la connaissance et l’éducation ».

Le prix consiste en un titre honorifique qui s’ajoutera à la bourse d’études supérieures du Canada octroyée à l’étudiante en reconnaissance de ses recherches dans un des cinq domaines dont Mandela s’était fait le champion durant son existence : unité nationale; démocratie, liberté et droits de la personne; leadership; participation des enfants à la société; et santé des enfants.

« Pour moi, l’argent compte moins que la reconnaissance du fait que ma recherche perpétue l’héritage de Nelson Mandela », conclut la doctorante. « Je suis honorée de recevoir ce titre. »


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