Skip to main content
DERNIÈRES MISES À JOUR EN LIEN AVEC LA COVID-19

EN SAVOIR PLUS

Concordia et Princeton reçoivent deux millions pour étudier le développement du langage chez les tout-petits bilingues

Des chercheurs compareront des bambins de foyers anglais-français à Montréal à ceux de ménages anglais-espagnol au New Jersey
2 octobre 2019
|
Krista Byers-Heinlein : « Nous avons en effet très peu de données sur cet environnement et sur la manière dont il évolue lorsque les enfants grandissent. » | Photo : Daiga Ellaby.

Une nouvelle étude longitudinale menée par des chercheurs des universités Concordia et Princeton examinera les tout-petits de ménages bilingues et la manière dont leur exposition à deux langues influe sur leur développement à mesure qu’ils vieillissent.

D’une durée de cinq ans, l’étude sera financée à hauteur de deux millions de dollars par l’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development aux États-Unis. Intitulée Navigating two languages: Effects of everyday language switching on bilingual infants and toddlers, elle sera menée par Krista Byers-Heinlein, professeure agrégée au Département de psychologie de Concordia et titulaire de la chaire de recherche de l’Université sur le bilinguisme, et Casey Lew-Williams, professeur agrégé au Département de psychologie de Princeton.

À la différence de la plupart des études qui comparent des enfants bilingues et monolingues, celle-ci comparera deux groupes d’enfants qui grandissent dans des foyers bilingues, mais qui apprennent différentes langues.

« Beaucoup de recherches ont comparé des enfants monolingues et bilingues, affirme la Pre Byers-Heinlein, mais nous n’avons pas pu aller plus loin pour voir si différents enfants bilingues ont différentes expériences bilingues. »

Krista Byers-Heinlein, titulaire de la chaire de recherche de l’Université sur le bilinguisme. Krista Byers-Heinlein, titulaire de la chaire de recherche de l’Université sur le bilinguisme.

L’étude a pour but premier de comprendre comment les bébés et les bambins bilingues apprennent deux langues dans un contexte où l’on passe quotidiennement de l’une à l’autre selon les phrases, les conversations et les personnes.

L’étude suivra deux groupes de 50 enfants, l’un grandissant dans des ménages anglais-français à Montréal et l’autre, dans des ménages anglais-espagnol au New Jersey.

Les chercheurs évalueront les enfants à 12, 24 et 36 mois au moyen d’oculomètres pour mesurer leur compréhension des mots et leur traitement du langage.

Ils équiperont également les tout-petits d’enregistreurs audio numériques portables capables d’enregistrer jusqu’à 16 heures de leur quotidien, y compris les langues parlées chez eux. Les chercheurs pourront déterminer qui parle quelle langue, à quelle fréquence chaque langue est parlée et à quelle fréquence on passe d’une langue à l’autre.

« Nous aurons ainsi une description de leur environnement, explique la Pre Byers-Heinlein. Nous avons en effet très peu de données sur cet environnement et sur la manière dont il évolue lorsque les enfants grandissent. »

Les chercheurs profiteront aussi de la possibilité de comparer des enfants bilingues de deux groupes distincts. En contrastant des locuteurs anglais-français à Montréal et des locuteurs anglais-espagnol au New Jersey, ils obtiendront des données sur des communautés et des cultures distinctes, selon le Pr Lew-Williams.

« Leurs langues, leurs cultures et leur statut socioéconomique moyen diffèrent, sans parler de la valeur que leurs gouvernements attribuent au bilinguisme. Chacun de ces facteurs pourrait influer sur la manière dont les parents envisagent le bilinguisme et utilisent le langage avec leurs enfants », explique-t-il.

Les Prs Byers-Heinlein et Lew-Williams espèrent que l’étude les aidera à mieux comprendre l’expérience de grandir dans un environnement bilingue, les différents chemins menant au bilinguisme et, en fin de compte, les meilleurs moyens de favoriser un développement positif chez les enfants exposés à deux langues.


Apprenez-en davantage sur le
Département de psychologie de l’Université Concordia.

 

 



Back to top Back to top

© Université Concordia