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Le plan de durabilité de Concordia comprendra une feuille de route vers la carboneutralité

L’Université entend présenter son plan d’action définitif début 2020
25 octobre 2019
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Par Sylvie Babarik

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Les unités fonctionnelles, d’enseignement et de recherche de Concordia achèvent leurs travaux quant au budget à établir et à la séquence des mesures à prendre relativement au plan d’action de l’Université en matière de durabilité.

Parmi les objectifs globaux figurent l’atteinte de la carboneutralité à Concordia et l’élaboration d’une feuille de route pour la durabilité dans les secteurs de l’alimentation, de la gestion des déchets, du climat, de la recherche et des programmes d’études.

Le travail des unités a véritablement commencé à la suite des consultations publiques du printemps 2019. Entre le 15 et le 29 mars dernier, plus de 80 membres de la communauté universitaire ont participé à un cycle de consultations sur les campus Loyola et Sir‑George‑Williams. Plusieurs dizaines d’autres ont collaboré au processus consultatif en ligne.

Les intervenants des comités Alimentation, Déchets, Climat, Recherche et Programmes d’études se sont ensuite réunis pour déterminer la meilleure façon de prioriser et de concrétiser les recommandations émises au regard d’enjeux tels que :

  • favoriser une approche culturellement holistique de la durabilité alimentaire à Concordia;
  • promouvoir le changement de culture nécessaire à une transition vers un campus zéro déchet;
  • prendre en compte l’impact des investissements dans l’établissement des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre;
  • devenir un leader en matière de téléconférence comme moyen de réduire les émissions liées aux déplacements dans le cadre d’activités de recherche ou d’affaires;
  • faciliter la recherche interdisciplinaire sur la durabilité et les relations entre la communauté externe, les étudiants et les professeurs-chercheurs;
  • offrir des occasions d’apprentissage qui tirent profit des espaces verts sur le campus et les bonifient.

« Dès le départ, nous devions établir ces secteurs d’intervention afin d’harmoniser les perspectives fonctionnelles et universitaires », explique Sabrina Lavoie, directrice principale de la planification budgétaire et du développement des affaires.

« Nous avions besoin de l’apport de chercheurs qui ont déjà examiné – par exemple – la question de la production alimentaire durable, et qui seraient en mesure de proposer des pratiques exemplaires à nos équipes fonctionnelles. De manière réciproque, les chercheurs avaient besoin d’information de la part des unités de service de Concordia à propos, entre autres, des relations avec les fournisseurs d’aliments et des méthodes de gestion des déchets alimentaires. »

En plus d’examiner les recommandations mises de l’avant, les chefs d’unité ont passé en revue les suggestions et les priorités fonctionnelles qui aideront Concordia à atteindre ses cibles en matière de carboneutralité – un élément clé du plan d’action. Ce mois-ci, Concordia s’est jointe à neuf autres universités québécoises pour déclarer l’urgence climatique. L’Université s’est en outre engagée à devenir carboneutre d’ici 2050, au plus tard.

De nouvelles initiatives de durabilité déjà en cours

Une des principales tâches des unités fonctionnelles consistait à évaluer la capacité à mettre en œuvre les recommandations en temps opportun, afin de s’assurer que le plan de durabilité est bel et bien réalisable, et ne se résume pas simplement à de bonnes intentions. Entre-temps, toutefois, certaines initiatives sont mises en branle au fur et à mesure que les occasions se présentent.

« Certains projets dépendent des ressources à notre disposition, mais d’autres moins, fait observer Roger Côté, vice-recteur aux services. Par conséquent, nous entendons mettre en œuvre dès maintenant les initiatives déjà sur la table. »

« L’atteinte de la carboneutralité est un processus panuniversitaire. Nous devons donc saisir chaque occasion qu’il nous est donnée en tant que communauté. »

Une des initiatives entreprises récemment par Concordia en ce sens est l’émission d’une obligation durable – une première pour une université canadienne. S’élevant à 25 millions de dollars, l’investissement a permis de financer le nouvel incubateur des sciences appliquées, un bâtiment pour lequel l’Université vise la certification LEED.

La semaine d’initiative pour le développement durable, qui avait lieu pour la première fois du 23 au 27 septembre derniers, s’inscrit également dans ce courant. Avec l’appui du Bureau du développement durable, les départements et services de Concordia se sont réunis en compagnie des groupes affiliés pour célébrer et promouvoir l’action durable tout en sensibilisant la communauté à la durabilité.

L’initiative la plus importante reste sans doute notre activité de financement destinée à soutenir les étudiantes et étudiants qui font preuve de leadership en proposant des solutions à la crise climatique.

Enfin, mentionnons la collaboration de Concordia avec Bâtiment 7 – une entreprise citoyenne du quartier de Pointe-Saint-Charles – où des étudiants peuvent mettre à profit leur intérêt pour les questions d’ordre social et environnemental à l’extérieur des salles de classe. Ce projet de laboratoire vivant est appuyé par le fonds d’initiative pour le développement durable et le Bureau de l’engagement communautaire.

Concordia : un laboratoire vivant sur la durabilité

Sur plan comme en pratique, l’action durable requiert une approche multilatérale – qui chevauche l’aspect opérationnel, la recherche et les programmes d’étude. L’idée d’utiliser Concordia comme laboratoire vivant sur la durabilité constitue l’élément unificateur du plan d’action définitif en matière de durabilité.

« Par exemple, Concordia est peut-être la plus écoénergétique des grandes universités du Québec, mais elle cherche toujours à réduire son bilan carbone, fait remarquer Sabrina Lavoie. Les étudiants et les chercheurs pourraient trouver dans cette structure de laboratoire vivant des occasions à exploiter. »

« Prenons comme exemple plus précis les bâtiments que nous chauffons encore au gaz naturel. Quelqu’un à l’École de gestion John-Molson pourrait-il monter un dossier de projet sur des solutions de rechange? Nos chercheurs en génie civil ont-ils besoin de données sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre pour étoffer leurs travaux et leurs programmes d’études? Les efforts en cours contribuent à établir un cadre de travail qui permettra de répondre à ce type de question et favorisera la collaboration. »

Une fois que les unités à l’échelle de l’Université auront transmis les résultats de leur planification, ainsi que leurs données opérationnelles et budgétaires au Bureau du développement durable, ce dernier procédera à la rédaction du plan aux fins de publication, début 2020.

« Il importe d’agir où et quand nous le pouvons. Nous n’avons pas besoin d’attendre la ratification du plan », affirme Roger Côté.

« Toutefois, les initiatives durables sont différentes dans la mesure où la plupart des gestionnaires de projets et des membres du corps professoral de Concordia apportent déjà des changements à leurs pratiques. Notre plan définitif leur procurera un soutien additionnel et une feuille de route claire. Nous – de même que les membres de la communauté élargie – saurons alors ce qui doit être fait, et comment nous y prendre. »


Rendez-vous sur la page Web du
pôle durabilité pour en savoir plus sur les initiatives en matière de durabilité en cours à Concordia.
 

 



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