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Neuf doctorats honorifiques seront remis à la collation des grades du printemps

Les personnalités honorées ont marqué à leur façon les domaines des sciences, des arts, de l’éducation et des affaires
11 mai 2022
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À l’occasion de cette première collation des grades célébrée en personne depuis 2019, l’Université Concordia remettra de nouveaux doctorats honorifiques à sept personnalités d’exception qui ont eu un impact durable sur leur domaine, soit les neurosciences, la santé publique, l’atténuation des changements climatiques, les arts autochtones, la culture québécoise, la danse moderne, les affaires, la philanthropie et les enjeux d’équité.

Ils recevront leurs distinctions en compagnie de deux récipiendaires précédemment annoncées pendant les cérémonies de collation des grades du printemps 2022 de Concordia, qui se tiendront les 6, 7, et 9 juin à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (située au 175, rue Sainte-Catherine Ouest).

Les personnalités honorées se joindront ainsi à plus de 6 200 étudiantes et étudiants des quatre facultés et de l’École des études supérieures de l’Université qui recevront leur diplôme à la même occasion.

Personnalités honorées à la collation des grades du printemps 2022 de Concordia

Lady Mireille Gillings, Ph. D., D. Sc. honoris causa

Pour son leadership visionnaire dans les secteurs de la biotechnologie et de la philanthropie

Née à Montréal, Lady Mireille Gillings, Ph.D., D. Sc. honoris causa, a fondé HUYABIO International et en a fait un chef de file du développement accéléré de solutions biopharmaceutiques issues de la Chine. Dirigeante visionnaire, elle possède plus de vingt-cinq ans d’expertise et de leadership en matière scientifique, clinique et opérationnelle dans l’industrie biopharmaceutique. Elle a en outre fait d’importants apports à la recherche sur les maladies neurologiques et neurodégénératives, notamment par ses travaux sur les neurostéroïdes.

Lady Mireille siège au conseil consultatif de l’Institut Pasteur. Par sa participation financière, elle a cofondé GHO Capital, société européenne d’investissement privé spécialisée dans l’exploitation de débouchés en santé sur les marchés internationaux, où elle siège comme vice-présidente. Elle se passionne entre autres pour la Gillings School of Global Public Health et la création de partenariats scientifiques internationaux par l’intermédiaire des bourses de recherche Mireille-et-Dennis-Gillings en santé publique mondiale, en vue de former la prochaine génération de leaders dans ce domaine.

Lady Mireille Gillings, diplômée de Concordia, a reçu de nombreux honneurs, dont le titre de chevalier de la Légion d’honneur, la plus haute distinction décernée par le gouvernement français, pour sa contribution aux neurosciences et à l’entrepreneuriat.

Lady Mireille Gillings s’adressera à la Faculté des arts et des sciences le lundi, 6 juin à 10 h.

Olivette Otele, Ph. D.

Pour son leadership en recherche et en service sur les enjeux d’équité

Née au Cameroun et élevée à Paris, Olivette Otele est devenue en 2018 la première professeure d’histoire noire du Royaume-Uni. Elle a récemment été nommée professeure-chercheuse distinguée à l’École des études orientales et africaines de l’Université de Londres, où elle est rattachée à la Faculté de droit. La thèse de doctorat de Mme Otele, qui est considérée par le gouvernement français comme une experte des liens entre la mémoire, la politique et l’esclavage, est une lecture obligatoire pour tous les enseignants en formation en France.

Outre son travail universitaire, Mme Otele participe au débat public et fait partie d’organismes. Collaboratrice fréquente dans les médias, elle a exprimé ses réflexions à la BBC et sur Sky News de même que dans The Guardian, The Sunday Times, Elle Magazine, The Huffington Post, The New Yorker, entre autres. En 2020, elle a publié une monographie intitulée African Europeans: An Untold History (Africains européens : une histoire jamais racontée), ainsi qu’un ouvrage rédigé sous sa codirection, Post-Conflict Memorialization: Missing Memorials, Absent Bodies (commémoration postconflit : absence de monuments, absence de corps).

Elle a été vice-présidente de la Royal Historical Society et présidente indépendante de la Commission pour l’égalité raciale de Bristol.

Olivette Otele s’adressera à la Faculté des arts et des sciences le lundi 6 juin à 15 h.

Nathalie Petrowski, B.A. 1976

Pour ses contributions au paysage culturel du Québec

Nathalie Petrowski (B.A. 76) a commencé à écrire pour le Journal de Montréal durant la dernière année de ses études en communication à l’Université Concordia. Après 15 ans à couvrir la culture au journal Le Devoir, elle a été chroniqueuse à La Presse pendant 26 ans jusqu’à sa retraite en 2019. Le titre de ses mémoires parus la même année, La critique n’a jamais tué personne, se veut une référence ironique à sa réputation de critique impitoyable à l’esprit acéré. Petrowski a remporté trois prix de journalisme au Québec, dont le prix Jules-Fournier pour sa contribution à la qualité de la langue française.

Tout au long de sa carrière, Nathalie Petrowski a participé aux débats sur les enjeux d’actualité en s’exprimant à la radio et à la télévision. Depuis cinq ans, elle est critique de télévision à l’émission C’est juste de la TV à ARTV. En 2020, elle a créé la série radio OK Boomer en collaboration avec son mari, Michel Lacombe, animateur à Radio-Canada, dans laquelle ils discutaient des points de vue divergents entre les générations.

En plus du journalisme, Petrowski a écrit plusieurs romans et des scénarios pour le cinéma et la télévision. Son adaptation de Maman Last Call, roman qu’elle avait publié en 1995, lui a valu une nomination aux prix Génie en 2006.

Nathalie Petrowski s’adressera à la Faculté des arts et des sciences le lundi 6 juin à 19 h 30.

David Keith, Ph. D.

Pour ses recherches avant-gardistes sur la géo-ingénierie solaire et l’atténuation des changements climatiques

David Keith est professeur titulaire de la chaire Gordon McKay de physique appliquée à l’École d’ingénierie et de sciences appliquées John-A.-Paulson de l’Université Harvard et professeur de politiques publiques à la Harvard Kennedy School. Il a également fondé Carbon Engineering, une société qui développe des technologies permettant de capter le CO2 directement dans l’air pour créer un combustible carboneutre à base de carbone.

David Keith est notamment connu pour ses recherches sur la géo-ingénierie solaire – l’idée de manipuler directement le climat de la terre pour contrer les effets du réchauffement climatique – et les coûts financiers, environnementaux et moraux qui y sont associés. Outre ses 170 articles et plus dans des publications avec comité de lecture, M. Keith a écrit A Case for Climate Engineering (2013), premier ouvrage sur la géo-ingénierie rédigé par un chercheur et destiné au grand public.

David Keith s’adressera à l’École de génie et d’informatique Gina-Cody le mardi 7 juin à 10 h.

Jennifer Flanagan, MBA

Pour l'autonomisation des populations mal desservies par le biais de programmes STIM
(L’attribution d’un doctorat honoris causa à Jennifer Flanagan avait été annoncée au printemps 2020.)

Jennifer Flanagan est PDG d'Actua, le plus grand organisme de sensibilisation aux sciences, à la technologie, à l'ingénierie et aux mathématiques (STIM) au Canada. Cet organisme de bienfaisance national s'associe à des entreprises, des gouvernements, des établissements d'enseignement postsecondaire et des organismes communautaires pour offrir des programmes de STIM qui renforcent la confiance en soi et l'employabilité de plus de 300 000 jeunes chaque année, en mettant l'accent sur les populations mal desservies.

Le travail de Mme Flanagan a été reconnu par des distinctions, notamment le Prix RBC des femmes entrepreneures canadiennes, le prix Top 40 Under 40, le prix WXN Most Powerful Women et le prix YWCA Women of Distinction.

Mme Flanagan s'adressera à l’École de génie et d’informatique Gina le mardi 7 juin à 15 heures.

Margie Gillis, OC., CQ (DFA 20)

Pour son apport à la danse moderne, à l’enseignement et au militantisme
(L’attribution d’un doctorat honoris causa à Margie Gillis avait été annoncée au printemps 2020.)

Margie Gillis est une des chorégraphes et danseuses canadiennes les plus influentes des 20e et 21e siècles. Lorsqu’elle inaugure la Fondation de danse Margie Gillis en 1981, elle est déjà réputée en tant que chorégraphe innovante et danseuse solo au style naturaliste marqué par son emblématique chevelure longue en cascade. Infusé de thèmes politiques, sociaux et culturels, son travail explore les notions d’humanité et de paysages intérieurs, ainsi que notre relation intrinsèque avec la nature dans un langage universel.

Au fil des décennies, Margie Gillis crée un riche répertoire de plus de 150 œuvres qui continuent d’être interprétées partout dans le monde, parallèlement à de nouvelles créations, par l’intermédiaire du Projet Héritage de la Fondation de danse Margie Gillis. Elle a également collaboré avec de prestigieuses compagnies comme Les Grands Ballets Canadiens, la Paul Taylor Dance Company et le Stella Adler Studio of Acting. L’enseignement et le mentorat auprès d’artistes émergents ainsi que l’usage de la danse en contexte de résolution de conflits font partie intégrante de sa vision en tant que philosophe du mouvement.

Progressiste, Margie Gillis a été porte-parole d’Oxfam, de la Planned Parenthood Foundation et de plusieurs organismes de sensibilisation au sida, et se consacre activement à la défense de causes environnementales.

Margie Gillis s’adressera à la Faculté des beaux-arts le mardi 7 juin à 19 h 30.

Lee-Ann Martin, Maîtrise en muséologie

Pour son apport exceptionnel à l’étude et au rayonnement de l’art autochtone

Depuis plus de 30 ans, l’engagement de Lee-Ann Martin pour l’art autochtone n’a d’égal que son habileté à évaluer et à transformer les institutions culturelles responsables de sa gestion et de sa promotion.

Durant sa résidence de 1989-1990 au Musée canadien des civilisations de Gatineau, au Québec, Lee-Ann Martin a publié Politique d’inclusion et d’exclusion : l’art contemporain autochtone dans les musées d’art du Canada. Dans la foulée, le Conseil des arts du Canada a établi un programme d’acquisition d’œuvres d’artistes autochtones contemporains, ce qui a contribué à corriger leur exclusion systémique de longue date des collections publiques.

Au Musée canadien des civilisations, Lee-Ann Martin a cocommissarié l’exposition Indigena : perspectives autochtones contemporaines, qui a fait l’objet d’une tournée internationale. Nombre de projets de commissariat d’exception ont suivi, dont Résilience, une exposition des œuvres de 150 femmes artistes autochtones sur des panneaux d’affichage partout au Canada en 2018.

En 2019, elle a reçu un prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

Lee-Ann Martin s’adressera à la Faculté des beaux-arts le mardi 7 juin à 19 h 30.

Julie Gichuru, LL. B., MBA

Pour son travail de pionnière en journalisme et en promotion de la non-violence et du leadership africain

Julie Gichuru est titulaire d’un diplôme de droit et d’un MBA de l’Université du Pays de Galles à Cardiff. Après ses études, elle est retournée dans son pays natal, le Kenya, où elle est devenue une personnalité connue en tant que journaliste avant-gardiste. Elle Gichuru a conçu et animé l’émission Fist to Five for Change, qui a facilité le processus de paix et de guérison après la crise électorale qui a secoué le pays en 2007-2008. Son initiative a été récompensée d’un prix d’excellence Martin Luther King Salute to Greatness.

En 2011, elle a fondé sa propre maison de production, Arimus Media, qui offre un contenu africain de qualité afin de promouvoir des changements positifs. Ce contenu comprend l’émission souscrite Africa Leadership Dialogues et Great Debaters Contest, une plateforme de débat pour les élèves du secondaire qui cherche à leur enseigner que les divergences d’opinions ne mènent pas obligatoirement aux conflits et à la violence.

Mme Gichuru occupe actuellement le poste de chef des relations publiques et des communications à la Fondation Mastercard, où elle veille aux communications en matière d’affaires générales, de politique et de leadership éclairé partout en Afrique et au Canada, se concentrant sur la création d’emplois pour les jeunes, ainsi que la distribution et la fabrication de vaccins.

Julie Gichuru s’adressera à l’École de gestion John-Molson le jeudi 9 juin à 10 h.

Guy Cormier, MBA

Pour sa vision des affaires et sa conscience sociale

Guy Cormier a commencé en tant que caissier chez Desjardins. Il a régulièrement gravi les échelons et est finalement devenu, en 2016, le plus jeune président et chef de la direction du Mouvement. Au sein de la coopérative, il a démontré son engagement à l’égard des enjeux sociaux par la mise en place d’un comité consultatif formé de jeunes et d’un plan de développement professionnel accéléré pour les femmes. Il a également dirigé l’adoption du tout premier plan de diversité et d’inclusion de Desjardins, ainsi que la création du Fonds du Grand Mouvement, qui soutient des initiatives structurantes en Ontario et au Québec.

Enfin, M. Cormier siège aux conseils d’administration de la Fondation Forces AVENIR et du Conference Board du Canada.

Guy Cormier s’adressera à l’École de gestion John-Molson le jeudi 9 juin à 15 h.

 



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