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L’Université Concordia obtient la certification « Campus vivant » pour une troisième année consécutive

De nouveaux habitats pour les pollinisateurs, des jardins écologiques et des activités d’apprentissage pratiques font progresser les efforts de l’Université en matière de biodiversité
16 octobre 2026
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Un petit étang niché dans un jardin du campus Loyola attire déjà de nouveaux visiteurs.

Conçu dans le but de fournir une nouvelle source d’eau, cet étang peu profond comporte des rochers et d’autres points d’atterrissage intégrés au jardin pollinisateur existant. Depuis sa création, des abeilles indigènes nichant dans le sol ont été observées dans cette zone, certaines semblant préparer des sites de nidification pour l’hiver.

Ce projet s’inscrit dans un vaste ensemble d’initiatives liées à la biodiversité et à l’engagement qui ont permis à Concordia d’obtenir pour une troisième année consécutive la certification « Campus vivant » décernée par le Fonds mondial pour la nature Canada (WWF-Canada).

Cette certification annuelle récompense les établissements d’enseignement supérieur qui prennent des mesures concrètes pour protéger la nature, promouvoir le développement durable et mobiliser leurs communautés universitaires. Concordia compte parmi les sept établissements d’enseignement supérieur canadiens à avoir obtenu cette certification cette année.

« L’étang pour pollinisateurs répond à un besoin que nous avons observé lors des récentes périodes de sécheresse », indique Jackie Martin, spécialiste en écologie au Bureau du développement durable. « Nous avions déjà des fleurs et des graminées qui fournissaient de la nourriture et un habitat, mais les pollinisateurs ont également besoin d’un accès à l’eau. »

C.J. Milne, membre de l’effectif étudiant et du personnel, a dirigé la construction de l’étang.

Accroître les efforts en matière de biodiversité

Cette certification octroyée par WWF-Canada récompense notamment l’événement BioBlitz de Concordia, ainsi que les améliorations apportées aux jardins écologiques et les efforts élargis visant à rapprocher les étudiantes et étudiants de la nature par l’apprentissage pratique.

Sur le campus Sir-George-Williams, les jardins d’ornement situés aux entrées des annexes donnant sur les rues Mackay et Bishop ont été transformés en jardins écologiques abritant des plantes vivaces indigènes qui servent de refuge aux insectes tout au long de la saison de croissance.

La terrasse réaménagée du pavillon Henry-F.-Hall (H) intègre également des plantations d’espèces indigènes, dont beaucoup sont identifiées par des étiquettes afin d’aider les visiteurs à mieux les connaître.

« La création d’habitats ne représente qu’une partie du travail, précise Jackie Martin. Nous souhaitons également offrir aux gens la possibilité de s’impliquer, de s’informer sur la biodiversité et d’enrichir nos connaissances sur nos campus. »

Cette approche a été mise en lumière lors du BioBlitz du campus Loyola en 2025, qui a réuni plus de 165 personnes participantes – principalement des étudiantes et étudiants –dans le but de recenser les pollinisateurs et de consigner leurs observations dans iNaturalist.

La protection des habitats, l’apprentissage et l’engagement communautaire sont d’ailleurs au cœur du Plan d’action en matière de durabilité 2026-2030, récemment lancé par l’Université, qui fait de la biodiversité l’un de ses sept volets thématiques.

Parmi les mesures prévues figurent l’élaboration d’un plan de gestion écologique des espaces verts du campus et la création d’un arboretum universitaire accrédité et accessible au public.

« Le fait d’avoir obtenu cette certification pour une troisième année consécutive montre qu’il ne s’agit pas d’un simple projet ponctuel, affirme Jackie Martin. Cette démarche nous permet d’accéder à un réseau d’établissements d’enseignement supérieur qui apprennent les uns des autres, partagent des idées et trouvent de nouvelles façons d’améliorer la biodiversité sur leurs campus. »


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