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Mia Scroggins-Hadley, étudiante en éducation artistique à l’Université Concordia, remporte la bourse McCall MacBain

« Il faut faire preuve d’humilité, mais aussi savoir ce que l’on a à offrir et comment parler de son travail »
27 mai 2026
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« Je pense que le plus grand atout est de se connaître soi-même », affirme Mia Scroggins-Hadley. Photo : Alex Tran « Je pense que le plus grand atout est de se connaître soi-même », affirme Mia Scroggins-Hadley. | Photo : Alex Tran

Mia Scroggins-Hadley, étudiante en enseignement des arts plastiques à l’Université Concordia, a été sélectionnée parmi les 20 Canadiennes et Canadiens qui se joindront à la sixième cohorte des boursières et boursiers McCall MacBain à l’Université McGill. La bourse couvre les droits de scolarité et comprend une allocation de subsistance, ainsi que des possibilités de mentorat et une formation au leadership.

Mia Scroggins-Hadley poursuivra des études de maîtrise en sciences de l’éducation spécialisées en psychopédagogie tout en intégrant un groupe interdisciplinaire de personnes étudiantes.

Outre ses résultats scolaires, Mia Scroggins-Hadley a été reconnue pour son engagement communautaire dans le domaine de l’éducation et pour son travail de défense des intérêts des étudiantes et étudiants en situation de handicap. Elle a notamment fondé un club de lecture consacré aux études sur le handicap ainsi qu’un groupe d’entraide pour les personnes atteintes de maladies chroniques, et a occupé le poste de coordonnatrice de la bibliothèque de la salle de lecture de la Faculté des beaux-arts. Elle a également exercé bénévolement les fonctions de tutrice et d’assistante de professeur de danse.

Mia Scroggins-Hadley encourage les personnes étudiantes intéressées par les bourses prestigieuses à considérer le processus de candidature comme une occasion de mieux comprendre leurs forces et leurs points de vue.

Qu’est-ce qui vous a incitée à poser votre candidature pour la bourse McCall MacBain?

Mia Scroggins-Hadley : J’ai découvert l’existence de cette bourse dans le bulletin de Concordia. Après avoir assisté à une séance d’information, je me suis dit que cela ne coûterait rien d’essayer.

On recherchait une personne faisant preuve d’esprit communautaire. Comme la formation en éducation artistique privilégie une approche pédagogique axée sur la communauté, j’ai pensé que je pourrais être une bonne candidate. J’ai donc tenté ma chance, juste pour voir ce que cela donnerait.

Comment s’est déroulé le processus de candidature?

MSH : Pour commencer, vous devez beaucoup écrire. On vous pose des questions sur votre formation, vos activités bénévoles et parascolaires, vos compétences en matière de leadership et votre façon de travailler en équipe. Il y a également un espace pour présenter votre portfolio – c’est l’occasion idéale pour les artistes de joindre leurs peintures, leurs poèmes, leurs courts métrages ou leurs compositions musicales!

Après, on vous fait savoir si vous accédez à la phase suivante, qui consiste en des entretiens régionaux avec d’autres personnes candidates de partout au Québec. La dernière série d’entretiens a lieu à Montréal, avec des candidates et candidats venus du monde entier. Au cours de cette semaine, un programme est prévu pour vous permettre de faire connaissance avec les autres finalistes.

Quels enseignements avez-vous tirés du processus de candidature?

MSH : Je pense qu’il aurait été très facile de se comparer, car entre deux entretiens, on discute avec les autres finalistes de nos réalisations.

Pour moi, c’était exactement comme en cours d’arts plastiques. Lors d’une séance de critique, on peut se comparer aux autres, ou bien on peut aborder la situation en se disant : « Je me trouve dans cette pièce avec toutes ces personnes qui peuvent m’apprendre des choses intéressantes, et je ne peux parler que de mes propres expériences. »

Cette approche était un atout pour moi en tant qu’étudiante en beaux-arts. J’ai appris qu’il faut faire preuve d’humilité, mais aussi savoir ce que l’on a à offrir et comment parler de son travail.

Quelles expériences vécues à Concordia vous sont venues à l’esprit lors de la préparation de votre candidature?

MSH : L’été dernier, j’ai participé à une école de terrain au Costa Rica, dans une forêt de nuages où se trouve un centre de recherche en écologie de renommée internationale. Ce fut une formidable occasion d’apprendre aux côtés de biologistes et de spécialistes en sciences de l’évolution, en sciences de l’environnement et en écologie – bref, toutes sortes de sujets passionnants. J’ai d’ailleurs créé un zine établissant des parallèles entre l’expérience de vivre avec un handicap ou une maladie chronique et l’écologie forestière.

Une telle occasion de créer de manière autonome, de mener des recherches ou de réaliser un projet créatif permet d’acquérir davantage de confiance en notre capacité de nous prendre en main. J’ai vraiment aimé pouvoir parler de quelque chose que j’avais moi-même conçu.

Même dans les cours normaux, nous avons d’excellents professeurs qui nous permettent de façonner notre compréhension ou de l’exprimer de différentes manières. Cela nous aide à mieux cerner notre propre point de vue.

Quels conseils donneriez-vous à une personne étudiante qui envisage de poser sa candidature à ce type de bourse?

MSH : Je pense que le plus grand atout est de se connaître soi-même. On ne vous demande pas de réponses que vous ne connaissez pas – tout tourne autour de vos expériences et de votre travail, de votre formation, de vos opinions et de vos idées.

Et n’oubliez pas qu’en fin de compte, ce n’est pas un échec si vous ne remportez pas de bourse. Je pense que le simple fait de passer par ce processus constitue déjà une réussite.

Mon grand-père me disait : « Que tu gagnes ou que tu perdes, ne perds jamais la leçon. » Quoi qu’il arrive, j’ai pu m’exercer à passer des entretiens, à rédiger des textes, à examiner différents aspects de mon travail et à les relier entre eux.

Qu’est-ce qui vous réjouit le plus à l’idée de faire partie de la prochaine cohorte de boursières et boursiers McCall MacBain?

MSH : Je m’investis pleinement dans ma carrière d’éducatrice. Ma mère aussi enseignait, et elle m’a toujours dit que ce n’était pas seulement un métier, mais une façon d’exister dans le monde. Je me réjouis de tout ce que cette expérience m’apportera et qui me permettra de m’améliorer dans mon travail. Je pense que c’est vraiment ma plus grande passion.


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