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Le jardin autochtone du campus Loyola permettra de produire des aliments et des remèdes traditionnels

« C’est vraiment gratifiant de mettre la main à la pâte et de voir une nouvelle vie jaillir de la terre grâce à nos efforts »
19 juin 2026
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Des personnes se tenant dehors par une journée ensoleillée, vêtues de costumes traditionnels, célébrant l'inauguration d'un jardin communautaire au son des tambours et des chants.
Arlo Price et Alex Kack, étudiants à Concordia, ont joué du tambour et chanté en anglais et en anishinaabemowin pour inaugurer le nouveau jardin autochtone du campus Loyola de Concordia.

Depuis l’automne dernier, Akwesasró:non Louellyn White, professeure agrégée au sein du programme d’Études des peuples autochtones de l’Université Concordia, travaille avec les étudiantes et étudiants de son cours intitulé Indigenous Ways of Knowing (« modes de connaissance autochtones », FPST 297) à l’aménagement du premier jardin autochtone au campus Loyola de Concordia. Leurs activités ont notamment consisté à concevoir le jardin et à faire des semis, ainsi qu’à approfondir leurs connaissances sur leur rapport à l’alimentation, les cycles des plantes et le compagnonnage végétal.

Le 22 mai, des membres de la communauté, de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel se sont réunis pour l’inauguration de ce projet piloté par des personnes étudiantes. Le jardin se veut un lieu de rassemblement consacré à l’apprentissage axé sur le territoire ainsi qu’à la culture d’aliments et de remèdes traditionnels.

L’événement comportait une cérémonie d’ouverture, avec des chants et des percussions interprétés par Ka’nasohon Kevin Deer, gardien du savoir Kanien’keha’ka, ainsi que par les personnes étudiantes Arlo Price et Alex Kack.

Les participantes et participants ont également planté les premières semences et repiqué les premiers plants du jardin, en vue de faire pousser notamment du tabac, du maïs, des haricots et des courges.

Un ancien autochtone s'adresse à un groupe de personnes réunies en plein air. Ka’nasohon Kevin Deer, ancien de la communauté Kahnawa’kehró:non, a prononcé quelques mots en anglais et en kanien’kéha.

Renouer avec ses racines

Ce projet a été mené en mode collaboratif dès le départ. L’idée est venue d’une étudiante, Alicia Ibarra-Lemay, qui a proposé à ses camarades de créer leur propre jardin après que le groupe eut passé du temps ensemble sur le terrain. Avec l’aide de Jackie Martin, spécialiste en écologie pour le Bureau du développement durable, le groupe a choisi un endroit ensoleillé et accessible à proximité du jardin de La Patate du Peuple.

« C’est vraiment gratifiant de mettre la main à la pâte et de voir une nouvelle vie jaillir de la terre grâce à nos efforts », se réjouit Louellyn White.

Le jardin a été conçu pour soutenir les étudiantes et étudiants autochtones en leur offrant la possibilité de renouer avec leurs racines grâce à des activités collectives de plantation, de jardinage et de récolte. Ils pourront transmettre à leur famille et à leurs proches les compétences ainsi acquises sur la culture de la terre, et les futurs étudiants prendront ensuite le relais pour entretenir le jardin, indiquent les organisatrices et organisateurs.

Des personnes travaillant en plein air dans un jardin communautaire

La décolonisation à l’œuvre

Ce projet est également pour Concordia une occasion d’entreprendre des actions concrètes en faveur de la réconciliation et de la décolonisation, plus particulièrement au chapitre de la gestion du territoire.

« Le projet de jardin autochtone est un magnifique exemple de créativité et d’engagement en matière de valorisation des méthodes d’enseignement et d’apprentissage décoloniales qui sont emblématiques de notre programme d’études des peuples autochtones », affirme Anna Sheftel, directrice de l’École des affaires publiques et communautaires. « Ce projet est le fruit d’une initiative étudiante qui a reçu l’appui des membres du corps professoral et de notre communauté de Concordia. Il fait appel non seulement à l’esprit, mais aussi au corps et à l’âme. Nous sommes très fiers de le voir se déployer. »

Des personnes travaillant en plein air dans un jardin communautaire

Pour Pascale Sicotte, doyenne de la Faculté des arts et des sciences, ce jardin illustre ce qu’il est possible de réaliser lorsque plusieurs unités et services universitaires unissent leurs forces autour d’une vision commune.

« Porté par l’excellent encadrement de la professeure Louellyn White, le jardin autochtone est un projet inspirant qui témoigne de l’engagement, de la créativité et du leadership des étudiantes et étudiants de notre programme d’Études des peuples autochtones », déclare-t-elle. « Cet espace enrichit le campus Loyola et contribue à en faire un lieu d’apprentissage, de réflexion et d’échange. »

Au cours des mois qui viennent, les organisatrices et organisateurs comptent cuisiner et déguster les produits du jardin à l’occasion de rassemblements étudiants ou de soupes populaires hebdomadaires, accompagnés de banique; en cas de récolte abondante, ils prévoient faire don d’une partie des produits aux refuges locaux.

« Ce genre de projet fait vraiment du bien à l’âme. Je suis tellement fière de mes étudiants, qui ont su donner vie à notre jardin », conclut Louellyn White.


Apprenez-en davantage sur le programme Études des peuples autochtones de l’Université Concordia.

 

 



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