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Des entrepreneurs diplômés transforment 30 000 $ en stages rémunérés pour le programme Réussir malgré tout

Les cofondateurs d’Ubiweb Daniel Di Loreto et Patrick Desrochers créent un fonds pour aider les personnes étudiantes mal desservies de l’École de gestion John-Molson
16 avril 2026
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Par Ian Harrison, BComm 01


Patrick Desrochers et Daniel Di Loreto sont assis sur des gradins en bois. Patrick Desrochers, B. Comm. 2012, et Daniel Di Loreto, B. Comm. 2009, cofondateurs d’Ubiweb.

Quand Daniel Di Loreto, B. Comm. 2009, a sérieusement commencé à songer à redonner à son alma mater, il voulait que les effets de son geste soient tangibles.

C’est pourquoi lui et Patrick Desrochers, B Comm. 2012 – également diplômé de l’École de gestion John-Molson avec qui il a cofondé l’agence de marketing numérique Ubiweb – se sont engagés à verser 30 000 $ pour établir le fonds de dotation Ubiweb pour les stages Réussir malgré tout de l’Université Concordia.

Dès l’année universitaire 2026-2027, le fonds permettra à une étudiante ou un étudiant de l’École de gestion John-Molson d’effectuer un stage rémunéré dans le cadre du programme inclusif Réussir malgré tout de Concordia. Celui-ci vise à offrir une expérience professionnelle pratique et significative aux personnes qui, en raison de différents obstacles, ne peuvent profiter de toutes les occasions qui se présentent.

« Cela fait un moment que je cherche à redonner à la communauté, indique Di Loreto. C’est l’une des valeurs fondamentales d’Ubiweb. Et lorsque nous avons appris l’existence du programme Réussir malgré tout, nous avons été séduits. »

Pour sa part, Desrochers explique que sa décision a été motivée par la gratitude qu’il éprouve en repensant à sa propre expérience d’étudiant.

« Concordia a joué un rôle clé dans le façonnement de nos carrières, affirme-t-il. Nous sommes reconnaissants pour la formation que nous avons reçue à l’École de gestion John-Molson, et ce don nous semblait une excellente façon de rendre la pareille et d’appuyer les personnes qui ont besoin d’un petit coup de pouce supplémentaire. »

Lancé par Concordia en 2020, Réussir malgré tout propose des stages flexibles et rémunérés aux personnes étudiantes les plus susceptibles de rencontrer des difficultés pour entrer sur le marché du travail. Le programme s’adresse aux communautés historiquement mal desservies, notamment les étudiants en quête d’équité, les personnes en situation de handicap, les étudiants étrangers, les étudiants-parents et d’autres personnes confrontées à des pressions financières ou universitaires.

Pour Di Loreto, cette démarche était également très personnelle.

« Compte tenu du montant que nous étions prêts à verser pour commencer, nous nous sommes dit qu’il serait beaucoup plus utile d’aider directement une étudiante ou un étudiant, ajoute-t-il. Quand on décide de l’affectation d’un don, il faut choisir une cause qui nous interpelle. En entendant parler des défis auxquels certains étudiants sont confrontés, nous avons fait un choix qui nous paraissait logique. »

Le fonds fournira jusqu’à 6 000 $ par an pour financer un stage jusqu’en 2030-2031. Les stages durent généralement de 10 à 17 semaines à raison de 10 à 20 heures par semaine, permettant ainsi aux bénéficiaires d’acquérir des compétences professionnelles tout en menant à bien leurs études et leurs autres engagements.

Aujourd’hui à la tête d’une agence en pleine croissance qui emploie près de 100 personnes – dont plusieurs sont diplômées de Concordia – et qui a été nommée parmi les entreprises connaissant la plus forte croissance au Canada pendant plusieurs années consécutives, Di Loreto a pu constater par lui-même à quel point le fait d’offrir des occasions tôt dans la vie peut façonner un parcours professionnel.

« L’accès aux occasions change tout, soutient-il. Ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de suivre un stage non rémunéré ou de réduire ses heures de travail juste pour acquérir de l’expérience. Si nous pouvons aider ne serait-ce qu’une personne par an à bénéficier de ce tremplin, nous serons très satisfaits. »

Di Loreto espère rencontrer les futurs bénéficiaires du fonds et suivre leurs progrès.

 « Pour nous, il ne s’agit pas seulement de signer un chèque pour une étudiante ou un étudiant; nous voulons faire partie de son cheminement », conclut-il.



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