Patrick Sullivan (1974–2026) : « On ne pouvait rêver d’un meilleur collègue »
Sullivan was a familiar presence across campus, known for his positivity and willingness to help.
Quiconque a travaillé sur le campus Loyola de l’Université Concordia a certainement connu Patrick Sullivan – ou a déjà croisé son sourire.
Cet employé de longue date du Service de gestion immobilière, qui a marqué les esprits par sa personnalité chaleureuse, son humour et sa générosité, est décédé subitement le 10 mars 2026, à l’âge de 51 ans. Son décès a plongé ses collègues de Concordia dans le deuil : beaucoup d’entre eux le considéraient non seulement comme un coéquipier, mais aussi comme un ami.
« Il laisse un grand vide au campus Loyola », déplore Brian Noseworthy, superviseur du Service d’entretien au sein du Service de gestion immobilière. « C’était vraiment un bon vivant. On ne pouvait rêver d’un meilleur collègue. »
Patrick Sullivan travaillait à Concordia depuis 23 ans. Il a entamé sa carrière en tant que menuisier et serrurier avant de devenir superviseur de l’entretien et de l’architecture au sein du Service de gestion immobilière.
Au fil des ans, il est devenu une figure bien connue sur le campus, où il était particulièrement apprécié pour son optimisme et sa volonté d’aider.
« Il était toujours prêt à aider. Il n’a jamais refusé une demande », se souvient M. Noseworthy. « Si on avait besoin de quelque chose, on pouvait toujours compter sur Patrick ».
Selon Marilyne Moreau, superviseure de l’exploitation technique et mécanique du campus Loyola au sein du Service de gestion immobilière, ce qui le distinguait le plus, c’était la sollicitude dont il faisait preuve chaque jour envers les autres.
« Il connaissait tout le monde, se souvient-elle. Avant de parler du travail, il s’intéressait à vos enfants, à votre conjoint, à votre vie. Il se souciait sincèrement des gens. »
Patrick Sullivan a tissé des liens étroits partout dans la communauté du campus Loyola, des résidences et de la garderie Les P’tits Profs à la bibliothèque Vanier, en passant par les Services alimentaires et les départements d’enseignement.
« Il trouvait toujours des solutions, relate Mme Moreau. Même lorsque quelque chose ne relevait théoriquement pas de sa responsabilité, il s’empressait de dire : “Non, non, je m’en occupe.” »
Un leader et un coéquipier respecté
Ses collègues affirment que Patrick Sullivan inspirait un profond respect au sein du Service de gestion immobilière grâce à sa gentillesse, à son humilité et à son esprit d’équipe.
« Je ne crois pas qu’il se considérait comme un patron, analyse M. Noseworthy. Son équipe le voyait davantage comme un leader et un coéquipier. »
Après le décès de M. Sullivan, la profondeur de cette admiration est devenue douloureusement évidente.
« Des menuisiers m’ont pris dans leurs bras en pleurant, des préposés à l’entretien des terrains ont essayé de me parler, mais leur voix s’est brisée sous le coup de l’émotion », se souvient M. Noseworthy.
Mme Moreau travaille désormais au bureau que Patrick Sullivan a occupé pendant plus de deux décennies. Selon elle, il arrive encore que des collègues s’y arrêtent et s’attendent à le voir.
« Ils me disent : “Je suis venu parler à mon ami aujourd’hui, mais il n’est pas là, alors je vais me confier à toi à la place” », raconte-t-elle, ajoutant que ces moments montrent à quel point Patrick Sullivan a profondément marqué l’esprit de l’équipe.
« Il était très attaché à sa famille »
En dehors du travail, Patrick Sullivan se passionnait pour les sports d’endurance, participant à des marathons et à des courses Ironman tout en voyageant avec sa famille et ses amis.
« Il ne s’en vantait jamais, rigole Mme Moreau. Il disait : ‘‘Je ne suis pas un vrai Ironman’’. »
M. Noseworthy se souvient d’une anecdote de voyage illustrant parfaitement le sens de l’humour de Patrick Sullivan. Bien qu’il ne fût pas vraiment amateur de football américain, M. Sullivan a assisté à un match des Ravens de Baltimore lors d’un voyage avec sa femme, Karine. Il a ensuite envoyé à M. Noseworthy – un passionné de football de longue date qui n’avait jamais pu assister à un match de la Ligue nationale de football américain – un égoportrait pris depuis le stade, juste pour le taquiner.
« Il m’a envoyé cette photo juste pour plaisanter », se souvient M. Noseworthy.
Par-dessus tout, selon ses amis, Patrick Sullivan était dévoué à sa famille. Il parlait d’ailleurs souvent de Karine et de leurs trois filles, Samuelle, Charlie et Frédérike, qu’il aimait toutes profondément.
« Il parlait tout le temps de ses filles et de sa femme, relate M. Noseworthy. Il était très attaché à sa famille. »
La dernière fois que Brian Noseworthy a croisé Patrick Sullivan, c’était pendant la semaine de relâche, alors que les deux hommes plaisantaient ensemble dans son bureau sur l’idée de prendre des congés pour passer du temps en famille.
« C’est un souvenir qui restera à jamais gravé dans ma mémoire, confie Brian Noseworthy. Ce simple moment passé à rire avec lui, à le voir sourire, à parler de sa famille. C’était tellement lui. »
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